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Cohabitation entre petits et grands réussie au collège de Soula

Karin SCHERHAG Mardi 03 septembre 2013
Cohabitation entre petits et grands réussie au collège de Soula
De la maternelle au CM2 : une centaine d'élèves de primaire passera l'année au collège en attendant la construction d'un second groupe scolaire à Soula 1 (KS)

La première rentrée au collège Sylvère-Félix restera dans les annales, puisque faute d'école, 121 élèves de primaire ont eux aussi fait, hier, leurs premiers pas dans l'établissement, aux côtés des grands.

Certains parents n'osaient plus y croire : le collège de Soula a pourtant enfin ouvert ses portes, hier matin, avec un an de retard et quatre reports. Une rentrée très particulière car, en plus des quelque 200 collégiens inscrits ici, ils étaient 121 élèves de primaire à faire leurs premiers pas dans l'établissement. De la maternelle au CM2, quatre classes à double niveau ont été aménagées dans l'aile qui jouxte le gymnase.
Une convention signée en juillet entre le Département et la mairie de Macouria permet cette cohabitation originale, prévue pour durer un an. Le temps des travaux de construction d'une seconde école à Soula 1, pour absorber le trop-plein d'élèves du groupe scolaire Edmé-Courat.
DÉTAILS MATÉRIELS À RÉGLER
« En cas de retard, la convention pourra être reconduite, souligne Alain Tien-Liong, le président du conseil général. Le collège Sylvère-Félix est conçu pour accueillir 600 élèves, il n'est pas encore rempli ; cette cohabitation ne pose donc aucun problème. » Pour Gilles Adelson, le maire de Macouria, c'est même « la solution idéale, puisque cela évite de faire cours dans des préfabriqués. Et puis comme ça, les CM2 sont déjà un peu chez eux (sourire) » .
Quatre classes, deux bureaux et un bloc sanitaire sont réservés à l'école primaire. Et pour que la cohabitation entre tout-petits et collégiens se passe sans accroc, une cloison de séparation a été installée. « On a notre propre entrée, à l'arrière, c'est vraiment parfait » , glisse Martine Charles, qui enseigne aux CM1-CM2. Quelques détails doivent cependant être réglés : qui dit double niveau, dit organisation spécifique. « On a paré au plus urgent mais il nous manque un deuxième tableau par classe » , raconte l'enseignante. « Et faute de matériel, les maternelles n'ont pas pu faire leur rentrée aujourd'hui (lundi) » , ajoute Carine Estienne-Poder, la responsable adjointe de l'école.
PAS D'ANGOISSE CHEZ LES PETITS
Chez les élèves, les angoisses se sont rapidement dissipées et ils en oublieraient presque leur ancienne école. « C'est impressionnant et ça fait un peu bizarre au début, avoue Régan, mais j'aime bien ma classe. » Janio, lui, est même soulagé. « Avant, j'étais à l'école de Zéphir (Cayenne) et je me sens beaucoup mieux ici. Plus en sécurité. » D'autres, comme Anaïs, ont déjà investi les lieux et se réjouissent de pouvoir profiter d'une aussi grande cour de récréation.
(1) Prévisions du SSA (Service statistique académique)
(2) Prévisions du SSA (Service statistique académique)
(3) Prévisions du SSA (Service statistique académique)
- REPÈRES - Les chiffres de la rentrée 2013
Les élèves :
77 960 (1) élèves font leur rentrée cette année sur la Guyane. Ils sont 44 007 (2) dans le premier degré et 33 953 (3) dans le second degré.
 
Les enseignants de l'académie : Ils sont, pour l'année 2013-2014, 2 509 dans le premier degré. Puis, 2 324 enseignants dans le second degré. À ces postes s'ajoutent 263 stagiaires.
 
Les établissements du département :
162 écoles
32 collèges
4 lycées généraux et technologiques
6 lycées polyvalents
5 lycées professionnels
- Un air frais sur le Moulin à vent
Une assistante maternelle entrouvre la porte du directeur. Elle passe la tête et demande où se trouve la trousse d'infirmerie. Une petite fille entre à son tour, des larmes coulent le long de ses joues. La première chute de l'année en récréation. « La rentrée s'est bien passée, mais il y a beaucoup de choses à régler » , dit calmement Jocelyn Fermélia. Cette année, il a hérité de la direction du groupe scolaire du Moulin à vent, à Rémire-Monjoly. Un bel établissement qui accueille 418 élèves. « Pour l'instant, car on a encore des places libres » , souligne le directeur. De plus, il va devoir composer avec la création de deux classes supplémentaires. L'an dernier, le groupe comptait onze classes élémentaires et cinq maternelles. À celles-ci s'ajoutent désormais une classe à deux niveaux (cours préparatoire et élémentaire 1re année) et une classe d'initiation. La première est d'ores et déjà effective. Avec, à sa tête, une jeune enseignante qui a su capter l'attention de ses petits écoliers. Même si quelques pleurs se font encore entendre chez les plus sensibles...
La Clin (classe d'initiation) n'est pas encore fonctionnelle. L'affaire de quelques jours, en réalité. « Nous avons la salle et on l'aménage pour accueillir les enfants, explique le directeur. Ils seront douze ou plus, on ne le sait pas encore. » Cette nouvelle classe va permettre de réunir les écoliers qui ne maîtrisent pas la langue française. Élodie Vovard sera leur professeur. « J'ai passé cinq ans à Grand-Santi, mais c'est la première fois que je vais travailler avec cette forme de classe, explique-t-elle. On va faire des évaluations pour savoir qui en a besoin. Ce sont des élèves qui n'ont pas de difficultés particulières, si ce n'est celle de ne pas encore bien parler le français. Ça va être une super expérience. J'ai hâte, car les petits enfants non francophones apprennent très vite. »
À peine a-t-elle le temps de prononcer ces mots que Jocelyn Fermélia l'appelle. Des employés municipaux viennent d'apporter des tables, des chaises et réparent la climatisation. Il ne manque plus qu'un bureau. « À partir de mercredi, on pourra commencer » , se félicite-t-il. T. F.
Jocelyn Fermélia, directeur, et Élodie Vivard, professeur de la classe d'initiation du groupe scolaire du Moulin à vent (TF)

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