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Avec la communauté éducative, le lycée Bèrtene Juminer poursuit son mouvement

Gaetan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr) Vendredi 26 Novembre 2021 - 11h20
Avec la communauté éducative, le lycée Bèrtene Juminer poursuit son mouvement
Mobilisation de la communauté éducative à Saint-Laurent-du-Maroni - DR

 À la suite de l’agression au couteau d’un enseignant de Saint-Laurent-du-Maroni cette semaine, la communauté éducative de l'Ouest-Guyanais continue de se mobiliser. Elle souhaite amplifier le mouvement jusqu’à ce que ses revendications soient entendues. Une “grande journée de mobilisation” est prévue jeudi 2 décembre dans la commune.

 Comme nous le rapportions cette semaine, lundi soir un enseignant du lycée Bertène Juminer a été victime d’une agression au couteau sur le parking de son établissement. 

Rejoint par des professeurs de différents collèges et lycées, par des élèves ainsi que leurs parents, la communauté s’est d’abord rassemblée puis a marché dans les rues de Saint-Laurent-du-Maroni dès le lendemain des faits.

Mercredi, un nouveau rassemblement a eu lieu devant la sous-préfecture de l’ouest-guyanais. Une délégation de la communauté éducative a même été reçue pour faire part de ses revendications. Mais selon Alexis Dauxais, enseignant au Lycée Bertène Juminer : « La délégation est ressortie complètement dépitée, elle n’a pas du tout été écoutée ». Cela ne change cependant en rien « la volontée de l’ensemble de la communauté éducative et de l’ensemble des gens qui participent de continuer et d’accroître le mouvement pour faire face au mépris de la sous-préfecture », ajoute le professeur.

Jeudi une nouvelle assemblée générale au gymnase du lycée a pris place. « Entre 150 et 200 personnes étaient présentes». La réunion d’hier a ainsi décidée d’organiser « une grande journée de mobilisation » jeudi prochain, le 2 décembre.

Entre temps, la plupart des enseignants exercent leur droit de retrait au lycée. Alexis Dauxais témoigne encore : « Le mouvement continue, s’amplifie et s’accroît. Le but est de faire que l’on soit encore plus nombreux pour qu’il y ai un rapport de force. On ne va pas demander gentiment, parce que c’est ce qu’on a fait jeudi et cela n’a pas fonctionné. L’objectif est d’avoir un rapport de force suffisamment puissant pour que les pouvoirs publics nous écoutent.»


Liste des revendications de la communauté éducative de l’Ouest-Guyanais
« À la suite des discussions de l’Assemblée Générale des personnels éducatifs en lutte de la commune de Saint Laurent du Maroni, nous avons décidé de porter à votre attention les revendications suivantes. Elles sont de nature à nos yeux à garantir un minimum de sécurité aux abords et dans les établissements scolaires.

Nous exigeons tout d’abord en urgence :
-un renfort conséquent de gendarmerie et de police.
-une présence systématique d’agents de la circulation aux carrefours devant les établissements.
-la cantine scolaire gratuite
-le transport scolaire gratuit
- un plan pour doter les établissements du second degré d’éducateurs spécialisés. (D’abord, un par établissement, avec comme objectif final un taux d’encadrement d’un pour 20 élèves.)
-Doter les établissements du 1er degré d’assistants de service social.
-Un personnel dédié pour la commune pour aider les élèves, leurs familles et les enseignants victime de violences.
- un renfort conséquent de l’ASE et de la PJJ.
-la mise au point d’un protocole de sécurité, destiné aux établissements, et à intégrer à chaque DUERP.

Nous exigeons à moyen terme, c’est-à-dire à mettre en place d’ici la rentrée 2022 :
-Nomination d’un juge des enfants à Saint Laurent.
-Un collège provisoire, pour permettre aux autres collèges de diminuer le taux d’élèves par classe.
-La montée en puissance du MECS
-Installation d’une antenne de l’IRDTS a Saint laurent
-L’implantation de structures spécialisées : ITEP, IME, UPE2A, ULIS
-La création d’une MJC

À plus long terme, nous exigeons :
-L’implantation d’un observatoire de la non-scolarisation.
-L’implantation d’un commissariat
-La création d’une cuisine centrale, destinée à livrer des repas dans tous les établissements du 1er comme du 2nd degré.
-Un plan pluriannuel de construction scolaire.

Nous exigeons enfin la nomination d’un comité de suivi paritaire, afin de pouvoir contrôler l’application sur la durée de ce plan de sauvetage de la jeunesse de Saint-Laurent du Maroni.»
 

Pour en savoir plus :

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Vos commentaires

BELLOD 27.11.2021

Si les autorités (Etat, collectivités) pouvaient apporter des réponses rapides à leur demandes pour la plupart légitimes… Et si les commentateurs pouvaient éviter de n'y voir que des citoyens qui "quémandent"…

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