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Le « ras-le-bol » des enseignants du lycée Jean-Marie Michotte

G.T. Mardi 9 Novembre 2021 - 14h02
Le « ras-le-bol » des enseignants du lycée Jean-Marie Michotte
Devanture du lycée Jean-Marie Michotte où des travaux sont actuellement en cours sur la voirie d'en face. - GT

 Pendant deux heures ce matin, de nombreux enseignants du lycée Michotte ont manifesté leur "ras-le-bol". Menés par la liste intersyndicale Ensemble UTG-FO-CDTG, les professeurs demandent une avancée sur de nombreux dossiers sur lesquels ils se disent « maltraités ».

 Débrayage au lycée professionnel Jean-Marie Michotte de Cayenne ce matin. Une quarantaine d’enseignants, ont revendiqué un dialogue « sérieux et constructif » avec la direction, le rectorat et la CTG.

Pendant près de deux heures, ils se sont réunis dans une salle du lycée dans l’attente de réponses. Pour le Proviseur Vincent Martin c’était une heure de trop. Selon Bruno Niedekorn, élu UTG au conseil d’administration et professeur de lettres et d’histoire de l’établissement : « ça s’est très mal passé avec la direction ce matin. Le proviseur nous a menacé. »

L’enseignant syndicaliste rapporte ensuite les paroles de son supérieur hiérarchique. Celui-ci leur aurait dit : « le débrayage : c’est une heure, après c’est une grève. Si vous ne prenez pas le travail, à 8h30 je vous mets en grève ». Le débrayage en question a pourtant continué jusqu’à 9h30. Heure à partir de laquelle les cours en présence des élèves ont pu reprendre.

Selon le secrétariat du Lycée, le proviseur ne souhaitait pas s'entretenir avec nous pour communiquer ses propres éléments de réponse.

Le Rectorat refuse les sollicitations
Les enseignants présents déplorent également la relation avec le Rectorat. Ils demandent d’obtenir un appui à la gestion financière « parce que notre lycée est en banqueroute ».

Mais ils n’arrivent pas à obtenir satisfaction. Bruno Niedekorn raconte : « ça fait six mois que je leur écris. La seule chose qu’on me dit c’est ‘’non’’. J’ai demandé à voir le recteur, on me dit ‘’non”. A chaque fois c’est la même chose ».

Les professeurs demandent aussi à ce que les cours de créole soient réinstaurés dans l’établissement. « Depuis que le nouveau proviseur est arrivé, le créole a disparu. Pourtant nos élèves sont créolophones. C’est valorisant pour le bac. Ça leur donne une bonne note mais ils ont dit non ».

Sollicités également sur le sujet, le Rectorat confirme seulement : “le proviseur a reçu l'intersyndicale ce matin et a recueilli leurs doléances.”

La CTG engage la discussion pour la réhabilitation du parking et des ateliers
Si le débrayage n’a pu mener à la discussion constructive qu’ils attendaient avec la direction et le Rectorat, ils ont pu obtenir une certaine satisfaction du côté de la CTG.

Chester Léonce, 9e vice-président de la collectivité territoriale a passé une heure avec les enseignants du lycée professionnel. Les requêtes auprès de la CTG tournent, elles, autour de l’aménagement du parking et de celui de deux ateliers qui « ne sont plus aux normes ».

Selon Bruno Niedekorn, Chester Léonce aurait signalé que : « des investissements sont déjà en cours. Et que sur le parking, il faut discuter avec le collège Auxence Contout d’à côté ». Il s’engagerait ainsi à initier les points de travail. Dans ce cadre, une nouvelle réunion avec la CTG est prévue avec les enseignants le 30 novembre.

Des niveaux d’amiante trop élevés
Avant de repartir, Frederic Morlet, enseignant d’éco gestion au lycée depuis 20 ans tiendra à signaler une dernière chose : « un jour on m’a annoncé que j’allais devoir changer de salle parce que des problèmes d’amiantes ont été détectés. Cela faisait apparemment depuis de nombreuses années que c’était le cas ».

Plusieurs salles et donc plusieurs membres du personnel étaient concernés par des niveaux d’amiante anormalement élevés. Si les salles en question ont été rénovées depuis, Frederic Morlet déplore : « on nous avait dit qu’on aurait le droit à une visite médicale pour s’assurer de notre santé mais rien ne s’est jamais passé depuis ».
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Vos commentaires

Neuf 7 Trois 10.11.2021

Perso j'imagine les élèves qui sortent de deux semaines de vacances, qui reprennent le chemin du lycée et qui pour beaucoup ce sont levés ce matin à 4h ou 5h pour aller en cours ou en atelier ... quelle leçon on leur donne : profs en "ras le bol" pile à la rentrée ... j'ai la nausée ... oh les baltringues vous aviez 15 jours de hamac pour vous sortir un peu les doigts ... pourquoi attendre la rentrée et prendre les élèves en porte à faux. Courage les enfants !!! Que cela (ceux là) ne vous arrête pas !!! Force !!!

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Benkwa973 10.11.2021

Parce que voir les utgistes et autres groupuscules sous des tonnelles à picoler et faire des barbecues en pleurnichent car ils sont trop fainéants c'est un meilleur exemple de vie?

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melimélo973 10.11.2021
oulala encore en grève... n'est ce pas?

Heureusement les élèves voient souvent un peu plus loin que le bout de leur nez contrairement à leurs parents. Ils ont donc conscience qu'il s'agit surtout d'améliorer leur cadre de travail et de favoriser leur réussite. Si je lis l'article ils n'ont pas attendu la rentrée mais ça fait 6 mois qu'ils essayent de discuter en n'essuyant que des refus et vous vous pensez qu'une grève pendant les vacances scolaires aurait un quelconque impact?? Il faut en rire? Heureusement qu'en 96 ce ne sont pas des personnes comme vous que les jeunes ont écouté!

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melimélo973 10.11.2021
quel modèle?

Et vous voulez parler de modèle mais le votre est il bien mieux? Accepter des conditions médiocres sans se battre et sans faire valoir le droit à une éducation et un environnement d'apprentissage de qualité. Le jour ou nous comprendrons que si en tant que parents nous nous mobilisions massivement pour exiger des changements, les enseignants n'auront plus besoin d'autant de grèves. Mais bon nous préférons nous plaindre du niveau scolaire catastrophique derrière nos écrans sans faire quoi que se soit pour que les choses changent! Oui oui figurez vous qu'en temps que parents nous avons notre rôle à jouer en nous assurons que tout est mis en oeuvre pour que nos enfants réussissent. Mais ça c'est un autre débat auxquels nous ne sommes visiblement pas prêt.

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Benkwa973 09.11.2021

Il est où Bouba, enseignant lui-même ?

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