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Galéa

« On s’est retrouvé face à la vindicte de la CCIG »

Vendredi 7 Juin 2019 - 03h25
« On s’est retrouvé face à la vindicte de la CCIG »
Gilles Lefebvre, directeur général de Galéa, Alain Leroy président directeur de Galéa, et Me Ciryl Beulque - BERNARD DORDONNE

Suite à l’éviction du marché de la sécurité filtre des passagers et ronde de patrouille de l’aéroport Félix-Éboué, la direction de la société Galéa n’entend pas en rester là. Elle indique qu’elle n’acceptera pas cette manière de procéder qui relève d'intérêts, selon elle, partisans.

Alain Leroy, président directeur général de Galéa, et Gilles Lefebvre, directeur général associé de la société, ont décidé de mettre tout en œuvre pour avoir le respect de leur entreprise par la chambre de commerce et d’industrie (CCIG). Ils ont demandé à leur avocat MeCyril Beulque de poursuivre la présidente de la CCIG en justice.

Pour Gilles Lefebvre, cette affaire ne devrait même pas exister : « C’est un problème que nous avons avec la Sécurité sociale sur les montants de cotisations qui nous sont réclamés sur les années 2016-2017. Nous avons arrêté de payer ces cotisations et nous avions demandé à l’époque à la directrice générale de la CGSS de pouvoir faire une expertise et éventuellement mettre en place un moratoire. C’est un problème administratif comme des centaines et des milliers de sociétés en ont avec l’Urssaf », souligne le directeur général.

Gilles Lefebvre fait remarquer que l’Urssaf est épinglée régulièrement par la Cour des comptes pour sa mauvaise gestion. « La CCIG nous a demandé en février des attestations de vigilance de la Sécurité sociale. Bien évidement, la Sécu n’a pas voulu nous les donner compte tenu de ce problème d’arriérés que nous contestons, alors que nous sommes à jour pour les cotisations 2018-2019. Je précise que nous avons assigné la Caisse de sécurité sociale et nous demandons de désigner un expert pour regarder la véracité de tout ce qu’on nous réclame. On n’a jamais dit qu’on ne voulait pas payer », s’agace le directeur général.

« Une volonté de nous nuire »

« Je reconnais que l’on n’a pas fourni les attestations, mais ce que je conteste, c’est que, du jour au lendemain, on s’est retrouvé face à la vindicte de la CCIG qui a voulu à tout prix mettre la société Rangers. Il n’y avait pas d’urgence. Notre entreprise est saine. Nous avons renouvelé notre ISO 9001-2018 au niveau de la qualité », souligne la direction.

Pour Alain Leroy, Galéa aurait fait les frais d’une préférence de la CCIG pour Rangers. « Pour preuve, il n’y a eu aucun appel d’offres, aucune consultation avec d’autres entreprises (1), alors que les statuts et le règlement intérieur de la chambre n’ont pas été respectés. Les statuts prévoient qu’il doit y avoir une assemblée générale. Ce n’est pas une affaire banale de sortir une entreprise qui a un marché public de 4 millions d’euros par an. Il y a une volonté de nous nuire et de nous sortir du marché », juge la direction de Galéa.

Quinze ans d’activité à l’aéroport

Sur le protocole de transition sociale, Gilles Lefebvre est formel : « Partout, il est écrit que la présidente a pris la décision. Nulle part il est indiqué qu’elle a soumis ses décisions à l’assemblée générale. La présidente et son directeur général gèrent les affaires courantes, mais la gestion d’un acte administratif relève de l’instance délibérante : l’assemblée générale, surtout si elle engage la responsabilité de l’institution. En tout état de cause, toutes ces décisions relèvent de l’assemblée générale », indique le directeur général.

La direction de Galéa rappelle qu’elle gère la sûreté depuis plus de quinze ans sur la plateforme sans aucun problème. « Être traité de cette manière sans se rappeler du travail accompli et des services rendus ne se justifiait en aucun cas car nous n’avons jamais failli à nos missions en délégation de service public ni n’avons floué ni volé qui que ce soit. Nous avons toujours servi dans la confiance et l’intérêt des missions qui nous ont été confiées tant pour la sûreté des vols que la quiétude des passagers et celle des usagers. »

Me Cyril Beulque se dit sidéré par la façon de faire du directeur de l’aéroport : « Je veux savoir comment une société qui doit 2 millions d’euros de cotisations à la CCGSS cotisations (patronales et salariales) postérieures au plan de transition sociale peut avoir cette attestation », s’interroge l’avocat.Pour la chambre de commerce, Rangers est en règle.

Bernard DORDONNE

  (1) La CCIG a signé un bon de commande de six mois avec Rangers, le temps de mener à bien la procédure d’appel d’offres.

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