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PHILIPPE WILMART, directeur commercial d’Air Belgium

« Nous ne venons pas pour faire un coup d’essai »

Vendredi 30 Août 2019 - 03h05
« Nous ne venons pas pour faire un coup d’essai »
Air Belgium - hespels

Le directeur commercial d’Air Belgium, Philippe Wilmart, est actuellement de passage en Guadeloupe et en Martinique où il enchaîne les réunions de travail. Lors d’un entretien exclusif, il nous parle de la stratégie de la compagnie pour la destination Antilles. Sur ce point il est clair : la compagnie veut s’implanter sur le long terme.

De passage aux Antilles, vous avez notamment rencontré les responsables d’agences de voyages et les hôteliers. Quel est l’objectif de ces réunions de travail ?

C’est à la fois de leur faire connaître Air Belgium, une nouvelle compagnie sur le marché ici, mais aussi une nouvelle compagnie de façon générale, car la compagnie a moins de 3 ans d’âge. C’est leur faire connaître le produit et les services qu’on va mettre en ligne sur la Guadeloupe à partir du 7 décembre. Expliquer quelle est l’offre de service qu’on propose, les horaires et aspects commerciaux de la compagnie.

C’est aussi leur parler de la Belgique, leur faire connaître ce qui pourrait attirer les Antillais pour venir en Belgique et utiliser la Belgique comme porte d’entrée en Europe. Bruxelles c’est la capitale de l’Europe, mais c’est aussi la possibilité, au travers de l’aéroport de Bruxelles-Charleroi, notre aéroport de départ, de desservir 100 destinations en Europe avec des prix très bas. L’aéroport Charleroi est un aéroport francophone, à taille humaine et où on ne se perd pas. On pense que c’est une très belle opportunité aussi pour les Guadeloupéens et Martiniquais qui viennent en Belgique de découvrir tout ce que la Belgique a à offrir à savoir sa gastronomie, ses paysages, sa culture, son architecture, ses parcs d’attractions. C’est justement pour ça que j’ai rencontré les agences de voyages.

Comme vous l’avez évoqué, c’est une jeune compagnie créée en 2016. Premier vol en 2018 à destination de Hong Kong puis d’autres villes chinoises. La compagnie s’est d’abord tournée vers des villes asiatiques. Pourquoi maintenant les Antilles françaises ? Est-ce une nouvelle stratégie commerciale de la part de la compagnie ?

Un des objectifs de la création de la compagnie était de faire venir des touristes chinois en Europe. Cela fait toujours partie de la stratégie de la compagnie. Mais la vocation d’Air Belgium n’est pas de voler uniquement sur la Chine, c’est aussi de voler sur des vols longs courriers. Là où on pense qu’il y a possibilité de développer le marché c’est sur les Antilles puisqu’aujourd’hui les Belges sont les premiers touristes étrangers, en dehors des Métropolitains, à venir en Guadeloupe et en Martinique. Mais c’est un marché sous-dimensionné car les Belges sont obligés de se rendre à Paris pour prendre un vol, ce qui limite la demande alors qu’il y a un gros potentiel. Ensuite, quand on a fait une étude de marché, au départ du marché Belge, pour voir quelles destinations représentaient un vrai potentiel, où il n’y a pas de concurrence, la Guadeloupe et la Martinique arrivaient en haut de la liste donc on a décidé de se lancer sur ces destinations. Ce sera un grand succès.

Début des vols le 7 décembre, jusqu’à quand ?

Pour le moment les vols sont prévus jusqu’au 29 avril. Je ne vous cache pas que notre ambition n’est pas que de voler en saisonnier, on espère le plus rapidement possible pouvoir voler une bonne partie de l’année et aller au-delà du 29 avril. Le démarrage des ventes fait qu’on est plutôt optimistes pour annoncer, avant la fin du mois de septembre, que les vols opéreront pourquoi pas jusqu’à fin août.

Quels sont vos projets à long terme ? Allez vous renouveler l’opération pour la prochaine saison hivernale et pendant combien de temps ?

Nous venons sur les Antilles non pas pour faire un oneshot, mais avec l’ambition de s’y ancrer. C’est pour ça qu’on démarre de façon assez prudente avec deux vols hebdomadaires, qui seront une triangulaire. Ce sera un vol Bruxelles-Charleroi, Fort-de France, Pointe-à-Pitre, Charleroi. L’ambition n’est pas de toujours voler en triangulaire avec deux vols saisonniers. Dès que les conditions de marché le permettront, on souhaite dissocier et opérer un vol aller-retour directement sur Pointe-à-Pitre. On est vraiment dans une logique d’implantation sur le long terme, avec l’ambition de devenir un acteur important. Nous ne venons pas faire un coup d’essai, nous sommes là pour rester.

Deux vols par semaine. Quels seront les jours ?

Tous les mercredis et samedis au départ de Charleroi et de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.

Les billets sont déjà en vente. Quel est le prix de base ?

Les billets sont en effet déjà en vente sur notre site Air Belgium et dans les agences de voyages. Au départ de Pointe-à-Pitre, on a un tarif à 429 euros encore disponible pour un certain nombre de dates. Tous nos tarifs incluent un bagage en soute de 30 kilos et un bagage en main de 10 kilos. Le repas à bord avec boisson est également compris dans le prix du billet, ainsi qu’un écran individuel proposant des films. »

Propos recueillis par Karel Clotaire

Philippe Wilmart - hespels

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