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APATOU

Transport scolaire : la grogne des parents de Maïman

F.P Lundi 07 janvier 2019
Transport scolaire : la grogne des parents de Maïman
Environ trente lycéens du village Maïman se rendent tous les jours à Saint-Laurent. Pour récupérer le bus scolaire, ils doivent marcher plusieurs kilomètres dans des conditions périlleuse - F.P

Apatou. Les parents d’élèves du village Maïman, grognent contre la CTG et la société de transport de bus scolaires qui refuse d’entrer dans le village pour procéder au ramassage scolaire.

En avril dernier, excédés par la situation vécue par leurs enfants, les parents d’élèves du village Maïman, à Apatou, soutenus par l’association des parents d’élèves de la fonction publique (Peep), ont envoyé un courrier à Rodolphe Alexandre, au préfet ainsi qu’au recteur.

Les chauffeurs de bus scolaire refusent d’entrer dans le village pour récupérer les lycéens qui se rendent dans leurs établissements à Saint-Laurent-du-Maroni. Ces derniers parcourent tous les jours près de 2 km à pied, voire plus pour les plus éloignés pour se rendre au lieu de ramassage, situé au bord de la route.

Problèmes d’éclairage, d’hygiène et de sécurité

La trentaine d’élèves concernée quitte donc le village à 5 heures. Plus de la moitié de leur parcours se fait dans le noir. Ce qui peut être dangereux. Car pour arriver plus vite au point de rassemblement, la plupart empruntent un raccourci parsemé d’énormes nids de poule. Les enfants doivent alors slalomer entre broussailles, latérite et flaques d’eau.

Pour ceux qui sont à l’internat et qui doivent en plus transporter leurs bagages les lundis et les vendredis, la situation est pire encore.

«  En temps de pluie, ils partent avec deux paires de chaussures, explique une mère d’élèves, une pour faire le chemin et l’autre pour se rendre au lycée . »

Des parents qui ont du mal à comprendre cette situation. La route pour accéder au village est en bon état, goudronnée et les bus peuvent y accéder sans problème.

Conducteur ou CTG  ?

«  Le conducteur nous explique que son contrat avec la Collectivité territoriale est de récupérer les enfants au bord de la route et non à l’intérieur du village, explique Moïse Edwin, président de la Peep. La CTG répond qu’elle est d’accord pour que le transporteur entre à l’intérieur du village mais ce dernier refuse car il n’aurait pas reçu de note écrite de la CTG. Ils se renvoient la balle . »

Mais encore…

La Peep dénonce également le fait que les enfants des villages Pinpin, Bastien et Sparouine soient obligés de prendre des transports fluviaux pour se rendre dans leurs établissements à Apatou alors qu’il est structurellement possible de le faire par la route.L’association demande tout simplement la suppression des transports fluviaux pour la rentrée de septembre 2019. «  En temps de pluie, les enfants vont à l’école trempés car les pirogues ne sont pas équipées de toit .»

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