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Petit-Saut : vingt années d'études scientifiques

T.F. Mercredi 19 novembre 2014
Petit-Saut : vingt années d'études scientifiques
Une synthèse des travaux scientifiques réalisés depuis 20 ans à Petit-Saut a été présentée hier à la CCI (TF)

EDF célèbre cette année les vingt ans du barrage. L'occasion d'organiser diverses manifestations comme, hier, une présentation par le comité scientifique de Petit-Saut des études menées depuis 1990 sur la biodiversité, les émissions de mercure ou de gaz à effet de serre.

Une fois n'est pas coutume, ce sont des scientifiques qui ont défilé hier à la tribune de la Chambre de commerce et d'industrie. Tour à tour, ils ont proposé à leur auditoire une synthèse des travaux réalisés autour du barrage de Petit-Saut depuis sa mise en construction, en 1990. Une conférence qui s'inscrit dans une série de manifestations organisées par EDF, à l'occasion des vingt années d'existence de l'édifice, dont la mise en service date de 1994.
Quatre chercheurs, biologistes, chimistes et physiciens issus du CNRS (Centre national de recherches scientifiques), du muséum d'histoire naturelle et du laboratoire Hydreco ont abordé les résultats des études portant sur la biodiversité aquatique, les émissions de mercure et de gaz à effet de serre, ainsi que le sauvetage et la sauvegarde de la faune terrestre. Un vaste programme destiné à exposer « l'empreinte écologique de Petit-Saut » .
MÉFIANCE DES ONG
Cette opération de communication a notamment permis à EDF et aux représentants du comité scientifique, qui coordonne les programmes de recherche français et internationaux sur le site, de louer « l'activité scientifique exceptionnelle développée à Petit-Saut à partir de 1990 » . Celle-ci démontre, selon les chercheurs, une « phase de stabilisation » de la biodiversité aquatique dans la retenue d'eau, mais aussi que « l'impact du barrage sur les niveaux de contamination des organismes par le mercure tend à diminuer avec le temps » . Il en serait de même pour les émissions de gaz à effet de serre. Un bilan des plus positifs qui n'empêche pas l'organisation non-gouvernementale WWF et la fédération Guyane Nature Environnement d'afficher une certaine méfiance vis-à-vis de l'impact écologique réel du barrage.
Laurent Kelle, responsable de WWF Guyane, rappelle « les positions critiques » de son ONG sur les conséquences liées à l'implantation de barrages hydro-électriques. « Nous ne sommes pas foncièrement contre, mais nous restons extrêmement prudents » , assure-t-il. Même réflexion pour Cécile Goursat, coordinatrice départementale pour Guyane Nature Environnement, qui se tourne vers l'avenir et insiste sur le fait que « le potentiel de maîtrise de l'énergie renouvelable ne doit pas être négligé » . Une question qui, dans un avenir proche, ne fera pas l'objet d'une étude scientifique mais bien d'un débat politique.

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