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Antoine primerose, président de l’Université de Guyane

« En octobre, on va lancer le master Management et administration des entreprises »

Lundi 16 Septembre 2019 - 03h15
« En octobre, on va lancer le master Management et administration des entreprises »
Antoine Primerose réélu à la tête de l'université pour 4 ans en janvier, espère voir validée l'étude de faisabilité de l'implantation de l'université dans l'ouest guyanais d'ici la fin de l'année. - Angelique GROS

L’effectif des étudiants de l’Université de Guyane, qui fête ses cinq ans le 1er janvier, continue de croître d’environ 8 % par an. Le point sur les nouvelles formations et les dossiers de la rentrée avec le président Antoine Primerose.

La rentrée s’est-elle bien passée ?

Très bien. Nous avons ouvert une licence professionnelle Métiers du tourisme et de l’hôtellerie dont les inscriptions sont encore en cours. On a aussi la licence professionnelle Carrières sociales qui a ouvert. En octobre, on va lancer le master Management et administration des entreprises en partenariat avec l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de la Sorbonne et de La Rochelle. Nous poursuivons en parallèle le développement de la deuxième année du master énergie du génie civil et construction durable ainsi que les troisièmes années des licences d’anglais et d’informatique.

Quelles sont les grandes nouveautés cette année ?

On va encore un peu plus loin dans la mise en place des licences flexibles prévues par la loi objectif et réussite des étudiants (ORE) avec la possibilité pour les étudiants les plus en difficulté de faire leur première année sur deux ans. Ça concerne plus spécifiquement les étudiants qui ont été admis avec les fameux « Oui, si » de Parcours sup. Et il y a une bonne nouvelle : l’institut universitaire de formation continue (IUFC) a obtenu la certification de services Formation continue à l’université. Nous sommes les premiers à l’obtenir en Outre-mer.

Quand les étudiants infirmiers pourront-ils s’installer sur le campus Troubiran ?

Le centre hospitalier Andrée-Rosemon, qui assure la maîtrise d’ouvrage de l’opération, est en train de travailler sur le sujet de façon à faire sortir les bungalows sur le campus. Le déménagement des étudiants de l’Ifsi du campus Saint-Denis est prévu début 2020. Sachant que l’enjeu à terme est de construire un bâtiment en dur pour accueillir un pôle santé pour l’Ifsi, les formations en santé, dans la perspective d’un CHU. D’ici à quelques semaines, les travaux pour construire un bâtiment visant accueillir les laboratoires de recherche et les travaux pratiques de sciences vont commencer. Ils dureront deux ans, pour un budget de 10 millions d’euros. Ce bâtiment sera situé en prolongement de la bibliothèque.

Comment avancent les travaux sur les campus de Cayenne et Kourou ?

Au premier trimestre 2020, le nouveau bâtiment administratif sera livré sur la campus de Troubiran. Tous les personnels qui travaillent dans le volet administration générale y seront regroupés. À Kourou, les travaux d’extension de l’IUT doivent être livrés au plus tard à la fin du premier trimestre 2020. Les étudiants vont pouvoir être accueillis dans de meilleures conditions car actuellement il n’y a pas de zone de vie, ni d’archivage et on manque de laboratoires et de salles de classe.

Qu’en est-il de l’implantation de l’université dans l’ouest ?

L’étude de faisabilité avec différents scénarios d’implantation est en cours. Les premières propositions pour l’offre de formation commencent à se structurer. Elle a été lancée mi-2018 et on espère la voir validée avant la fin d’année car ça a pris du retard. Pour l’instant, on a environ 130 étudiants a Saint-Laurent qui sont inscrits à l’IUFC ou l’Espé, qui devient d’ailleurs, avec la réforme du ministre de l’éducation nationale, l’Inspé.

L’Université de Guyane compte-t-elle pérenniser sa décision de ne pas appliquer les frais différenciés pour les étudiants extra-communautaires ?

Seulement 7 universités sur une quatre-vingtaine en France ont appliqué cette mesure. On nous a demandé dans l’année qui vient de définir nos stratégies à l’international en terme d’accueil des étudiants. On verra comment on mettra ça en cohérence avec l’application des frais différenciés. Pour l’instant, on a de la marge et on pourra encore exonérer partiellement pendant un ou deux les étudiants non européens.

Les discussions concernant les arrestations d’étudiants sans papiers ont-elles repris ?

Non, pas encore. On s’était vu avec l’ex-préfet après la crise en début d’année sur ce sujet. Ce sur quoi on s’était calé, c’était de traiter tout les cas qui peuvent l’être et les autres au cas par cas. Mais ce n’était pas une position de généralisation des titres de séjour et non plus de faire en sorte que les cartes d’étudiants deviennent des cartes de circulation.

Propos recueillis par Angélique GROS


4 600 étudiants attendus

- Environ 4 600 étudiants sont attendus cette année dont 3 600 en formation initiale. L’an dernier, ils étaient 4 300 dont 3 400 en formation initiale

- L’IUT compte environ 350 étudiants dont une centaine à Kourou

- L’université emploient environ 300 enseignants et personnels administratifs

- 5 nouveaux enseignants chercheurs ont été recrutés en anglais, portugais, cultures et langues régionale, droit public, droit privé, sciences de l’éducation et électronique

- 4 enseignants du second degré dans les domaines anglais, portugais, mathématiques, génie civil, économie-gestion et génie électrique

- 8 nouveaux personnels administratifs et techniques ont été recrutés.

Cinq étudiants Erasmus + au premier semestre

« Apprendre le français »

« Je viens de l’Université de Bruxelles. J’avais le choix entre la Guyane et la Guadeloupe et j’ai choisi la Guyane pour sa nature tropicale, sa diversité, l’écologie... car mon objectif est de faire des recherches dans la biologie. Je suis aussi ici pour apprendre le français. »

Viktor Mertens, 21 ans, 3e année de licence biologie - Angelique GROS
« La Guyane, c’est différent »

« J’ai vu que l’Université de Berlin avait une coopération avec celle de Guyane et je me suis dit pourquoi pas. Il y avait Lyon, Paris, Aix en Provence... mais la Guyane, c’est différent et je n’étais jamais venue en Amérique du sud. »

Nina Brauch, 22 ans, 3e année de licence lettres et sciences politiques - Angelique GROS

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