• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
ÉDUCATION

Grève en vue chez les enseignants : « Dans quelles conditions va-t-on poursuivre ? »

Samuel Reffé (s.reffe@agmedias.fr) Mercredi 12 Janvier 2022 - 14h44
Grève en vue chez les enseignants : « Dans quelles conditions va-t-on poursuivre ? »
Une opération escargot, initiée par une intersyndicale d'enseignants, est prévue demain au départ de Family Plaza et à destination du Rectorat. - S.R.

 Alors que le recteur tenait ce jour une conférence de presse, la grève de l'intersyndicale SE-UNSA, FSU, SNEETA-FO et SUD Education prévue ce jeudi 13 janvier s'annonce très suivie chez les enseignants. 

 Chez les syndicats d'enseignants, difficile d'estimer le nombre de personnels qui prendront part à la mobilisation de demain. Toutefois, la forme que revêtera la déclinaison guyanaise de la grève nationale se veut des plus originales. Une opération escargot, prévue entre Family Plaza et le Rectorat, traduira ainsi, aux aurores, un « mécontentement généralisé ».

« Le ministre Blanquer brille par son improvisation et fait preuve de mépris à l’égard de la communauté éducative » peut-on lire dans un communiqué publié conjointement par quatre syndicats enseignants qui se sont réunis ce lundi, à 18h. Le SE-UNSA, le FSU, SNEETA-FO et Sud Education estiment que, à ce jour, « aucun protocole sanitaire n’est adapté au territoire ».

« On était tous d’accord sur le mouvement de grève de demain. Je pense que la conférence de presse du Rectorat ne changera pas grand chose. » fait valoir Sabine Lagreze, enseignante au collège Gérard Holder syndiquée à SUD Education. 

LIRE AUSSI : Covid-19 : Fermetures d’établissements scolaires en série, l’UNSA demande des mesures fortes

Au niveau national, une semaine après la rentrée, les protocoles sanitaires en vigueurs dans les écoles, collèges et lycées n'ont cessé d'évoluer, et c'est Jean Castex qui a donné le dernier mot. Pour l'instant. Mais en Guyane, ce dernier n'est toujours pas figé. En début de semaine prochaine, un nouveau comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est programmé. Le dernier, qui a eu lieu ce lundi matin, s'était clos par un désarroi certain d'une partie des instances en présence.
17 collèges et 7 lycées fermés

Globalement, le protocole sanitaire encore en vigueur renvoyait la balle à la « cellule Covid » du Rectorat lorsqu’un cas était confirmé dans une classe d’un collège ou d’un lycée. « Et dans la pratique comment étaient déterminés les cas contacts ? On ne sait pas, on n’a pas vraiment eu d’informations » déplore Sabine Lagreze.

« Ils continuent à faire du cas par cas dans les établissements en fonction de la fulgurance de l’épidémie. » poursuit-elle. Au cours d'une conférence de presse, le recteur a annoncé ce jour qu’il ne peut pas appliquer « tel quel » le protocole sanitaire national puisque le taux de vaccination diverge vers le bas en Guyane chez les plus jeunes.

Selon le dernier « point vaccinal de l’ARS » seuls 125 enfants de moins de 11 ans sont vaccinés. Dans la classe d’âge (12-18 ans) supérieure, 9217 jeunes bénéficient d’un schéma vaccinal complet. A l’heure à laquelle la plupart des villes et communes ont fermé leurs écoles élémentaires et où 17 collèges sur 36 et 7 lycées sur 16 affichent portes closes, les interrogations fusent. « C’est toujours la même volonté de poursuivre l’activité, mais dans quelles conditions va-t-on la poursuivre ? » questionne-t-on chez les syndicats.

LIRE AUSSI : Covid-19 : imbroglio autour du protocole sanitaire dans les établissements scolaires

Dans le protocole sanitaire national, le principal accroc repose sur la distinction entre élèves non-vaccinés et vaccinés quand un cas covid est confirmé dans une classe d'un établissement du secondaire. De facto, les premiers doivent s’isoler pendant 7 jours avec un test PCR à l’issue, quand les seconds peuvent rester en classe si leur test PCR ou antigénique revient négatif.
"Le protocole ne va rien régler"

« L’esprit du protocole c’est justement de laisser une grande latitude aux chefs d’établissements. Au niveau du premier degré, ce sont les maires qui décident de fermer quand le personnel n’est pas en nombre suffisant pour pouvoir assurer les missions », rappelle Adrien Aubin, porte-parole de la FAPEEG, première fédération de parents d'élèves en Guyane avec près de 370 adhérents. 

« Le protocole ne va rien régler », poursuit-il, précisant que ce dernier « vise à essayer de faire en sorte qu’on ait un cadre pour fonctionner au mieux ».

Après avoir participé à la dernière réunion du CHSCT au rectorat, le porte-parole donne la réplique : « Il y a un effet mécanique du protocole sanitaire sur le système tout entier qui fait que beaucoup d’établissements sont fermés. Mais, dans l’absolu, ces établissements pourraient fonctionner s’il n’y avait pas obligation de rester chez soi ».




Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
4 commentaires
4 commentaires
1 commentaire
A la une