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Une motion pour la réouverture des bars et restaurants

A.G. Lundi 29 Juin 2020 - 18h44
Une motion pour la réouverture des bars et restaurants
Alain Eoche, patron du restaurant le Chéri et président du Groupement des restaurateurs guyanais. - DR

La décision de fermer tous les bars et restaurants du territoire provoque l’indignation des acteurs du secteur. Le Groupement des restaurateurs guyanais a transmis une motion au préfet pour exiger la réouverture de leurs établissements.

« Qu’on me prouve que nous sommes responsables de la diffusion du virus, assène Alain Eoche, patron du restaurant le Chéri et président du Groupement des restaurateurs guyanais. Il y a une liste des quartiers les plus touchés par l’épidémie. S’il y avait un restaurant dans ces secteurs-là, on serait tout à fait d’accord qu’il soit fermé et ne reçoive pas le public. » Une motion qui conteste le bon droit de l’arrêté préfectoral ordonnant la fermeture des bars et des restaurants a été votée ce matin à la Chambre de commerce et d’industrie, lors d’une réunion du Groupement des restaurateurs guyanais. Cette association, créée fin mars dans le contexte de la crise sanitaire, regroupe une cinquantaine d’adhérents mais plus d’une centaine de chefs d’entreprise du secteur était présents. « On n’a rien contre la fermeture des restaurants ou d’autres types de commerces, si la situation l’exige. Ce qui nous révolte, c’est que des arrêtés préfectoraux soient pris illégalement. Le droit à l’activité professionnelle, d’entreprendre, c’est un droit qui a une valeur constitutionnelle. Ce droit-là ne peut pas être entravé par des mesures disproportionnées. Or ça fait déjà trois mois et demi qu’on a baissé nos rideaux. Fermer un type de commerce plus qu’un autre, c’est anormal, du point de vue de la concurrence. On ne peut pas dire à des commerçants qui travaillent habituellement douze heures par jour et qui, depuis trois mois, n’ont pas un centime de revenu qu’ils ne sont pas considérés comme essentiels », souligne Alain Eoche.
La motion a été transmise au préfet par le député Gabriel Serville, cet après-midi. Le groupement indique d’ores et déjà être en train de préparer un référé liberté.
Couvrir le montant des charges fixes
Le Groupement des restaurateurs guyanais s’indigne de ne pas avoir été consulté avant que cette décision soit prise. « Quand j’ai appris la visite de la ministre, j’ai demandé une audience et je n’ai jamais eu de retour. C’est faire preuve d’un dédain incroyable de venir dans un pays pour fermer tous les restaurants sans leur adresser un mot. Il y a quand même des limites », s’insurge Alain Eoche.
Alors que le secteur entier est au bord du gouffre, une première réunion a été organisée cet après-midi avec le service économique de la préfecture, afin de mettre en place un plan d’urgence et tenter d’éviter la mort de dizaines d’établissements.

Les chefs d’entreprise sont clairs : les mesures de chômage partiel ou de prêts, mises en place avec plus ou moins d’efficience, ne suffisent pas. Le groupement demande une subvention qui permettrait de couvrir le montant des charges fixes durant la période de la crise sanitaire. « Dans la restauration, les charges fixes représentent de 20 à 30% du chiffre d’affaires donc on demande une subvention à hauteur de 25 %. A titre d’exemple, quand je commence le mois, je suis déjà à moins 7.000 euros entre le loyer, l’électricité… », explique Alain Eoche.

Pour lui, il est aussi nécessaire d’arrêter d’opposer économie et santé. « J’ai l’impression qu’on sert d’alibi. Les entreprises de la restauration peuvent très bien ouvrir en suivant des règles sanitaires très strictes et précises. Nous sommes tous habitués à cela (…) J’ai des salariés qui m’appellent et ils sont en larmes au téléphone. La question qu’ils me posent ce n’est pas quand on va rouvrir mais si on va rouvrir. Il y a l’aspect humain à prendre en compte. »



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3 commentaires

Vos commentaires

jesaispas 30.06.2020
quartiers

Il faut nommer les quartiers,les mettre en avant pour que les habitants prennent conscience du danger,l'ARS ne communique pas sur l'âge des patients hospitalisés,les jeunes sont autant concernés que les autres parce qu'ils ont des pathologies.
ON VA OU !!

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Vendeta973 30.06.2020
Soldat Louis

Du rhum Des Femmes, etc, etc...

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mikeromeo 30.06.2020

Un bon conseil, M Eoche (faudra que je fasse votre restaurant quand même) : Attaquez au TA en référé. Sans finesse.

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