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ÉCONOMIE

Pas de répit pour le port de l’Ouest

Propos recueillis par Véronique NORCA Jeudi 28 Mai 2020 - 09h03
Pas de répit pour le port de l’Ouest

Durant le confinement, le port de l’Ouest a vu son activité évoluer pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire. Qu’en est-il aujourd’hui ? Peut-on parler d’un retour à la normale ? Le directeur Lucien Durand répond à nos questions.

Lorsque le confinement a été mis en place au niveau national, quelles ont été les conséquences pour le public ?
L’impact sur notre fonctionnement quant au public a été relatif, car l’accès au port est déjà réglementé en temps normal. La circulation et les interactions se font selon des procédures portuaires formelles. Preuve que ces procédures ont du sens, puisqu’elles nous ont assuré une certaine sécurité dans cette période de risques particulière.
Nous avons mis en place la journée continue de 8h/15h. Même-si l’activité du port s’en trouve saccadée, elle est loin d’être à l’arrêt et nous n’envisageons pas de revenir aux anciens horaires, tant que la situation de l’épidémie en Guyane ne sera pas stabilisée.
 
Quel est l’impact pour les agents ?
À l’interne, nous avons mis en place le télétravail sous forme de roulement, afin de ne pas affecter le fonctionnement global de la structure, qui se fait au rythme des escales. Nous sommes une quarantaine en temps d’escales et moins de 10 personnes en dehors. Le port étant sur un domaine de 3 hectares, il n’y a pas de promiscuité, mais pour les administratifs, nous avons fait en sorte qu’ils ne soient pas plus de 2 dans un espace de 15m².
 
Vos rapports avec les équipages des navires ont-ils changé ?
Lors des escales, il n’y a pas de contact avec les équipages, nos rapports avec eux ne sont donc pas impactés. Par contre, nous sommes tenus informés de la santé des marins pour une transparence maximale. Et bien sur nous avons mis en place les gestes barrière classiques : port du masque obligatoire, lavage de mains et distanciation.
Nous avons reçu de la marchandises de trois navires en provenance d’Europe, principalement du matériel de BTP, des produits agricoles et pour l’industrie.

Lucien Durand : "l’activité du port s’est enrichie (durant la crise sanitaire) pour répondre aux urgences du haut Maroni" -

Y a-t-il eu des convois exceptionnels ?
En effet, l’activité du port s’est enrichie d’abord pour répondre aux urgences du haut Maroni et en particulier pour le village de Tonka. Notre plateforme a permis le transfert de produits de première nécessité sur les pirogues, en partenariat avec la Croix rouge et l’épicerie sociale Ti-Degra. Ces pirogues ont été affrétées (payées) par la CCOG.
Un partenariat entre les services réglementaires, les collectivités et le port a permis de maintenir l’approvisionnement en riz, en provenance du Surinam. Deux fois par mois, les frontières s’ouvrent pour le transport du riz qui se fait par le bac. Un camion surinamais est autorisé, escorté par les douanes, a entreposer la marchandise dans l’un de nos hangars.
 
Le port était en travaux depuis plusieurs semaines, comment se sont organisés vos prestataires ? La crise a-t-elle ralenti leur avancée ?
Il y a deux zones en travaux sur le port : concernant la cale du bac, tout a été arrêté très vite. L’entreprise venant de métropole a fait rapatrier son personnel dès la première semaine et nous ne savons pas quand cela va redémarrer. Pour les travaux de la zone commerciale, les entreprises locales se sont adaptées à nos nouveaux horaires et ont pu continuer sans trop de difficultés. C’est surtout la saison des pluies qui nous ralentie à vrai dire.
 
Ça fait beaucoup d’interactions avec l’extérieur, avez-vous été accompagnés par l’ARS sur les « bonnes pratiques » à adopter ?
Certes nous sommes en lien avec l’ARS, comme tous les services de la CCOG. Mais nous avons un lien particulier avec le CROSS de Martinique, notamment sur la dimension intervention et sauvetage en mer.
 
Aviez-vous une cellule de crise ou de coordination avec le port maritime de Dégras des cannes ?
Pas particulièrement. Nous avons assez peu de relations. Au niveau des chefs de service de la CCOG, nous avons mis en place une réunion hebdomadaire virtuelle et un groupe WhatsApp pour soutenir l’ensemble des agents. Le mot d’ordre est la bienveillance et d’une certaine façon cela a permis de rapprocher les collègues.
 

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