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Collèges et lycées : la rentrée de septembre déjà en préparation

A.G. Mardi 2 Juin 2020 - 18h24
Collèges et lycées : la rentrée de septembre déjà en préparation
Rodolphe Alexandre, le président de la CTG a réaffirmé sa décision de ne pas rouvrir les collèges et les lycées en Guyane à l’occasion d’une visite conjointe avec le recteur Alain Ayong le Kama, ce matin au collège Gérard Holder, à Cayenne - A.G.

Contrairement au reste du territoire national, la réouverture des collèges et lycées n’est pas prévue cette semaine en Guyane. Elle est repoussée en septembre en raison de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Des rendez-vous sont cependant possibles pour l’orientation des élèves et le lycée Félix-Eboué, à Cayenne, accueillera à titre exceptionnel les examens et concours nationaux.

 1 - Pas de retour en classe avant septembre
A un mois de la fin de l’année scolaire, le suspense est définitivement levé dans les établissements du second degré, censés rouvrir leurs portes ce 2 juin. Ils n’accueilleront pas leurs élèves avant septembre, au mieux. « Une rentrée n’est à l’heure actuelle pas possible. Il y a la question des cantines et celle des transports qui ne sont pas résolues ; des commandes de matériels et des travaux qui sont en cours… », confirme Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité territoriale de Guyane, à l’occasion d’une visite au collège Holder, à Cayenne. Dans cet établissement où 1.245 élèves sont scolarisés, on s’était tout de même préparé à une réouverture, comme l’explique son principal, Martin-Ryter Mune : « Le 14 mai, nous avons réuni le conseil pédagogique pour élaborer un plan de reprise, puis le comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) pour mettre en place un protocole sanitaire : nous avons divisé le collège en quatre blocs pour accueillir 500 élèves par jour, soit 250 le matin et 250 l’après-midi. Nous disposons de 6.000 masques ; il y a du savon dans les sanitaires mais nous n’avons pas encore reçu le gel hydroalcoolique. »

Si les établissements ne rouvrent pas, la continuité pédagogique, elle, se poursuit jusqu’au 4 juillet. Le rectorat compte permettre aux enseignants en poste dans l’Est de quitter la zone s’ils le souhaitent et de se faire dépister. « Sur place, la continuité pédagogique se déroule physiquement, puisqu’il n’y a pas d’outils numériques. Or l’évolution de l’épidémie la rend impossible : on ne rouvrira donc pas les écoles et collèges dans l’Est », précise le recteur, Alain Ayong Le Kama. Une soixantaine d’enseignants sont concernés.
Selon Alain Ayong Le Kama, le taux d’élèves qui ont définitivement décroché se situe entre 6 et 7 %, dans l’académie ; le pourcentage de ceux en fort risque de décrochage atteint 22 à 23 % et la situation s’aggrave. « Après les congés de Pâques, le dynamisme de la continuité pédagogique a diminué. »

Face aux inquiétudes des professeurs à la perspective d’une rentrée de septembre alors qu’un trimestre aura manqué, Rodolphe Alexandre a annoncé qu’« un appel à manifestation émanant de la CAF, de l’Etat, de la CTG et du rectorat va être lancé pour tous ceux qui voudront accompagner les enfants pendant la période des vacances, avec des cours et des séances de rattrapage. Ce sont plus de 200.000 euros qui seront ventilés. »
 
2 - Accès aux collèges et aux lycées autorisé pour les questions d’orientation
Fermés aux élèves depuis le 16 mars, les collèges et lycées de Guyane pourront accueillir des élèves et éventuellement leurs parents sur rendez-vous, pour les questions d’orientation uniquement. A l’heure de la réforme du bac, les sollicitations sont nombreuses, comme l’explique Jacques Démarolle, le proviseur du lycée Félix-Eboué, à Cayenne : « Nous recevons des élèves et leurs parents sur les questions d’orientation sur rendez-vous depuis le 11 mai. On a assuré un grand nettoyage des salles avant le déconfinement et, à présent, les locaux sont désinfectés tous les jours. On conseille les élèves sur la procédure d’orientation à la fin de la seconde et des conseils d’orientation se déroulent en ce moment pour savoir si on les oriente en première générale, en première technologique ou vers un autre parcours de réussite éducative. On assure également une mission de conseil sur les choix des enseignements de spécialité puisque, même si c’est une décision de la famille, on ne peut pas laisser un élève se fourvoyer et manquer son bac parce qu’il aura choisi des enseignements de spécialité où il n’aura que des points faibles. En première, on leur demande d’abandonner un des trois enseignements de spécialité donc, là aussi, on les accompagne, car il faut s’appuyer en terminale sur les deux enseignements où on est sûr d’avoir des points d’avance. En terminale, quelques élèves sont toujours en attente pour leur vœu de Pacoursup. On les aide à préparer la phase 2, le 12 juin. »

3 - Les concours aux grandes écoles auront lieu au lycée Félix-Eboué
Après un exposé de toutes les mesures mises en place pour un possible accueil des élèves, Rodolphe Alexandre a accordé une dérogation exceptionnelle au lycée Félix-Eboué, qui va être le lieu d’accueil unique des concours nationaux. Une trentaine de lycéens sont candidats aux grande écoles littéraires et scientifiques cette année. Ils doivent passer ces épreuves entre le 22 juin et le 16 juillet. « La particularité cette année c’est que, à cause du Covid-19, la mise en loge ne pourra pas être en place. Les candidats guyanais vont donc plancher exactement aux mêmes horaires que ceux de la Métropole c’est-à-dire que, chez nous, certaines épreuves vont commencer à 4 heures du matin », souligne Jacques Démarolle.
 
4 - La rentrée de septembre déjà en préparation
Les différents plans de reprise et les protocoles sanitaires élaborés dans les collèges et lycées de l’académie préfigurent les conditions d’une rentrée en septembre. Pour scolariser tous les élèves, différents scénarios devront être établis, souligne Alain Ayong le Kama : « On ne pourra plus revenir à un schéma-type pour tous les établissements à la rentrée. Les équipes vont avoir plus d’autonomie quant à l’organisation pédagogique et aux rythmes scolaires. Il faudra être hybride dans l’offre pédagogique, mixer présentiel et distanciel. »
« Nous travaillons sur un plan A et un plan B, explique Jacques Démarolle, mais si on doit accueillir toutes les divisions, à raison de 15 élèves par salle de classe, et que les élèves ne quittent pas leur salle de classe même par rotation par moitié, ça ne passera pas. Des rotations sont possibles entre le matin et l’après-midi : la difficulté, c’est d’imposer des rotations supplémentaires aux transporteurs qui ne savent déjà pas comment ils vont faire avec leurs rotations ordinaires… S’ajoute la problématique des locaux : la seule solution, ce sera de dégrader le présentiel des élèves. »

D’ici à septembre, de nombreux chantiers doivent être achevés, annonce Rodolphe Alexandre : « J’ai anticipé la rentrée en lançant des travaux partout sur le territoire : on refait les carrelages, des toitures, les sanitaires, etc. Une des priorités : les lavabos, qui doivent être équipés de manière à être déclenchés par le genou ou avec une pédale […] On travaille en ce moment à une commande de sas de décontamination à installer à l’entrée des établissements. C’est une des solutions envisagées pour assurer la rentrée, au-delà des masques, des gels, etc. »
 
L’oral du bac de français annulé
Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé la semaine dernière que l'épreuve orale du bac français est annulée. Elle sera par conséquent validée par le contrôle continu.
 

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