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« Je m’organise pour que tous mes élèves rentrent en septembre »

Propos recueillis par A.G. Vendredi 26 Juin 2020 - 14h49
« Je m’organise pour que tous mes élèves rentrent en septembre »
Alain Ayong Le Kama, recteur de l'académie de Guyane - DR

Perspective de la rentrée de septembre, vacances apprenantes, report des oraux de rattrapage du bac… A une semaine de la fin officielle de l’année scolaire et après trois mois de fermeture des écoles, le recteur, Alain Ayong Le Kama, dresse le bilan de la situation dans l’académie.

Les résultats du bac et du brevet doivent être dévoilés dans deux semaines. En coulisse, comment les choses se déroulent-elle alors que ces examens sont exceptionnellement validés par le contrôle continu, à cause de la crise sanitaire du Covid-19 ?
Ce sont des mécaniques qui sont éprouvées. Tous les jurys sont constitués et toutes les dates sont arrêtées. Il n’y aura pas de retard.
Vous avez reporté les oraux de rattrapage du baccalauréat. Pourtant, les concours des grandes écoles comme le concours de professeur des écoles ont pu se tenir et les épreuves de Capes se dérouleront la semaine prochaine…
Ces concours se sont passés à l’écrit et, dans ce contexte, on sait mettre en œuvre les mesures de distanciation physique et les protocoles sanitaires stricts. Dans le cas des oraux, c’est beaucoup plus compliqué. Il aurait fallu les étaler sur trois semaines afin que les élèves soient convoqués à une heure précise, qu’ils ne se regroupent pas devant les établissements… Pour les écrits, tout le monde arrive à la même heure : il suffit de prendre la température des étudiants, comme on l’a fait, et de les installer dans les salles. Une épreuve orale, en plus, se déroule en face à face avec le jury. Ce qui veut dire que, chaque fois qu’un élève est passé, il faut nettoyer toute la salle. Dans le contexte sanitaire dans lequel nous sommes, ça représentait beaucoup de contraintes. Il était techniquement difficile de maîtriser le protocole sanitaire et de garantir la santé à la fois de nos élèves et de nos enseignants. Dans notre académie, les oraux du bac concernent environ 20 % des bacheliers, soit entre 800 et 1.000 élèves.
Une deuxième difficulté est inhérente aux spécificités de notre académie : parmi les 1.000 élèves en question, certains sont retournés dans leur famille, dans les communes de l’intérieur. Il aurait fallu faire venir ces élèves, les regrouper, les transporter sur le littoral et les héberger (…) On aurait pu envisager d’organiser un oral numérisé. Mais il y a des zones blanches et des zones où le débit internet est extrêmement faible. Et même si on avait essayé de le faire dans les collèges de l’intérieur avec des jurys sur place, je n’ai aucune garantie de satisfaire l’égalité de traitement des élèves. C’est quand même plus facile lorsque l’élève est chez lui, que la bande passante est bonne et que le jury entend tout ce qu’il dit, que lorsque l’élève est dans un établissement scolaire de l’intérieur et que la bande passante ne fonctionne pas.
Les élèves n’ont pas pu revoir leurs professeurs depuis plus de trois mois. Est-ce que les attendus de fin d’année nécessaires pour passer dans la classe supérieure sont les mêmes que lors de l’année précédente?
Les attendus ne peuvent pas être les mêmes. Ce qui va être déterminant pour le passage en classe supérieure, ce sont les notes des premier et deuxième trimestres. Ensuite, évidemment, lors des conseils de classe, pour tous les niveaux, on ajoute des évaluations d’assiduité : est-ce que ceux qui avaient accès à des outils numériques pour la continuité pédagogique se sont investis ou pas. Evidemment, la règle est très claire : on ne pénalisera pas les élèves qui n’avaient pas accès aux outils numériques !
Qu’en est-il de l’orientation des élèves ?
L’orientation des élèves post-bac passe par Parcoursup : ils s’inscrivent sur cette plateforme ; ils énoncent leurs vœux ; et les établissements répondent. Si les vœux sont validés, la place est garantie. Post-bac, il n’y a pas de problème. En revanche, pour ce qui concerne les affectations en seconde, nous sommes en train de faire les derniers ajustements. La difficulté n’est pas liée au Covid-19 mais à l’accueil saturé dans des lycées. Il faut donc jongler avec les affectations. Dans l’île de Cayenne, par exemple, ce matin, une trentaine d’élèves restaient sans affectation. C’est vraiment un travail d’orfèvre pour les services d’orientation. Aucun élève n’aura pas de classe !
L’année scolaire s’achève officiellement le 4 juillet. Les écoles qui assurent l’accueil des enfants de soignants et des forces de l’ordre resteront-elles ouvertes jusqu’à ce que la crise s’achève ou que le pic épidémique soit passé ?
Ça peut être envisagé mais sur la base du volontariat des enseignants. Nous recensons actuellement les volontaires. Avec la montée et l’accélération de la cinétique de l’épidémie, les personnels soignants vont continuer d’être en première ligne. Cependant, l’ouverture des écoles ne dépend pas de l’éducation nationale mais des mairies. Je remercie d’ailleurs celle de Cayenne qui a ouvert cinq écoles, celle de Kourou, deux écoles, et celle de Saint-Laurent du Maroni, deux écoles également. Il faut donc l’accord des mairies mais je pense qu’on l’aura. Il nous faudra aussi suffisamment de volontaires pour s’occuper de petits groupes d’élèves. Aujourd’hui, on accueille 220 élèves.
L’épidémie pourrait durer jusqu’en octobre. Envisagez-vous le report de la rentrée de septembre ?
Malgré les efforts importants qui ont été faits en termes de continuité pédagogique, plus tôt les élèves reviendront en classe, mieux ce sera pour leur propre cursus. Mais tout cela, évidemment, sans les mettre en danger, ainsi que les enseignants. On prendra les décisions avec tout le pragmatisme nécessaire, au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie. Je m’organise pour que mes élèves rentrent comme tous les Français, en septembre.
Comment vos équipes préparent-elles la rentrée ? Les protocoles sanitaires des établissements scolaires sont-ils tous au point ?
En premier lieu, j’espère que la dynamique de l’épidémie va décélérer et donc que les protocoles sanitaires seront allégés, comme ils l’ont été en Métropole. Le 11 mai, je l’ai dit et je le répète, les écoles étaient prêtes.
Plus ou moins : certains établissements n’avaient pas reçu leur matériel…
Il y a le protocole et l’équipement, ce sont deux choses différentes. On construit le protocole et ensuite on voit si on a les moyens matériels pour l’appliquer. Il y a eu des retards de fret car les rotations des avions avec la Métropole ont été réduites. Les masques et le gel hydroalcoolique ne sont peut-être pas arrivés au moment nécessaire. Chaque école, collège et lycée a organisé un protocole de reprise, calé sur le protocole national. Ils l’ont voté en comité hygiène et sécurité et en conseil d’administration (CA). Il n’y a aucun établissement où le CA n’a pas voté un plan de reprise sanitaire. Tous sont prêts. En septembre, ce sera, je l’espère et je le crois, plus léger.
Toujours à propos de la réouverture des écoles en septembre, quels échanges avez-vous eus avec les maires de communes ? Les établissements seront-ils équipés pour se protéger du virus ? Qu’en est-il des collèges et des lycées ?
Je pense que les élus ont vraiment pris conscience de l’urgence que la crise sanitaire imposait, en termes d’équipements. La Collectivité territoriale de Guyane investit dans des travaux assez lourds, de fontaines à pied ou à genou, notamment, dans les différents établissements. Dans les communes, la vitesse d’investissement est peut-être un peu différenciée mais je pense que chaque élu est conscient du fait qu’il faudra des équipements pour la rentrée. Pour ce qui est du matériel, les masques, les gels hydroalcooliques… c’est le rectorat qui fournit les communes qui ne peuvent pas subvenir aux besoins.
Les écoles, collèges et lycées sont déjà en sureffectif. Nous ne pourrons jamais accueillir tous les élèves en dédoublant leurs classes dans le même temps. Le mix présentiel et distanciel sera-t-il incontournable en septembre ?
Ça dépendra de la dynamique de l’épidémie. En Métropole, aujourd’hui, le mix n’existe plus que dans les lycées. Dans les écoles primaires comme dans les collèges, tout le monde est rentré. Le mix n’est garanti que pour les élèves vulnérables ou dont les parents sont vulnérables. Si en septembre on est dans la même situation sanitaire que la Métropole aujourd’hui, il n’y aura pas de raison qu’on fasse de l’hybride. Mais si la situation nous l’impose, on le fera comme on sait le faire et comme on l’a fait depuis le 17 mars.
Quels moyens et quelles formations sont prévues pour les enseignants qui devront enseigner à distance, avec des outils numériques ?
Le Centre national d’enseignement à distance, le Cned, fournit à tous les enseignants un tas d’outils pédagogiques sur la formation au numérique. Nous-mêmes, nous disposons d’une plateforme dite de continuité pédagogique, dans laquelle on trouve de nombreux outils de formation sur la manière de faire de la pédagogie à distance. Au niveau local, la Canopée a aussi produit pas mal de ressources de ce type-là.
Comment rattraper le retard pris par les élèves alors que le niveau scolaire est déjà plus bas que dans le reste du territoire national (63,3% de réussite au bac en 2019, contre 88,1 % au niveau national) ? Comment se décline le dispositif vacances apprenantes en Guyane ?
Nous sommes en train de préparer des conventions avec les communes et la Collectivité territoriale de Guyane. Certains élèves ont pris un peu de retard donc il faut qu’on accélère le soutien scolaire dans le primaire avant la rentrée, pendant la deuxième quinzaine d’août, au moins pour les plus jeunes. Dans les collèges et lycées, certains élèves habitent loin, donc c’est difficile de les soutenir tant qu’ils ne sont pas revenus dans les internats. Un autre dispositif fait appel aux associations : le sport, santé, civisme, culture (SSCC). La mise en œuvre de tout cela dépendra de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Un dispositif existait déjà et on va continuer de le renforcer : les devoirs faits pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’être accompagnés chez eux.
J’ai demandé à tous mes chefs d’établissements de réfléchir aux deux ou trois premières semaines de septembre. On va organiser un soutien scolaire massif pour consolider, rattraper et surtout vérifier que les élèves n’ont pas beaucoup perdu. Nous ferons beaucoup d’évaluations, et ce ne sont pas des notations, afin de savoir où en sont les élèves qui entrent en seconde ou en sixième, par exemple. En fonction des résultats de ces évaluations que l’on fera à la rentrée, on ajustera : soit on fera du global avec tous les élèves, soit on se centrera sur les élèves qui nous semblent avoir décroché. Nous allons décider de l’organisation du premier mois de la rentrée et de celle des vacances apprenantes avant le départ en vacances.
Quels sont les moyens financiers mobilisés ?
Les deux dispositifs (les vacances apprenantes et le SSCC, ndlr) ont des budgets spécifiques et ils sont importants.
Craignez-vous que la situation épidémique en Guyane vienne amplifier les problématiques de recrutement de professeurs ?
Ce n’est pas impossible. Ça peut avoir un effet que je ne mesure pas totalement aujourd’hui. Si le département devient vert comme partout ailleurs, on n’aura pas de sujet. Mais si on reste dans une situation épidémique très dure, évidemment que certains auront des réticences à venir. C’est pourquoi j’ai tenu à maintenir le concours de professeurs des écoles, car ça représente 250 postes pour des personnes qui sont déjà sur place.
A une semaine de la fin officielle de l’année scolaire et après trois mois de fermeture des écoles, quel bilan dressez-vous de la situation ?
On n’a pas suffisamment de recul pour un bilan : c’est à la rentrée qu’on pourra le faire. On sait qu’on est dans une situation inédite, qui a eu des conséquences difficiles sur les cursus scolaires des élèves quels qu’ils soient, et qu’ils aient profité ou non la continuité pédagogique. Malgré l’effort incommensurable des chefs d’établissement, des directeurs d’écoles et des enseignants, on voit bien qu’à peu près 20 % des élèves n’ont pas totalement suivi.
Le rectorat mène une « enquête interne » pour évaluer le niveau d’investissement des enseignants pendant et après le confinement. De quoi s’agit-il ?
C’est une erreur de rédaction. On a besoin, dans toutes les administrations, de savoir quelle est la situation de nos personnels. Une prime doit être donnée aux personnes qui se sont particulièrement investies pendant cette période. Il existe aussi une méthode de reconnaissance qu’on appelle les Palmes académiques, qu’on ne peut pas donner à tout le monde. Les chefs d’établissement, les inspecteurs de circonscription et les directeurs d’école nous signalent les personnes qui pourraient mériter les Palmes académiques ou une valorisation particulière. Ce n’est donc pas du flicage, comme je l’ai entendu dire. On a juste besoin de savoir quel est l’état de nos troupes.
Les syndicats d’enseignants ont déjà prévenu qu’ils s’opposeraient à la rentrée si les conditions sanitaires n’étaient pas réunies. Quelles sont leurs demandes ?
Nous sommes en relation étroite avec les premiers syndicats représentatifs, l’Unsa et la FSU, et avec tous les autres. On discute régulièrement avec eux, au moins dans le cadre des instances qui sont prévues dans l’académie. Leurs demandes sont légitimes car ils souhaitent qu’un protocole sanitaire strict soit respecté. On est parfaitement sur la même ligne : on a un protocole et on en dévie pas.
Est-ce que la pré-rentrée sera programmée plus tôt que d’habitude, en raison la crise sanitaire du Covid-19 ?
Les enseignants ont droit aux vacances aussi et je pense qu’ils ont vécu une année difficile, nerveusement, psychologiquement et matériellement. On essaiera de faire comme tous les ans : le rectorat rouvrira ses portes le 17 août ; les professeurs feront leur pré-rentrée le 31 août.

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16 commentaires

Vos commentaires

cap40 27.06.2020
ben voyons..

Le recteur il peut ...peu.Cool le job en covid comme le préfet.

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Nespresso 27.06.2020
La planète Bidochon

Il suffit d'un article sur le Recteur pour que la galaxie Bidochon, La Beaufitude de service, les Rasdubitume habituels, bref les gros c... se déchaînent : "et les profs c'est toujours en vacances..." "et quand c'est pas en vacances c'est en grève" "et les profs ça travaille que 18h..." "et mon voisin qu'est prof..."
Sérieux, vous n'en avez pas marre de ressasser à longueur d'année les mêmes âneries ?
Pour réussir le CAPES ou l'Agreg, il faut un cerveau en état de marche, doté d'un minimum de neurones... Sincèrement désolé les gars que ce ne soit pas votre cas, et que vous soyez incapables nous rejoindre pour jouir, les pieds en éventails et le punch à la main, de la merveilleuse sinécure.

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Visionnaire973 27.06.2020

Commentaire supprimé par la rédaction

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jayjay5 28.06.2020
Bidochons et fiers de l'être !

Les Bidochons sont représentatifs des Français, rien de honteux à aimer et préférer son pays et ses habitants aux autres.

Ma compagne est prof de maths en lycée, les 18h de cours et les 18h sinon plus de préparation à la maison, ça me fait un peu rigoler... Elle doit peut-être passer 10 ou 12 grand maximum à la maison pour corriger et préparer ses cours. Si vous passez plus de 18h à la préparation, c'est que vous n'êtes pas très performants...

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Visionnaire973 28.06.2020
@ nespresso

Faire supprimer mon commentaire quand la vérité dérange , voilà la nouvelle dictature de la pensée unique de nos sociétés

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Vendeta973 27.06.2020
La Bronca des Profs....

Que n’ai je pas écrit,
On me parle des courts à preparer, sauf que les matières n’évoluent pas tant que ca pour qu’il y ait une réécriture systématique et surtout, il y a beaucoup de redite,
Les reunions, Les conseils de classes, les formations pourquoi ne pas les tenir durant les périodes des petites vacances scolaires Noël, février, Pâques,
Les corrections et bien il suffit de les réaliser lorsque vous faites un contrôle à une autre classe,
Le problème c’est qu’il n’y a pas une volonté de trouver une solution pour les gosses mais une volonté de preserver une situation acquise
Les

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MartinEden 26.06.2020
Pas plus loin que le bout de...

Le pb sera surtout d'assurer la sécurité sanitaire dans les transports scolaires sinon de nombreux établissements n'auront que très peu d'élèves.
En septembre, dans les lycées rattrapage et en même temps retour des élèves en cours ?! Pas simple.
Et les écoles collèges et lycées n'ont pas fait leurs inscriptions.
Rentrée le 1er septembre impossible.
Pas la peine d'attendre le 17 ou 31 août pour s'en apercevoir.
Anticipons pour une fois !

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jayjay5 27.06.2020
rattrapage en septembre

Je ne pense pas que l'organisation du rattrapage en septembre posera de problèmes. Ca n'est pas plus dur à organiser qu'un bac blanc : les profs qui ont cours avec les terminales à ce moment-là les surveillent. Après, les copies à corriger, ça fait partie de leur boulot (avec une prime de 5€ par copie en plus, pas négligeable).

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Vendeta973 26.06.2020
Quitte....ou Double !!!!

Une solution toute simple, diviser les classes par deux et doubler les cours des profs par deux pour le college et lycée,
Pour les classes primaires, diviser les classes par deux, et donner les enseignements pour l’une le matin, pour l’autre les aprés-midi,
Pour cela, il faudrait juste que le corps enseignant accepte de bosser réellement,
Pour mémoire, un prof certifié c’est 18 heures devant ses élèves et 15 heures pour un agrégé,
J’entends déjà pousser des cris d’orfraie, mais le sujet mérite d’être posé car il peut être une solution simple dés lors que l’on n’occulte pas les notions de service public & d’intérêt général.

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mikeromeo 27.06.2020

C'est tellement bon comme travail que même des contractuels à 2k€ pour 18h/Semaine, on en trouve pas.
Vous faites quoi vous, à part chomiste ?

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Axoum973 27.06.2020

Vous avez des idées tellement géniales pourquoi on ne vous nomme pas tout de suite recteur !! Un prof certifié c'est 18h de cours devant les élèves et le reste ça ne compte pas ? La préparation, les corrections, les réunions, les conseils de classe, le suivi des élèves,les cahiers de textes...

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stefdecayenne 27.06.2020

C'est 18 heures devant les élèves, mais il faut en rajouter autant, sinon plus, à préparer les cours, corriger, sans parler des réunions... Mais si vous voulez venir avec nous si c'est si tranquille, ce sera avec grand plaisir.

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