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LES RECORDS DE LA NATURE (6/6)

Le singe hurleur, le concertiste des forêts

Karin SCHERHAG Samedi 20 juillet 2013
Le singe hurleur, le concertiste des forêts
Le cri du singe hurleur s'entend jusqu'à 16 km à la ronde (photo d'archives)

Il conclut notre rubrique consacrée aux exploits de la nature en Guyane : le Hurleur roux. Un animal qui porte décidément bien son nom puisque ce primate possède le cri le plus puissant de tous les mammifères terrestres.

En Guyane, on le connaît sous le nom de « baboune » . Le Hurleur roux (Alouatta seniculus) est la plus grosse des six espèces d'Alouates existant en Amérique du sud et centrale (il peut peser 11 kilos) et la seule présente sur notre territoire. Plus facile à entendre qu'à apercevoir, le singe hurleur pousse un cri qui résonne jusqu'à 16 kilomètres à la ronde! Un souffle long et puissant qui ressemble tantôt à une lamentation, tantôt à une mélopée langoureuse.
Chez cette famille de primates, l'os hyoïde situé dans le larynx présente une hypertrophie « en gobelet » , de la grosseur d'une balle de ping-pong. En plus d'offrir un aspect renflé au cou de l'animal, il donne de la puissance aux sons qu'il émet. Sons qui se trouvent encore amplifiés par la présence de sacs laryngiens qui font office de véritable caisse de résonance. Ceux-ci sont protégés par la mandibule inférieure de la mâchoire, très élargie, comme pendante. Une épaisse fourrure, rousse pour les individus guyanais, semblable à une barbe fournie recouvre le tout. Il faut pouvoir s'approcher assez de l'animal pour distinguer le bruit caractéristique produit par ces sacs laryngiens au moment où ils se vident. On perçoit alors une sorte de gargouillis semblable au bruit d'un ballon qui se dégonfle.
Le cri unique du singe hurleur permet une communication entre les différents groupes présents dans une même région. Un système de localisation en quelque sorte. C'est un véritable concert d'appels qui se fait alors entendre, les groupes se répondant les uns aux autres, de longues minutes durant. Contrairement à ce que certains pensent, chez le « baboune » , c'est toute la troupe qui hurle : les mâles dominants ou non, comme les femelles.
Ce cri puissant sert également à intimider d'éventuels agresseurs. Les conquistadors espagnols furent les premiers Européens à entendre ce hurlement venu du fin fond des forêts. Hurlement aussi surprenant qu'angoissant. A l'époque, ces hommes étaient persuadés que ce cri était celui du diable. Lui seul était, selon eux, capable de glacer le sang de ses ennemis de cette façon...
Avec la collaboration de Jean-Marie PRÉVOTEAU, guide animateur Parc naturel régional de la Guyane
- Sur la toile
(DR)
N'en déplaise aux arachnophobes, la plus grosse araignée du monde vit bel et bien en Guyane. La Theraphosa Leblondi est une mygale impressionnante puisqu'elle peut atteindre les 26 centimètres d'envergure et peser 135 grammes.
Costaud! Star malgré elle du film Arachnophobie (1990), elle souffre des pires réputations.
La mygale de Leblond doit son nom au naturaliste Jean-Baptiste Leblond qui la découvrit à la fin du 18e siècle.
K. S. (avec J-M.P.)

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