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"Dans le privé, chaque rentrée se fera de manière différenciée"

Propos receuillis par Hermann ROSE-ELIE Mardi 5 Mai 2020 - 09h19
"Dans le privé, chaque rentrée se fera de manière différenciée"
Micheline Louis-Joseph, Délégué académique SNCEEL et Chef d'établissement coordonnateur de l'ensemble scolaire Externat : école, collège, lycée. - DR

La déléguée académique de l'organisme professionnel des chefs d'établissement de l'enseignement libre en Guyane, annonce sur France-Guyane les conditions de reprise dans les écoles privées. Micheline Louis-Joseph explique que le retour en classe des quelques 5300 élèves dans ce secteur n'est pas simple.

Comment vos établissements gèrent-ils cette crise sanitaire ?
Il faut signaler que tous les établissements de l’enseignement libre catholique sont restés ouverts durant le confinement. Ils ont tous assuré des permanences physiques et à distance, sans parler de la continuité pédagogique qui est assurée depuis le premier jour du confinement par les équipes pédagogiques.
Grâce aux moyens modernes, ces dernières gardent un contact permanent avec les élèves.
Par ailleurs, j’ajoute qu’il y a régulièrement des réunions avec le secrétariat général national de l’enseignement catholique pour faire un point sur l’évolution de la situation.
Les écoles privées sont-elles aussi mobilisées pour les enfants de soignants ?
Tout à fait, à l’image de l’Externat Saint-Joseph qui était ouvert aux enfants de soignants mais il n’y a pas eu de demandes.
On dit que la continuité pédagogique n’est pas assurée pour tous, c’est le cas dans le privé également ?

C’est un taux très faible en vérité, cela représente moins de 5% à l’échelle de la Guyane d’autant que quand cela arrive, c’est surtout une question de compréhension liée aux origines des élèves.
Comment se prépare la réouverture des écoles dans le privé ?
Je voudrais dire d’abord que contrairement à tout ce qui se dit ici et ailleurs, le chef d’établissement à bien la responsabilité pénale en cas de problèmes. Toutes les notes officielles précisent le niveau élevé de responsabilité des directeurs.
Tous les chefs d’établissements sont d’accord à ce que cette rentrée se fasse à un moment donné. Nous essayons de nous mettre d’accord sur les niveaux de classes à accueillir et surtout dans quelles conditions.
En fait, une lourde organisation…

Cela n’est pas simple et il faut surtout tenir compte des spécificités de chaque établissement. Exemple, dans une section maternelle : deux ASEM (ndlr : Agent Spécialisé des Ecoles Maternelles) sont considérés comme personnes à risques. Sans ces ATSEM, les enseignants ne peuvent assurer les cours. Ces sections ne pourront donc pas accueillir d’élèves.
C’est pour cette raison que chaque chef d’établissement prendra les dispositions selon les spécificités et réalités de son établissement.
Et les parents dans tout cela ?

Suite aux sondages réalisés dans les établissements, on note qu’environ 80% des parents ne souhaitent pas renvoyer leurs enfants à l’école le 11 mai.
Les écoles privées vont-elles adopter une position commune ?

Il ne peut pas y avoir de décision commune. Nous n’avons pas les mêmes personnalités, les mêmes équipes. Nous avons chacun nos spécificités et nous devons en tenir compte. Ce qui est clair, c’est que chaque établissement communiquera sur sa rentrée, chaque rentrée se fera de manière différenciée.
Ceux qui rentreront auront-ils toutes les mesures de précaution ?

Nous avons opéré d’importantes commandes de masques, nous avons des stocks de gels hydroalcooliques. Nous n’avons pas d’autres choix que de tenir compte des dispositions gouvernementales. Nous respecterons donc le protocole écrit pour chaque service (administratif, pédagogique, etc.)
Cela veut dire que tout est prêt pour le 11 mai ?
Les conditions seront réunies si et seulement si nous réceptionnons le matériel commandé pour les conditions sanitaires et d’hygiène de nos élèves et de nos personnels.
Certains souhaitent attendre septembre, mais le virus sera toujours là avec ses contraintes non ?

Le virus n’aura sans doute pas disparu en effet mais nous serons certainement habitués aux protocoles, les adultes auront adopté les gestes barrières à transmettre évidemment à leurs élèves. Nous devrions avoir un peu plus de recul sur toute cette situation.

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6 commentaires

Vos commentaires

Smet 05.05.2020
septembre

Il est évident que les conditions sanitaires auront évolué d'ici septembre, par rapport au virus, mais surtout vis à vis des procédures à mettre en place: installations d'équipement dans les établissements, préparation du personnel et surtout réception du matériel de sécurité: gel, masques jetables ou pas
(avant fin juin on pourra petit à petit pré-commander des masques professionnels OCOV longue durée utilisables 3 mois et même des années en changeant les filtres, ces masques ont été développés avec la participation du commissariat à l'énergie atomique sur le site covid973.com au prix de 33€)
peut-être mise en place de détecteur de fièvre à l'entrée des établissements par cameras thermiques, etc...
La situation sera très différente d'ici septembre, ça vaut la peine de perdre 1 mois 1/2 de cours si on peut sauver des vies.

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Affreux Jojo 05.05.2020
Oui, septembre

Nos élus locaux sont nos seuls remparts et j'espère qu'ils ne fléchiront pas : le rectorat pousse, les chefs suivent... c'est effrayant.
La petite Guyane, assise à côté du géant brésilien, dirigé par un fada, ne pèsera pas lourd si la tempête arrive jusqu'à elle.

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tronoki 05.05.2020
la bonne blague !

Il les a vus où les morts, le monsieur ? Les vies à sauver ? Quand on n'a pas envie de travailler et qu'on préfère faire la queue devant la Poste (coutume lokale bien enracinée), impossible de s'amender du jour au lendemain...

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starlette973 05.05.2020

Oui on sait que tous les guyanais sont des assistés et se pointent tous à la poste pour bénéficier du gentil père Noël qu est l état français .... Quand on a aucun argument plausible et justifié on se tait ......bref changer de registre cela saoule à la fin...

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Affreux Jojo 05.05.2020

Non, je n'ai pas vu les morts, et justement je ne veux pas les voir.
Quant au couplet sur "l'envie de travailler", retraité depuis 2 ans, je ne me sens pas concerné.
Mais ce "on" derrière lequel s'abrite toutes les lâchetés, dénote tout de même des a priori puants.

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Smet 05.05.2020
"Il les a vus où les morts, le monsieur ? "

Ce que je ne vous souhaite pas: le jour ou vous connaîtrez personnellement des gens décédés récemment du Covid-19, vous changerez d'avis... Ce n'est pas parce que l'épidémie n'est pas vraiment passée par la Guyane que nous sommes épargnés, il suffit d'un seul cas qui se repende et c'en est fini de notre simili quiétude.
Pour le moment, mieux vaut éviter de chercher à comprendre et polémiquer mais croyez moi, restez à la maison!

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