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éducation

École Mirza : 372 enfants « dans la nature »

Mercredi 4 Septembre 2019 - 03h05
École Mirza : 372 enfants « dans la nature »
Les mobil-homes installés dans la cour de Volmar pour accueillir les élèves de Mirza, ont coûté 200 000 euros. - .

La rentrée scolaire n’a pas eu lieu lundi à l’école provisoire de Mirza (dans les mobile-homes installés à Léodate-Volmar, ndlr), à Cayenne. Les enseignants ont fait valoir leur droit de retrait face à des « conditions de sécurité non réunies ». Le recteur les soutient. Les parents d’élèves eux sont furieux.

Les 372 enfants de l’école Mirza ne savent toujours pas quand ils pourront faire leur rentrée. Lundi, les enseignants ont fait valoir leur droit de retrait face à des « conditions de sécurité non réunies ». À ce jour, aucune date de rentrée n’est encore fixée par le recteur Alain Ayong Le Kama. Ce dernier, qui a rencontré les enseignants hier, a reconnu que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies dans les mobile-homes installés à Léodate-Volmar. Maurialle Klebert, qui représentele CHSCT SE-Unsa évoque « des problèmes de plomberie, des plaques de sécurité à positionner dans les escaliers, des extincteurs à installer.

Un enfant en chaise roulante est attendu, or il n’y a pas d’accès homologué, la sortie de secours est en travaux, pas de plan d’évacuation… ». Rappelons que l’école de Mirza est fermée depuis le 21 juin dernier pour désamiantage. En urgence, la mairie de Cayenne a installé des mobile-homes dans la cour de l’école de la cité Césaire. 200 000 euros ont ainsi été dépensés en trois semaines.

Pas de rentrée avant la semaine prochaine

Le recteur doit échanger avec Marie-Laure Phinéra-Horth aujourd’hui et ensuite rencontrer les enseignants de Mirza vendredi. Il n’y aura donc pas de rentrée avant la semaine prochaine, au mieux. Une vraie galère pour les parents d’élèves qui doivent s’organiser pour faire garder leurs enfants, sans espoir de se voir rembourser les frais de garderie. Des parents qui ont rencontré l’inspecteur académique de la circonscription hier midi, accompagnés de la fédération de parents d’élèves en Guyane (Fapeg). Ils sont sortis de cette rencontre tout autant remontés : « Aucune communication n’est faite de la part du rectorat sur les réelles raisons du report de la rentrée, déplore Corinne Hilaire, parent d’élève Fapeg à l’école de Mirza. Nous sommes dans le flou total et nous voulons rencontrer les enseignants pour savoir ce qu’il se passe vraiment. L’an dernier, l’année scolaire de nos enfants a été saccagée par des fermetures intempestives dû à des travaux (ndlr, de novembre à janvier). Finalement, même en déplaçant le site, il y a quand même des problèmes ! Il y a t’il une vraie volonté de faire cour à nos enfants ? On se pose des questions. Nous savons qu’il y a des problèmes de sécurité dans les mobile-homes, mais que l’on soit clair avec nous. »

Le matériel transféré de Mirza à Volmar est toujours emballé. Le personnel enseignant craint qu'il y ait des poussières d'amiante dessus. -

De la poussière d’amiante sur le mobilier

Parmi les craintes du corps enseignant de Mirza, celle de particules d’amiante potentiellement présentes sur le mobilier et matériel transférés dans les nouveaux locaux. Lundi, un dossier technique amiante (DTA) a été demandé par les enseignants. Pourquoi attendre le jour de la rentrée pour le demander, questionne Aïssatou Chambaud, présidente de la Fapeg ? Ce document a été demandé « officieusement » lors de la réunion du 13 août dernier en mairie de Cayenne, répond Maurialle Klebert. « Il devait être affiché le jour de la rentrée. Ça n’a pas été le cas, nous l’avons donc demandé officiellement lundi. » Quid des enfants et des personnels de Léodate-Volmar, qui eux ont fait leur rentrée normalement ? Si poussière d’amiante il y a, ils seraient également impactés. « La mairie veut faire porter le chapeau du report de la rentrée aux enseignants, réagit Nathalie Alfred-Renard, secrétaire SE-Unsa. Mais l’amiante est une affaire de spécialistes. Il n’y a pas pire que de ne pas être transparent en matière de santé ». De son côté, la mairie a décidé de temporiser et devrait s’exprimer aujourd’hui. Tous espèrent une rapide conclusion à cet épisode houleux, qui pénalise avant tout les écoliers.

Pierre Rossovich

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