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Afpa : trois salariés protégés sur la sellette

Kerwin ALCIDE Jeudi 26 septembre 2013
Afpa : trois salariés protégés sur la sellette
Le tribunal a décidé de la liquidation judiciaire avec la prolongation d'activité pendant trois mois (photo d'archives)

Avec la confirmation de la liquidation judiciaire de l'Afpa, trois salariés, tous délégués du personnel, craignent pour leur avenir. L'entreprise a lancé plusieurs procédures de licenciement à leur encontre.

Ils redoutent que l'Association de formation professionnelle pour adultes (Afpa) profite de sa liquidation judiciaire pour les évincer alors que les précédentes tentatives avaient échoué. L'Afpa, en proie à de multiples difficultés financières, a présenté hier au tribunal la résolution de son plan de continuation. Et dans la foulée, l'Opérateur public régional de formation (OPRF) a présenté une offre de reprise des activités et du personnel. Sauf pour trois salariés, des délégués du personnel.
En début de semaine, l'un d'eux a écrit au procureur pour lui rappeler que « trois demandes d'autorisation de licencier ont été introduites auprès de l'inspection du travail et du ministère du Travail qui ont rejeté l'autorisation de licencier » . En clair, entre l'Afpa et ces trois salariés, la lune de miel est un vieux souvenir. À tel point que l'inspection du travail, dans une décision en date du 31 janvier dernier, notait qu'au moins deux de ces salariés faisaient « l'objet d'un harcèlement moral de la part de l'entreprise, qui d'une part ne lui (leur) donne aucun travail à effectuer depuis juin 2011 et d'autre part du fait de la multiplication des procédures de licenciement dont elle (ils) fait(font) l'objet » . Déjà en 2001, une inspectrice de travail estimait, pour ces trois salariés, qu'un « lien entre le mandat exercé et la mesure de licenciement a été relevé » . Elle ajoutait même que « le licenciement économique ne doit pas être - dans sa cause première et déterminante - inhérent à la personne du salarié » . Il y a quelques semaines, l'Afpa avait pris conseil auprès d'une société d'avocats spécialisée. Pas de réponse probante.
L'ENSEMBLE DU PERSONNEL INTÉGRÉ À LA NOUVELLE STRUCTURE
La CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement-confédération générale des cadres), dont l'un des adhérents est visé par ces procédures, vient d'écrire au président de Région, lui rappelant qu'il s'était engagé le 17 janvier dernier à intégrer l'ensemble du personnel à la nouvelle structure. Mais, à l'analyse de la situation, tout porte à croire que ces trois salariés ne figurent pas dans les plans de l'OPRF qui regroupera désormais le Cnam, l'Irig Défis et l'Afpa. « Il est donc clair que c'est un acharnement plus que contestable de la part de l'Afpa Guyane via l'offre partielle de reprise à obtenir une autorisation administrative de licenciement » , écrit ce salarié à l'adresse du procureur. Un brin fataliste...

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