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"Veut-on réellement développer l'agriculture en Guyane" ?

Michel LE TALLEC Lundi 7 Octobre 2019 - 11h16
"Veut-on réellement développer l'agriculture en Guyane" ?
Jean-Yves Tarcy, président du Grage, aux côtés d’Eric Bureau, trésorier, et deux adhérents, Charlette Hovel (Montsinéry-Tonnégrande) et Joël Villarsin (Matoury) - MLT

Foncier et accompagnement à l’installation sont les points de blocage qui freinent le réel développement de l’agriculture sur le territoire, selon le syndicat agricole Grage. Un courrier de doléances va être envoyé en préfecture.

Le syndicat agricole Grage (Groupement régional des agriculteurs de Guyane) n’est pas content et il va le faire savoir par un courrier de doléances qui sera envoyé sous peu en préfecture.

C’est pour finaliser cet « appel aux autorités », selon les propos de Jean-Yves Tarcy, président du Grage, qu’une assemblée générale ordinaire s’est tenue dimanche 6 octobre, à La Carapa, sur la commune de Macouria.

Une quarantaine d’adhérents du syndicat y participait. « La question est de savoir si l’on veut réellement développer l’agriculture sur ce territoire, précise Jean-Yves Tarcy. Sincèrement, nous n’en avons pas vraiment l’impression. »

Pour le jeune syndicaliste, deux points de blocage subsistent : le foncier et les accompagnements à la création. « En ce qui concerne les terres, le Sar (schéma d’aménagement régional) date de 2016, nous sommes en 2019 et nous ne voyons pas les choses bouger. Dix dossiers sont toujours en attente, alors que des communes, dans leur PLU (Plan Local d’Urbanisme), ont classé certaines de leurs terres en zones agricoles. »

En cause, pour Jean-Yves Tarcy, les dossiers qui « traînent entre la CTG et l’Etat », d’où la demande de « révision du Sar de 2016. « Il faut que des réponses soient apportées le plus vite possible. »

Second point de blocage, les accompagnements à la création. « Créer une nouvelle structure agricole est une chose, mais ça coûte cher, très cher, eu égard aux spécificités du territoire. Il faut défricher, créer des pistes, viabiliser…

Il y a des aides à l’installation, les DJA (Dotation jeunes agriculteurs), bien sûr, mais après ? Le jeune agriculteur a besoin de trésorerie pour continuer, et souvent il a dépensé toute sa dotation pour se lancer. Et il abandonne, d’autant plus que les banques sont souvent frileuses pour prêter… » Pour Jean-Yves Tarcy, il faut donc mettre en place une « politique véritablement ambitieuse
en matière d’accompagnement à l’installation. »
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GILLES BERNARD 09.10.2019

Volonté politique de sous-développement.

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