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Cirse sanitaire — commerce

Report de la braderie : « Un gros manque à gagner pour les commerçants » cayennais

SH Jeudi 9 Juillet 2020 - 08h10
Report de la braderie : « Un gros manque à gagner pour les commerçants » cayennais
L'union des commerçants de l'Île de Cayenne (UCIC), présidée par Françoise Gimel (en médaillon) envisage de repousser la braderie à la fin du mois d'octobre. - Photos d'Archives France Guyane

L’Union des commerçants de l’Île de Cayenne (UCIC), présidée par Françoise Gimel, a décidé, cette année et pour la première fois depuis qu’elle existe, en accord avec la municipalité, de repousser sa traditionnelle braderie de début juillet. Un choix difficile à faire dans une période encore incertaine pour les commerçants.

« C’est difficile. C’est la première fois que cette braderie est annulée, glisse Françoise Gimel, présidente de l’Union des commerçants de l’Île de Cayenne (UCIC). Mais, avec les conditions sanitaires actuelles, c’était difficile de maintenir ce rendez-vous en raison des gestes barrière et du couvre-feu. La braderie ferme généralement vers 19h30, 20 heures… ».

Le choix a été fait en concertation avec la municipalité, rappelle Françoise Gimel. « C’est pour une cause majeure, extérieure à la volonté des commerçants. Mais l’absence de braderie est un gros manque à gagner. L’événement permet d’ordinaire de dégager énormément de chiffre d’affaires grâce à sa fréquentation, qui est entre 3 000 et 4 000 personnes. »
« Mal venu et mal pensé »
Les derniers horaires imposés pour le couvre-feu inquiètent énormément les commerçants. « Cela nous pénalise déjà beaucoup au niveau des commerces. Il n’est pas logique. On laisse l’ouverture jusqu’à 12h30 le samedi mais du coup les clients sont agglutinés dans les surfaces de vente alimentaires. Le risque d'être  contaminé par le virus est à ce moment-là plus fort, alors qu’on pourrait avoir des amplitudes horaires qui permettraient d’étaler la venue de la clientèle, poursuit la commerçante. » Et d’insister : « C’est assez mal venu. Et mal pensé. »

Selon Françoise Gimel, plusieurs petites boutiques dans le centre de Cayenne pourraient annoncer leur fermeture définitive. « Le secteur de la restauration est l'un des plus touchés. Ils sont très impactés… La situation est très compliquée, avec les personnels, les horaires d’ouverture, la clientèle… Même pour ceux qui avaient un peu de trésorerie. » Les restrictions liées aux horaires enfoncent le clou. « La journée du samedi, c’est 60% de pertes. Vous ne pouvez pas faire le même chiffre d’affaires en 3 heures qu’en travaillant toute la journée. »
Un espoir pour la rentrée
L’espoir demeure néanmoins pour que la Guyane passe rapidement le pic de l’épidémie. « On espère vraiment revenir à une certaine normalité pour la rentrée. Après trois mois où on n’a pas pu travailler et maintenant où on ne travaille pas correctement, toutes les entreprises ont beaucoup de stocks… le problème aujourd’hui c'est qu'on n’est au courant de rien. On ne sait pas où on en est… On n’a pas de date butoir pour le couvre-feu, 2 jours, 10 jours, 15 jours… on ne sait pas. C’est le néant total. »

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3 commentaires

Vos commentaires

jayjay5 09.07.2020
Normalité à la rentrée ?

Je vois beaucoup de gens qui pensent que le corona va disparaître comme par miracle pendant les vacances scolaires et que le 1er septembre, la vie reprendra comme si de rien n'était.

Déjà, au moindre cas de COVID-19 dans un établissement scolaire, les syndicats comme UNSA, SNES etc vont tous exercer leur droit de retrait comme un seul homme.

Nous sommes déjà à plus de 5.000 cas avérés (si toutefois le test de l'ARS est fiable...), je vois mal les 200 cas par jour redescendre à zéro en 7 semaines, notamment quand on voit comment les gestes barrière sont respectés dans certains quartiers de l'île de Cayenne que je ne nommerais pas...

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bozo 09.07.2020
personne ne sait

Personne ne sait ce qui nous attend, mais une chose est certaine c'est que des gens sont morts, d'autres vont mourir, certaines entreprises vont fermer. Bref, ceux qui ont un toit ou habiter, 3 repas par jour et restent en bonne santé font partie des privilégiés.
Il faut avoir conscience que on en a pour des mois, peut-être même plus d'un an... Il faut faire avec.

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fakarangi 09.07.2020

Du moment qu'à la rentrée les groupes carnavaleux pourront s'adonner au tapage nocturne dont l'un célèbre qui se moque ouvertement des riverains, le reste est dérisoire

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