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Liaisons aériennes : c’est encore le grand flou…

FXG Lundi 18 Mai 2020 - 13h26
Liaisons aériennes : c’est encore le grand flou…
Il est question du soutien de l'Etat aux compagnies. Certaines ont obtenu un prêt garanti par l'Etat, d'autres des reports de charges. - (photo : Trippy973)

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, n'a pas encore de visibilité sur le « monde d'après ». Son audition devant les députés n’a pas permis de répondre aux nombreuses interrogations, notamment sur la reprise des liaisons aériennes.

 L'audition du secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ce lundi par la délégation Outre-mer de l'Assemblée nationale, n'a pas vraiment éclairé la lanterne des députés. Comme pour ce qui concerne les lieux de détente et de loisirs, le ministre a indiqué qu'il faudrait encore attendre fin mai, début juin pour en savoir plus sur les assouplissements de la doctrine sanitaire.

Une chose est certaine : « L'hypothétique réouverture d'Orly avant la fin juin est hors de portée. » Le ministre a indiqué que la question des « corridors sanitaires » est à l'étude au niveau européen et que l'agence européenne de sécurité aérienne ne devrait publier son guide que d'ici cette fin de semaine. Il s'agira de définir des parcours sécurisés des passagers avant l'embarquement, en vol et au débarquement. Pour l'heure, seuls le port du masque et la mise à disposition de gel hydro-alcoolique sont obligatoires. Jean-Baptiste Djebbari a affirmé que la condamnation d'un siège sur deux n'était pas une obligation, mais une recommandation.
Le choix du remboursement
La question des billets d'avion achetés et non consommés a amené le ministre à s'expliquer sur le choix de son gouvernement de privilégier les remboursements en nature et non pas en argent, contrairement à ce qu'impose l'Europe (lire notre article sur le sujet).
« Il manque 32 milliards d'un coup, a indiqué le ministre, ce qui place les compagnies dans l'impossibilité de respecter la règle. »
Seule Air France a fait savoir qu'elle rembourserait en cash. Et face au risque de voir certaines compagnies faire faillite (le nom de Corsair a été cité), le ministre a évoqué le recours à un fonds de garantie. Quand, comment ? Pas encore de réponse.

Le ministre a reconnu l'inflation qui s'est exercée et s'exerce encore sur le coût du fret aérien. Il a rappelé que 90 % des personnels des compagnies étaient en chômage partiel et que « il y aura une solution quand le trafic aérien aura repris normalement, que la concurrence pourra s'exercer ». Là encore, pas de réponse avant fin mai, début juin.

Pour l'heure, c'est Air France qui joue « le rôle d'amortisseur » avec sa délégation de service publique pour la continuité territoriale. C'est ce que le ministre a appelé : « faire redémarrer le trafic aérien par la tête ». Il a donc aussi été question du soutien de l'Etat aux compagnies. Certaines ont obtenu un prêt garanti par l'Etat, d'autres des reports de charges. « C'est au cas par cas », a précisé M. Djebbari. Nous reviendrons dessus par ailleurs, car les représentants des compagnies doivent être auditionnés ce mardi par la délégation sénatoriale à l'Outre-mer.

Pour donner une note optimiste, le secrétaire d'Etat a indiqué que la demande de réservation touristique pour les grandes vacances en Outre-mer atteignait 50 % de son niveau de l'année dernière, mais, là encore, il n'a pas pu dire comment cela se passerait. Ce sera en fonction du cadre sanitaire, donc on n'en saura guère mieux avant la fin mai, début juin. Sans doute conscient de ses manques, le ministre a proposé de revoir les parlementaires en compagnie de la ministre des Outre-mer « quand on aura des réponses plus structurelles pour l'avenir, pour le monde d'après ».

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, n'a pas encore de visibilité sur le « monde d'après ». Son audition devant les députés n’a pas permis de répondre aux nombreuses interrogations, notamment sur la reprise des liaisons aériennes. -


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