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LES RECORDS DE LA NATURE (4/6)

L'hoazin, un drôle d'oiseau

Karin SCHERHAG Vendredi 19 juillet 2013
L'hoazin, un drôle d'oiseau
Cet oiseau se nourrit principalement de palétuviers et de moucoumoucou. On le retrouve sur la plaine côtière et le long des fleuves (photo d'archives)

Un faisan rescapé de l'ère préhistorique ? Non, un « sassa » comme on le nomme chez nous. Curieux oiseau que celui-ci, il est le seul volatile ruminant. Et prend la cinquième place de notre rubrique nature.

Parmi les 712 espèces d'oiseaux présentes en Guyane, l'hoazin est sans doute la plus curieuse de toutes. Cet oiseau aux allures faussement préhistoriques est reconnaissable entre mille : grand cou, longue queue, haute huppe rousse, corps brun au-dessus et roussâtre en-dessous, face bleu vif et oeil rouge. Son cri non plus ne passe pas inaperçu et rappelle une toux d'asthmatique doublée d'un tabagisme excessif.
Mais le « sassa » (son nom créole) est surtout le seul volatile ruminant de la planète. Comme chez les vaches, la digestion met en jeu un véritable processus de fermentation bactérienne au sein d'un tube digestif entièrement adapté. Mais l'important volume occupé par la panse de l'hoazin a modifié et réduit le bréchet. De fait, les muscles dédiés au vol sont moins gros et puissants que chez un oiseau de masse comparable, ce qui lui confère un vol lourd et court, peu gracieux. Un peu comme celui d'une poule.
La répartition de cette espèce peu commune est intimement liée à la présence des palétuviers et des moucoumoucou dont il se nourrit en grande partie. On le trouve donc sur la plaine côtière et le long des estuaires des grands fleuves où il vit en bandes.
Autre particularité unique au monde, le poussin hoazin possède des griffes au poignet de chaque aile. Griffes qui disparaissent avec la croissance. À la naissance, les petits ne savent pas voler. Et, lors de leurs déplacements, il leur arrive régulièrement de tomber dans les rivières au bord desquelles les nids sont installés. Leurs griffes alaires leur permettent alors de refaire surface plus facilement...
En Guyane, le « sassa » est entièrement protégé : la destruction, le commerce ou la détention de cet oiseau sont interdits. C'est peut-être pour cela qu'il est l'emblème de la plus ancienne des associations de protection et d'étude de la nature dans le département, la Sepanguy.
Avec la collaboration de Jean-Marie Prévoteau, guide animateur Parc naturel régional de la Guyane.
- Le Cyrano des forêts
Plus grand des 42 toucans recensés dans le monde (tous présents sur le continent américain), le toucan toco possède un bec très développé qui mesure 23 centimètres de long (ce qui représente près d'un tiers de la taille de son corps). Cet énorme appendice aux couleurs vives est en réalité très léger. Et fragile puisqu'il lui arrive de se casser. Ce bec imposant crée toutefois des interférences lorsque l'oiseau vole et l'empêche de se déplacer en ligne droite. Le vol des toucans est d'ailleurs caractéristique : sinusoïdal, il est fait de phases ascendantes à et descendantes.
Le bec du toucan peut aussi être un atout puisqu'il lui permet d'atteindre des fruits situés aux extrémités de branches qui ne supporteraient pas son poids.
(DR)
K. S. (avec J-M. P.)

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