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Or : 40 entreprises se partagent la filière

Jean-Marc KROMWEL Vendredi 16 mai 2014
L'exploitation aurifère a un très fort potentiel de développement en Guyane (SMSE)

Une trentaine de très petites entreprises (TPE) et une dizaine de PME font aujourd'hui fonctionner la filière de l'or en Guyane. Mais les multinationales nord-américaines arrivent.

Elles sont peu ou pas connues. Pourtant, une trentaine de TPE pratiquent l'extraction de l'or sur des mines de petite surface. Parfois propriété de Guyanais, elles emploient un ou deux salariés et disposent du matériel minimum pour l'extraction : une pelleteuse. Elles n'ont pas de bureaux ni de services administratifs. « Ce sont des entrepreneurs qui perpétuent la tradition de l'activité aurifère ancestrale, précise Philippe Matheus, président d'ORkidé de Guyane et membre de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedom-G). Ils évoluent autour de Maripasoula et Saint-Élie. Ils ont toute leur place dans cette profession car ils assurent le maillage du métier en Guyane. Leur activité est soumise à une autorisation, appelée permis d'exploitation, avec des obligations allégées » .
LES NORD-AMÉRICAINS AU STADE DE LA RECHERCHE
Dans le secteur de l'extraction, on retrouve aussi des petites et moyennes entreprises. Elles sont une dizaine parmi lesquelles Auplata, la Compagnie minière Boulanger, la SMSE. Elles emploient jusqu'à une centaine de salariés, extraient 1,5 tonne d'or, et réalisent plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires par an. « Ce sont des sociétés structurées, qui travaillent avec un permis d'exploitation de concessions minières, incluant un cahier des charges strict, poursuit Philippe Matheus. Notamment en matière d'obligations environnementales » . Ces sociétés doivent en effet réhabiliter les sites après les avoir exploités. C'est la raison pour laquelle elles travaillent avec des pépinières dont la mission est de revégétaliser les mines.
Trois multinationales nord-américaines, détenues notamment par des capitaux canadiens, prospectent depuis une dizaine d'années en Guyane. Elles s'appellent Iamgold, Newmont et Columbus Gold.
En phase de recherche pour le moment, elles devraient lancer leurs activités d'exploitation dans les années à venir. « Elles sont capables d'extraire des dizaines de tonnes d'or par an et de réaliser de trente à quarante millions d'euros de chiffre d'affaires » , explique Philippe Matheus, qui voit arriver ces concurrentes d'envergure avec sérénité. « Elles sont membres de notre fédération et nous travaillons en bonne intelligence » .
TROIS MILLE EMPLOIS DANS DIX ANS
Au total, cinq cents personnes vivent aujourd'hui de la filière or en Guyane. « C'est le second secteur économique du territoire après le spatial, insiste Philippe Matheus. Nous avons un très gros potentiel de développement. Nous pourrions passer d'1,5 tonne d'or aujourd'hui à quinze à vingt d'ici quelques années, approchant du niveau du Suriname (trente millions d'euros de chiffre d'affaires). À la clé, nous pourrions créer trois mille emplois dans les dix ans » .
Aujourd'hui et demain, à la CCIG, c'est pour rendre publiques toutes ces informations et lancer la campagne d'amélioration de l'image de l'activité minière aurifère que ORkidé organise les Journées de l'Or (1).
(1) Les Journées de l'Or, co-organisées par ORkidé et la Chambre de métiers de Guyane. Aujourd'hui, à partir de 11 heures, expositions sur l'esplanade de la CCIG. Demain, de 9 à 17 heures, auditorium de la CCIG : conférences-débats et projection de films documentaires.

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