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Cette rentrée du 11 mai, ils n’en veulent pas !

P.R. Jeudi 7 Mai 2020 - 00h02
Cette rentrée du 11 mai, ils n’en veulent pas !

Les élus locaux et parlementaires ont écarté le plan de reprise des établissements scolaires que leur a présenté le Recteur mercredi. 

 Le Recteur n’a réussi à convaincre ni le président de la CTG Rodolphe Alexandre, ni le sénateur Antoine Karam, ni les députés Gabriel Serville et Lénaïck Adam, ni le président de l’association des maires David Riché. Alain Ayong Le Kama leur présentait hier mercredi 6 mai son plan de reprise des établissements scolaires.

Les édiles ont maintenu leur position : les garanties ne sont pas réunies pour une rentrée en mai.

Les élus présents lors de la réunion du jour ont tenu cette position, commune comme rarement jusqu’à être votée unanimement par les conseillers territoriaux lors de la séance du 27 avril dernier.

Idem pour les maires qui voté une motion en ce sens la semaine dernière. Plusieurs d’entre eux ont encore réaffirmé leur position à travers des communiqués ces derniers jours. Motion que seuls les maires de Régina et Saint-Élie n'ont pas signé, préférant aviser directement avec leurs conseils municipaux. 

Enfin, rappelons que lors d’un vote consultatif le 28 avril dernier, Lénaïck Adam (LREM) a voté pour le plan de confinement du gouvernement, alors que Gabriel Serville s'est abstenu. Les sénateurs Georges Patient et Antoine Karam ont également voté pour ce plan le 4 mai dernier, lors de la présentation du projet de loi sur le déconfinement. 
Rendez-vous en septembre
Outre les conditions sanitaires, s’ajoute pour les élus locaux la problématique de leur responsabilité pénale, qui est engagée notamment si un personnel, un parent ou un élève viendrait à contracter le COVID-19 en se rendant dans son école, son collège ou son lycée.

Des parlementaires, dont le Sénateur Georges Patient, ont déposé des amendements ayant pour objectif d’exempter de responsabilité juridique les employeurs, les élus locaux et les fonctionnaires qui agiront sur le terrain pour le déconfinement.

Toutefois, pour Rodolphe Alexandre, « la situation n’est pas claire à l’heure actuelle, et la problématique demeure ». Et puis quid de l’approvisionnement des masques et des flacons de gel hydroalcoolique en grande quantité, qui seraient nécessaires dans les transports ou encore les classes ?

Le Premier Ministre et le président de la République ont reconnu le droit à la différenciation pour certains territoires. « Le personnel de la CTG affecté dans les collèges et les lycées n’a pas à répondre aux directives des gestionnaires, intendants, principaux ou proviseurs, qui viennent souvent contredire les consignes provenant des chefs de service et directeurs de la CTG », a tempêté Rodolphe Alexandre face au Recteur. 

Reste à savoir comment sera préparée la rentrée de septembre donc, aussi bien au niveau sanitaire qu’au niveau pédagogique. Les enseignants devront sûrement se réinventer pour accueillir des élèves qui n’auront pas fréquenté les bancs de l’école pendant presque six mois !

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6 commentaires

Vos commentaires

MartinEden 08.05.2020
Ouvrez les yeux

À lire les commentaires précédents, nous pouvons nous demander s'ils ont conscience de tous les éléments avant d'avoir des jugements catégoriques.
La Guyane à environ 150 cas seulement mais :
. Nous avons pour pays frontalier le Brésil où l'épidémie est bien plus conséquente.
. Nous avons aussi le Surinam sans hôpital avant Paramaribo.
. Nous avons des mules qui vont revendre leurs voyages '' commerciaux''.
. Le confinement n' a pas été respecté comme convenu sur tout le territoire.
. Écoles, collèges et lycées sont surpeuplés.
. Nous n'aurons pas à temps des centaines de milliers de masques par jour pour les élèves et personnels.

Nous pouvons être inquiets il me semble et même si la rentrée est seulement début septembre.
Bcp d'enfants sont transportés.
Les établissements sont surpeuplés donc les conditions sanitaires ne pourront pas être satisfaisantes.
La Guyane sera dans les derniers servis pour les masques et le gel.

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RAF973 08.05.2020

"Outre les conditions sanitaires, s’ajoute pour les élus locaux la problématique de leur responsabilité pénale, qui est engagée notamment si un personnel, un parent ou un élève viendrait à contracter le COVID-19 en se rendant dans son école, son collège ou son lycée. "....
Et si je l'attrape à l'hyper je peut porter plainte contre monsieur d'Hu ? Ou contre les élus qui ont autorisé l'implantation du dit magasin ou d'un autre ?? Idem pour les magasins de bricolage ??? Faut arrêter le délire et atterrir la !
C'est du grand n'importe quoi ce maintien de fermeture des écoles.
Rassurez moi , mesdames et messieurs les élus, les élèves auront tous droit à un redoublement forcé au moins ? ou bien non, ils auront tout simplement perdus 3-4 mois des scolarité ? J'ai retiré les vacances, je suis sympa ....
Si une année doit être perdu autant que tout le monde redouble et la cela aura un sens.
Pleutre ....

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Nespresso 08.05.2020
6 mois

Il faut compter six mois sans aucun contact avec la chose scolaire, ce qui pour des élèves majoritairement en grande difficulté est absolument catastrophique.
Ne parlons pas de télé-enseignement et autres fadaises pour un territoire où beaucoup de nos élèves n'ont pas accès à internet, ni même souvent à l'électricité !
Oui il faudrait avoir le courage de déclarer cette année année blanche et faire redoubler la totalité des scolarisés, mais ne comptons pas pour cela sur nos élus qui ont été élevés au jus de fruit lôkal "Paresse de Guyane" !

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cap40 08.05.2020
Sagesse guyanaise...

Au regard /
du grand nombre de personnes contaminées
du grand nombre d'hospitalisations
du grand nombre de personnes en réanimation
du nombre effarant de mortalité
et bien sûr du grave niveau de contamination des locaux scolaires...
la décision de rentrée en septembre (de quelle année au fait???) est pure sagesse.
On a les élus que l'on mérite... pour la Guyane décollé.

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Nespresso 07.05.2020
Ridicules !

On est sur la queue d'une épidémie qui s'avère finalement saisonnière et qui disparait inexorablement (dixit les services urgence et réa d'Ile de France et Nord Est) et nos édiles persistent à refuser la reprise des cours...
Mais ce n'est pas grave, le ridicule ne tue pas et notre département ne peut pas perdre de place : sur le plan scolaire il est déjà bon dernier...
Simplement je plains nos élèves, déjà en difficulté, qui vont aborder - dans quel état - +la prochaine année scolaire après une interruption de sept mois...
Apparemment ça ne dérange pas grand monde.

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bozo 07.05.2020
Attendre ?

Cela vaut il d'attendre septembre ?
Partant du principe que la grosse vague est déjà passée en Guyane, que en Guyane les structures médicales sont au top pour faire face à une nouvelle épidémie, que le Covid-19 n'est qu'une petite grippe qui ne tue que les gens qui devaient bien mourir un jour, et que les enfants sont tous immunisés, on peut alors ouvrir les écoles en mai.
Hélas la réalité est très différente, quelques mois de plus ne seront pas de trop pour préparer les scolaires, trouver des procédures, importer des équipements, etc...
Aucun doute, ce sera septembre.

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