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Un mois sans internet à Pariacabo

Jeudi 18 Juillet 2019 - 03h25
Un mois sans internet à Pariacabo
L'intervention des agents, hier matin. - Aurélie Ponsot

Les entreprises de la zone industrielle, à Kourou, ont été privées de moyens de télécommunication après qu’un camion eut heurté deux poteaux téléphoniques. L’entreprise SII a manifesté son mécontentement. Des agents sont intervenus hier matin, au lendemain d’un appel de notre journal à Orange.

Le téléphone, c’est simple comme un coup de fil ! Hier après-midi, vingt-quatre heures après un appel de FA Guyane à Orange, les entreprises de la zone industrielle de Pariacabo, à Kourou, ont retrouvé le téléphone. Cela faisait un mois qu’elles attendaient.

Tout commence le 28 juin au petit matin. Un camion heurte et arrache deux poteaux téléphoniques qui bordent la route de la zone industrielle. Les entreprises environnantes n’ont plus d’accès téléphonique et donc plus d’internet. Un coup dur quand il faut transmettre commandes, factures ou devis par courrier électronique.

La Socièta Italiana di Ingegneria (SII), qui œuvre dans la chaudronnerie et la tuyauterie industrielle pour le centre spatial, essaie tant bien que mal de contacter Orange en vue d’une intervention rapide. L’opérateur s’engage à se déplacer le 1er juillet au matin, une intervention rapidement annulée. Le dépannage se fera le 8 juillet, assure de nouveau Orange, selon le témoignage du patron de SII. Puis plus de nouvelles. SII n’arrive plus joindre les agents. Dès qu’elle s’identifie sur le serveur vocal, la communication est coupée nette, affirme son dirigeant.

D’autres entreprises pallient le problème comme elles peuvent. Usig, également installée à Pariacabo, est allée à Cayenne chercher une clef 4G, pour accéder à internet. Une solution qui ne permet pas de travailler correctement, le débit étant beaucoup trop lent. La société SII voit sa situation empirer de jour en jour et craint d’être obligée de placer certains de ses 27 employés au chômage technique si elle ne retrouve pas rapidement une connexion à internet. Le 8 juillet, son responsable Jérome Manoukian pose un drap revendicatif sur la façade de l’entreprise. « Je demande juste un palliatif, une connexion à internet pour pouvoir traiter mes mails de commandes...»

Les 10 et 11 juillet, deux poteaux téléphoniques sont installés, puis de nouveau le silence. Mardi, en début d’après-midi, notre journal contacte la direction d’Orange afin de comprendre pourquoi le dépannage n’est toujours pas effectué, supposant peut être une contrainte technique compte tenu de la présence d’une ligne à haute tension. En fin d’après-midi, SII est contactée par l’opérateur qui lui annonce que dépannage aura lieu le lendemain matin. Le dossier était bloqué car « en attente d’une demande d’intention de commencement de travaux ». Effectivement, hier matin, des techniciens étaient sur place pour recâbler toute la zone. Un miracle n’arrivant jamais seul, le téléphone refonctionnait dès le milieu d’après midi.

Aurélie PONSOT

L'un des deux poteaux téléphoniques cassés à Pariacabo. - Aurélie Ponsot
L'un des deux poteaux cassés sur la zone de Pariacabo / photo APo - Aurélie Ponsot

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