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SAINT-LAURENT

Construire une pirogue en fibre de verre, un atelier d’insertion pas banal

Véronique NORCA Mercredi 29 Juillet 2020 - 09h49

Cette semaine une dizaine de bénévoles se sont donné rendez-vous pour retourner une pirogue en fibre de verre et résine epoxy, dont le chantier est accueilli par le CIAP et aménagé par la mairie de Saint-Laurent, sur l’initiative du club de kayak. Marotte et Sergio, deux jeunes en insertion étaient de l’aventure, accompagnés par le CGSMS handicap (groupement de coopération sociale et médico-social).

 Mardi matin, derrière l’une des cases du Camp de la transportation, une équipe de bénévoles s’activent sur le chantier de la construction d’une pirogue en matériau composite. Pour faire les dernières finitions, il faut la retourner. Il faut manipuler la coque avec précaution et un effort coordonné est nécessaire.

Sergio, Marotte et Franck, ne sont pas de simples bénévoles. Ils participent au titre de la convention signée entre le club de kayak et le pôle insertion sociale et professionnelle de la plateforme médico-sociale. L’idée de se greffer à ce projet est venue de la rencontre entre le responsable de la structure et le président du club de kayak, Olivier Persiaud. C’était l’occasion pour les jeunes de développer de nouvelles compétences en découvrant le travail de la fibre de verre et du bois dans la construction navale. Un autre objectif, est de les préparer au rythme du travail en entreprise, avec un planning régulier et des horaires à respecter.

• Franck prouteau, éducateur spécialisé
Quel est votre rôle auprès de ces jeunes ?
"J’accompagne des jeunes de 16 à 25 ans dans leur parcours d’insertion. Ils sont tous porteurs d’un handicap. Nous essayons de leur trouver des formations adaptées à leur problématique. A côté de cela, nous travaillons aussi avec les familles, autour du lien mère enfant, parfois compliqué à gérer à l’adolescence. On est là pour les soutenir. Nous faisons aussi de l’inclusion scolaire : une classe en primaire, une en collège et à la rentrée une 2e classe au Lycée Tarcy devrait ouvrir. "
Il y a combien d’ateliers par semaine ?
"Habituellement, les jeunes passent deux matinées par semaine sur le chantier. Actuellement, on préserve les jeunes, car on est rentré dans une phase plus technique, avec des matériaux toxiques. On organise donc les ateliers au coup par coup, et même si on les prévient du jour au lendemain, ce qui a été le cas aujourd’hui, ils répondent toujours présent, ce qui souligne bien leur motivation."
Quelle est la finalité de leur participation ?
"La deuxième pirogue devrait être pour le PISP ; notre projet est de faire un équipage de 12 rameurs pour participer à des compétitions. Pouvoir se retrouver à ramer sur le fleuve tous ensemble."
Les jeunes se sont-ils bien intégrés à l’équipe ?
"Leur handicap n’a pas été un obstacle. Sergio, par exemple, malgré sa déficience visuelle a pu vraiment prendre une place sur le chantier. Du fait de sa sensibilité tactile plus importante que les autres, on a pu lui confier des taches spécifiques. Il est curieux de tout et il a noué une relation particulière avec Daniel, navigateur et professionnel de la construction de bateaux, de passage pour quelques mois à Saint-Laurent."

• Sergio, 20 ans
Quel est ton parcours de formation avant de venir sur ce projet ?
"J’ai fait une formation d’agent d’accueil et une autre de traducteur, je parle anglais et portugais."
Maintenant que tu es formé à la construction de bateaux, laquelle des 3 activités tu préfères ?
"J’aime les trois, si je pouvais, je les ferais toutes. Je suis toujours motivé d’apprendre de nouvelles choses."
Vas-tu participer à la construction de la deuxième pirogue en septembre ?
"Si tout est en place, oui c’est clair que je vais venir."

• Daniel, bénévole du club
"Il existe des pirogues comme celle-ci à Kourou et à Cayenne. C’est d’ailleurs auprès d’un maitre piroguier de Kourou, que le club a pu acquérir le procédé. Grâce au financement du fond leader européen et l’aide des acteurs locaux, ce projet a pu démarrer en janvier. Je suis un professionnel de passage et j’apprécie d’avoir été intégré au projet. Je suis surtout là pour conseiller."

L’objectif à terme est de créer un atelier à l’année pour construire dans un premier temps deux autres pirogues pour l’Ouest. En effet, jusqu’alors, pour les régates, les saint laurentais devaient emprunter des pirogues à d’autres équipes pour participer. Pour ce faire, le club a besoin de chefs de chantier et d’équipiers. Si ce projet vous intéresse, contactez le cosma kayak club du maroni.

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