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Trois mois de sursis pour la Chambre des métiers

Samedi 22 Juin 2019 - 03h40
Trois mois de sursis pour la Chambre des métiers
Stéphane Lambert, 3e vice-président de la CMA, Roberto Osseux, président de la CMA et Jason John, 2e vice-président de la CMA, annonçaient la mort de la CMA jeudi 13 juin - Angelique GROS

Une avance de 200 000 euros de la CTG sort temporairement la Chambre des métiers et de l’artisanat de la tourmente.

L’avenir de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) reste toujours en suspens mais est garanti pour au moins trois mois. Il y a quinze jours, la CMA apprend l’existence d’un dispositif législatif de la loi de finance de 2018, voté en décembre 2017, exonérant les artisans réalisant un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 5 000 euros de la taxe pour frais de CMA. Conséquence : son budget d’environ 1,5 millions, alors à l’équilibre, est amputé de près de 230 000 euros (FA Guyane du 14 juin). L’assemblée générale de la CMA se déroulait jeudi soir et le budget, adopté le 29 novembre, aurait du être revoté. « La préfecture nous a expliqué avoir trouvé une solution qui pourrait consister en une subvention exceptionnelle mais elle attend un retour de Paris », précise Roberto Osseux. En attendant, le vote a pu être reporté grâce à une avance de trésorerie de 200 000 euros de la Collectivité territoriale de Guyane. La CMA pourra payer les salaires, la dette jusqu’à septembre.

Le manifeste de Cayenne

Pour Roberto Osseux, le gouvernement manque de considération pour les spécificités de la Guyane. « Au plan national ça représente 7 % mais chez nous, c’est près du triple. L’État aurait dû réaliser une étude d’impact.» Roberto Osseux et ses homologues antillais, eux aussi affectés, ont profité de l’assemblée générale de la CMA de Guyane pour signer le manifeste de Cayenne, qui demande une compensation de l’exonération pour frais de taxe CMA. « L’article de la loi de finances prévoit une compensation pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale et nous demandons qu’elle soit étendue aux CMA », explique Roberto Osseux. Dès lundi, il exposera la situation à l’occasion de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat et demandera à rencontrer Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, pour défendre les CMA des Outre-mer.

Angélique GROS

Henri Salomon,président de la CMA de Martinique

« Nous avons été oubliés et c’est une injustice parce que dans les trois départements nous avons fait un travail remarquable pour redresser nos situations financières. Aujourd’hui, on peut se demander s’il y a une égalité de traitement. Nous perdons 300 000 euros donc près de 20 % de notre budget alors que le nombre d’artisans a augmenté de 5 %. »

Simon Vainqueur,président de la CMA de Guadeloupe

« Nous avons été amputé de 26 % de notre budget soit environ 466 000 euros […] Je pense que c’est une erreur de la DRfip car il faut savoir que, dans les Antilles-Guyane, nous avons très peu d’industrie, donc ce sont les artisans qui sont le tissu économique de nos territoires. Alors qu’on me dise qu’il y a plus de 25 % d’artisans qui font moins de 5 000 euros de chiffre d’affaires, c’est une aberration. À aucun moment, il n’y a eu des croisements de fichiers ; à aucun moment,, on a fait appel à nous et la loi nous est juste tombée sur la tête. »

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