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SAINT-GEORGES

Les enfants de Trois Palétuviers au grand galop

Karin SCHERHAG Mercredi 06 août 2014
Yohan, Marlène et Wilfried devraient passer le galop numéro 1 demain (KS)

Les trois élèves de CM2 de l'école de Trois Palétuviers partiront en Mongolie en février. Mais avant d'affronter les steppes glaciales, un stage d'équitation est obligatoire.

À les voir trotter ainsi, on a du mal à imaginer que la veille, ces enfants n'avaient jamais vu un cheval. À la rentrée de septembre, Marlène, Yohan et Wilfried seront élèves de CM2 à l'école de Trois Palétuviers. Et en février, ils quitteront leur village pour un voyage de classe qui ferait pâlir plus d'un routard : deux semaines en Mongolie. « Ces grands voyages (les promotions précédentes ont visité le siège de la commission européenne à Bruxelles, puis l'Australie, ndlr) concluent le cycle des primaires, explique Daniel Baur, le directeur de l'école. Après, les enfants quittent Trois Palétuviers et leur univers palikur pour entrer au collège de Saint-Georges. Ils feront ensuite le choix de revenir au village ou de devenir ingénieur au CSG, boucher-charcutier à Cayenne, de suivre des études dans l'Hexagone... Mais pour faire ce choix, il faut qu'ils soient sereins, qu'ils aient confiance en eux et en leurs capacités. D'où ces voyages au bout du monde et au bout d'eux-mêmes. On est des montreurs de monde. »
Mais avant de s'envoler pour un voyage extraordinaire à travers les steppes mongoles, les enfants ont dû s'initier à l'équitation. Forcément. Direction donc le gîte Kikinon, à Macouria, pour six matinées d'apprentissage intensif. Marlène, Wilfried et Yohan doivent savoir nourrir un cheval, le brosser, le seller... Ils apprennent aussi le trot, le galop et même à tomber de leur monture. Sans trop d'appréhension. Au deuxième jour de stage, le moniteur semble impressionné. « Certains enfants ne font pas ce qu'ils font au bout de deux-trois mois, indique Fadil Jacquet. Ils sont tellement bons que je vais leur faire passer le galop numéro 1 jeudi. » De quoi être très fiers en rentrant au village.
Les échecs, vecteur de rencontres
Si le choix de la destination se fait « au feeling » , chaque voyage se déroule autour d'un fil rouge : le jeu d'échecs. En Australie, les enfants avaient par exemple joué au milieu du bush avec des petits aborigènes. Des moments uniques. « Ils jouent contre tous ceux qui le souhaitent et ils gagnent à chaque fois, sourit Daniel Baur. Les échecs sont une carte de visite qui a un énorme avantage ; on n'a pas besoin de parler la langue de l'autre pour jouer. C'est un vecteur de rencontres fantastique. » Au retour de Mongolie, pendant leur escale à Pékin, les élèves de Trois Palétuviers devraient même disputer une partie au coeur de la Cité interdite. La classe!

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