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Le carnet de santé numérique arrive

Guillaume REUGE Jeudi 20 Décembre 2018 - 03h40
Le carnet de santé numérique arrive

Le dossier médical partagé renseigne les antécédents médicaux, l’historique des remboursements de l'Assurance maladie ou encore les prescriptions en cours. Non obligatoire et sécurisé, il doit faciliter la prise en charge.

Qui peut créer un dossier médical partagé  ?

Chaque personne bénéficiant d’un régime de sécurité sociale peut disposer d’un dossier médical partagé (DMP). Sans carte vitale, c’est impossible. Le DMP est particulièrement utile pour les personnes ayant souvent recours aux soins comme les patients atteints d’une maladie chronique ou les femmes enceintes. Il est possible de créer un DMP en ligne sur www.dmp.fr, chez votre pharmacien ou médecin s’il est équipé d’un logiciel adapté, à l’accueil d’une caisse d’assurance maladie.

Qui y a-t-il dedans  ?

Toutes vos informations médicales. Des comptes rendus d’hospitalisation aux résultats d’analyse biologique ou radiologique. Le DMP réunit l’historique de soins des 24 derniers mois et l’historique des remboursements perçus. On peut aussi y retrouver un espace personnel avec les coordonnées des proches à prévenir en cas d’urgence ou les directives pour la fin de vie tel le don d’organe. C’est au patient d’alimenter son carnet de santé numérique et de renseigner rétroactivement ses antécédents médicaux. Plus il y a d’information, plus la prise en charge est précise.

À quoi ça sert ?

Permettre à tout un chacun d’avoir accès aux données de santé. Par exemple, en renseignant sur les traitements en cours, le DMP évite les croisements de médicaments, les surdosages… D’être plus pertinent dans les soins en évitant de faire deux fois la même analyse. Il permet aussi d’améliorer la prise de décision en cas d’urgence. C’est un outil non négligeable pour le médecin régulateur du Samu qui, en quelques clics, sait à qui il a à faire. La Sécurité sociale affirme qu’il ne s’agit pas d’un outil de contrôle car les administratifs et les médecins conseils n’ont pas accès au DMP.

Qui peut y accéder  ?

À part le patient, seuls les professionnels de santé autorisés par ce dernier pourront accéder et alimenter le dossier médical partagé. Le patient gère les accès et peut bloquer un professionnel ou supprimer une autorisation.

Comment est sécuriséle dossier médical  ?

C’est un point essentiel au vu de la sensibilité des données médicales. Selon nos informations, un code d’accès provisoires serait envoyer par SMS pour chaque nouvelle connexion sur son DMP, comme le font les banques pour les virements. Les DMP seront hébergés sur un serveur hautement sécurisé.

Est-ce obligatoire  ?

Absolument pas et chacun est libre de supprimer son DMP s’il change d’avis. Les remboursements de la Sécu ne sont pas conditionnés à l’ouverture d’un dossier médical partagé. Depuis septembre, il y a eu 1 200 créations en Guyane et trois millions sur l’ensemble du territoire français. Les autorités tablent sur 100 % de DMP en 2022.

Brahim Ahmed, pharmacien «  Nous aurons plus de données sur le patient »

«  C’est une bonne chose pour le patient, mais du travail supplémentaire pour les professionnels de santé qui doivent d’abord expliquer le projet avant de créer le dossier pour le patient. Le DMP va prévenir les interactions médicamenteuses, mais le dossier pharmaceutique, lui aussi en ligne, le faisait déjà. Nous avions accès aux trois derniers mois contre 24 avec le DMP et nous aurons plus de données sur le patient comme les résultats d’analyse biologique ce qui peut aider le pharmacien à adapter au mieux la prescription. »

dossier médical partagé -
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Issa Sangaré, médecin libéral « En théorie, tout le monde est favorable au DMP  »

«  J’ai personnellement déjà utilisé ce dossier dématérialisé dans une structure médico-sociale de Kourou. C’était il y a deux ans et j’ai trouvé ça extraordinaire. Je pouvais, par exemple, planifier les bilans annuels d’un patient diabétique. Le jour du rendez-vous, il allait directement au laboratoire sans avoir besoin d’une consultation pour y aller puisque le bilan était pré-prescrit. Je pense qu’en théorie, tout le monde est favorable au DMP qui facilite le travail du médecin. Mais pour qu’il fonctionne, il faut que tous les professionnels de santé l’utilisent or ce sont surtout les jeunes médecins qui s’appuient sur l’informatique. Il faut également lier l’hôpital et obtenir l’accord du patient. Les toxicomanes ou les personnes atteintes d’infection sexuellement transmissible ne voudront pas que ça apparaisse. Il y a un gros travail de communication et d’analyse des pratiques à faire avant que le dossier médical partagé ne s’implante en Guyane.  »

dossier médical partagé -
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