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Le chikungunya passerait la barre des 6 500 cas

S.B. Jeudi 06 novembre 2014
Pour lutter contre l'aedes aegypti, l'utilisation du malathion pose question (photo d'archives)

L'épidémie de chikungunya continue de progresser. L'accent est plus que jamais mis sur la destruction des gîtes larvaires. Le malathion, malgré la controverse qu'il suscite, sera quant à lui utilisé d'ici la fin du mois.

Ces dix derniers jours, 500 cas de chikungunya ont été recensés en Guyane. L'épidémie poursuit sa progression. Depuis l'apparition du virus sur le territoire, en décembre 2013, on compterait 6 500 cas de chikungunya.
Une réunion s'est tenue mardi entre l'agence régionale de santé, la préfecture et le conseil général pour faire le point sur la lutte contre l'aedes aegypti, le moustique vecteur du chikungunya. Plus que jamais, l'accent est mis sur la mobilisation de chacun pour détruire les gîtes larvaires, en éliminant les points d'eau où se reproduisent les moustiques. Dès l'apparition de symptômes, il est nécessaire de se protéger pour éviter de se faire piquer par des moustiques qui pourraient ensuite transmettre la maladie à son entourage (le moustique ne vole pas à plus de 100 mètres).
DÉROGATION
Les autorités sanitaires ont également abordé, lors de cette réunion, les modalités d'utilisation du malathion, un produit « recommandé pour diminuer la densité de moustiques adultes porteurs du virus et qui contribuera à ralentir l'épidémie de chikungunya » , assure la préfecture. Les modalités de l'utilisation de ce produit seront présentées à la presse le 15 novembre prochain, pour une mise en oeuvre les jours suivants. Malgré l'opposition des écologistes, des apiculteurs et d'une partie de la population. Car si le malathion, en lui-même, fait preuve d'une toxicité relativement basse chez l'homme, il se décompose en malaoxon qui, lui, est considéré comme 60 fois plus toxique. Le malathion présente également un risque élevé pour les abeilles et les milieux aquatiques. En fait, partout où il est utilisé, notamment aux États-Unis, au Canada ou en Nouvelle-Calédonie, le malathion est fortement contesté.
La Guyane a obtenu une dérogation exceptionnelle de 180 jours pour utiliser cette molécule. Pour Michel Dubouillé, secrétaire régional de Guyane Écologie, « la Guyane est le cobaye de la République » : « À Montpellier, où des cas de chikungunya ont été recensés, et aux Antilles, le malathion ne va pas être utilisé. »

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2 commentaires

Vos commentaires

baptiste@sdv.fr 07.11.2014
Ca fait froid...

... dans le dos!

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leyvolinos 06.11.2014

Il est bien de dire que "l'accent soit mis sur la mobilisation de chacun pour détruire les gîtes larvaires, en éliminant les points d'eau où se reproduisent les moustiques" MAIS LA LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES PASSE SURTOUT PAR L'URBANISATION ET L'ENTRETIEN DES POINTS D'EAU QUI APPARTIENNENT A L’ÉTAT ET AU DÉPARTEMENT.
ARRÊTEZ DE CULPABILISER ADMINISTRE EN LUI FAISANT CROIRE QUE LE "Chikungunya" ne passe que par lui.

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