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« Annou levé pou nou jénès! »

Rosane FAYET Jeudi 10 avril 2014
L'intersyndicale hier, appelant à la grève et à une marche (aujourd'hui et mardi 15 avril) (RF)

À l'heure où les violences scolaires sont sous le feu des projecteurs, une intersyndicale s'est formée. Elle appelle à la grève et au rassemblement, dès aujourd'hui, et exige notamment de l'État que toute la Guyane soit placée en Réseau d'éducation prioritaire.

2008. Il faut remonter à cette date pour les voir faire front commun. Sur fond de faits divers successifs, les syndicats du 1er et 2nd degré (SNUipp-FSU, Se-Unsa, Snetaa Guyane, Steg-UTG, Sud éducation) ont formé cette semaine une intersyndicale pour dire « Ce n'est plus possiIble! Annou levé pou nou jénès! »
L'intersyndicale invite personnels, parents d'élèves et élus à un rassemblement aujourd'hui, avant une grève du 1er et du 2nd degré mardi prochain (1). Deux revendications fortes ressortent. D'abord, que l'État lance un plan massif d'investissement pour les constructions scolaires. « Juste pour rattraper le retard, il faudrait construire au moins 10 collèges, 5 lycées et 500 classes dans les dix ans à venir. »
L'autre exigence de l'intersyndicale est que l'académie Guyane tout entière soit placée en « REP plus » (pour réseau d'éducation prioritaire). Une demande qui s'accompagne de celle des créations de postes. Christophe Bouchy, secrétaire départemental en FSU, illustre la carence : « À population (jeunesse) égale, la Guyane ne dis pose que de 89 salariés pour l'encadrement de 1 000 jeunes contre 153 en Martinique. » Le REP plus, « c'est possible! » , affirme Joël Pehau, secrétaire national du Se-Unsa, de passage dans le département. La situation de la Guyane est unique... et tous les indicateurs le soutiennent. » Il garantit qu'il fera aussi écho de ces violences scolaires galopantes auprès du ministère. La secrétaire générale au Steg-UTG pointe par ailleurs « le mépris du recteur » , absent du territoire depuis une semaine. « Et à Paul-Kapel, on propose un ou deux assistants d'éducation en plus et c'est fini! » s'emporte Michelle Couëta. « C'est mépriser le choc psychologique » . Sarah Ebion, du Snes-FSU, saisit l'occasion pour dénoncer le manque d'implication de la classe politique. « Est-ce qu'il faut attendre qu'il y ait un mort! ? »
(1) Rendez-vous au rectorat à partir de 7 heures. Puis au collège Paul-Kapel à 9 h 30. Mardi 15 avril, jour de grève, une marche est prévue au départ du campus Saint-Denis (à 7 h 30), en direction de la préfecture.

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