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Baccalauréat : dernière ligne droite

Samedi 15 Juin 2019 - 03h15
Baccalauréat : dernière ligne droite
L'une des astuces pour éviter un stress inutile le jour de l'épreuve est aussi de ne pas arriver pile à l'heure mais un peu en avance. - DR

Les épreuves du baccalauréat commencent officiellement lundi matin par la philosophie. Cette année, 3 698 candidats se présentent dans l’académie. Trois conseils d’enseignants pour aborder ce dernier week-end de révision et appréhender cette semaine d’examen avec plus de sérénité.

S’organiser

Après une semaine de révision intensive les candidats entrent dans la dernière ligne droite avant les épreuves. « Je conseille aux élèves d’écrire un planning afin de définir des plages horaires pour réviser sérieusement mais la semaine de révision du bac est d’autant plus efficace si on a fait ses fiches régulièrement toute l’année avec des cartes mentales ou heuristiques par exemple », explique une enseignante à Melkior-Garré. Aussi, les enseignants préconisent de se couper de toute distraction pendant les heures de révisions planifiées et notamment du téléphone. « À partir d’aujourd’hui, il faut faire simple, c’est un peu tard pour approfondir, je conseille à mes élèves de se rappeler les grands titres et d’aller du général au particulier en déroulant un fil », préconise Jean-Étienne Sciano, professeur d’histoire à Félix-Éboué.

Manger sainement et dormir

L’ensemble des professeurs s’accorde sur une chose : il n’y a pas de pilule miracle pour affronter le bac mais avoir une alimentation saine et un bon sommeil aident. « Il faut faire du sport, se fatiguer pour bien dormir et surtout se détendre : aller à la plage, au cinéma », conseille Murielle Bafau, enseignante en français, à l’externat Saint-Joseph de Cluny. Les élèves les plus sereins « peuvent décrocher un peu pour laisser le corps et le cerveau se reposer mais les grosses fêtes du samedi soir avant le bac : non ! », recommande l’enseignante de Melkior-Garré.

Ne pas stresser

Mettre les bouchées doubles la veille des épreuves ne sert à rien. Pour Murielle Bafau : « Ils peuvent garder leurs fiches à proximité pour jeter un coup d’œil et faire un peu de relecture mais je leur conseille d’avoir confiance en eux quant au travail qu’ils ont fait durant l’année écoulée. »

Si le vrai secret pour avoir son bac reste le travail accompli pendant les années de lycée, Jaïr Tablon, professeur de lettres modernes au lycée Lama-Prévôt, est formel : « Il faut se dire qu’on n’a pas la tête vide et ne pas se laisser impressionner par l’épreuve. Le travail paie toujours. Même quand on a une scolarité à trous, il faut valoriser ce que l’on sait. »

A. G.

3698 candidats sont attendus cette année contre 3451 en 2018

1 420 en baccalauréat général dont 558 en économique et sociale, 357 en littéraire et 505 en scientifique.

796 en baccalauréat technologique dont 203 en sciences et technologies santé social, 24 hôtellerie restauration, 141 en industrie et développement durable, 69 en laboratoires et 359 en management et gestion.

1 482 en baccalauréat professionnel dont 567 en production et 915 en services.

La « grève du bac » divise

La Fapeeg, le Steg-UTG et le SE-Unsa, s’opposent à la grève nationale de la surveillance des épreuves du bac prévue lundi, relayée en local par cinq syndicats : le Snes-FSU, le Snetap-FSU, Sud éducation, le Snep-FSU et le Snalc-CSEN. « Nous ne souhaitons pas pénaliser nos élèves, mais leur assurer la meilleure éducation possible et un diplôme national ne fermant pas les portes à certains en raison de leur origine sociale ou territoriale », explique l’intersyndicale.

La Fapeeg, de son côté, dénonce dans un communiqué « ce qui apparaît comme une volonté délibérée d’ajouter au stress des examens, un autre stress inutile et inacceptable pour nos enfants. Si les épreuves sont perturbées, menant à leur annulation et à la reconvocation des élèves, peut-être que Mr le Ministre en portera en partie la responsabilité. Cependant, ce sont nos enfants qui ont subiront les conséquences. »

Le Steg-UTG comme le SE-Unsa s’accordent en partie sur les revendications de l’intersyndicale, qui demande le retrait de la réforme des lycées et du baccalauréat entre autres, mais pas sur le mode d’action. « Il serait irresponsable et contre-productif, d’opposer les enseignants aux élèves et à leurs familles, alors qu’il s’agit de défendre avec eux les conditions d’enseignement et d’égalité d’accès aux formations », précise l’Unsa dans un communiquée.

Les candidats du bac sont quoiqu’il en soit invités à se rendre aux épreuves comme prévu dès lundi dans les treize centres d’examens de l’académie dont huit pour le public, deux privés sous contrats et un lycée agricole. Le rectorat explique « avoir pris des mesures pour garantir le bon déroulement des épreuves au regard du mouvement de grève annoncé ».

Swan Aslot,professeur de philosophie au lycée Félix-Éboué

« 1 — Ne pas essayer d’apprendre par cœur mais comprendre.

2 — Ne pas se précipiter sur un sujet sous prétexte qu’un mot vous rappelle un cours mais prendre son temps pour choisir le sujet.

3 — Prendre son temps en général. Ne pas se dire : plus vite j’ai fini, plus vite je suis sorti. Il vaut mieux prendre quatre heures que de redoubler une année.

4 — Ne jamais oublier de définir les termes importants ! »

Swan Aslot, professeur de philosophie au lycée Félix Éboué - DR
Dominique Shroder,professeur d’histoireau lycée Gontran-Damas

« Quelle que soit la discipline, les élèves peuvent regarder des vidéos pédagogiques et faire un sujet ou une partie d’un sujet type pour s’entraîner […] Lors de l’épreuve, le respect de quelques règles élémentaires permet d’éliminer au moins 50 % de fautes d’orthographe et il faut penser à soigner la structure de sa copie pour qu’elle soit agréable à lire et à corriger. »

Dominique Shroder, professeur d’histoire au lycée Gontran Damas - Angelique GROS
Jaïr Tablon,professeur de lettres modernes au lycée Lama-Prévôt

« Dans l’optique du bac de français, je conseille aux élèves de relire leurs fiches et de se constituer une équipe pour discuter de séquences de chapitres, faire des séances d’explication de texte à l’oral pour qu’ils puissent constater que la parole vient naturellement sans être tétanisé par l’épreuve. Je conseille également de revoir les conseils de méthodologie et les astuces pour commencer un récit ou l’achever et se souvenir des préconisations des professeurs. »

Jaïr Tablon, professeur de lettres modernes au lycée Lama Prévôt - DR
Éducation : la coopération franco-brésilienne s’organise

Le 30 mai dernier, au milieu des milliers de manifestants descendus dans les rues du Brésil pour défendre l’éducation se trouvait une délégation intersyndicale guyanaise. C’est à Oiapoque que le Snes, Snesup et Sud éducation ont rejoint leurs homologues de l’université de l’Amapa, les élèves, étudiants et citoyens pour protester contre les coupes budgétaires des universités notamment.

Dans un communiqué, l’intersyndicale explique : « Il apparaît que les similitudes sont fortes entre les politiques menées par nos deux pays, inspirées par le néolibéralisme et l’autoritarisme. »

La délégation guyanaise a pu rencontrer les syndicats de l’éducation brésiliens : Sindufap, section de l’Andes, et Sinsepeap. « Nous avons évoqué nos points communs et des pistes de travail pour une convergence et une coopération entre nos organisations syndicales ».

Une délégation Snes et Sud éducation doit notamment se rendre au forum social amazonien les 4, 5 et 6 juillet prochain, à Oiapoque, et officialiser concrètement cette coopération.

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