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ÉRIC MICHEL,délégué régional d’Air France

Les vols Cayenne - Fort-de-France seront « prochainement équipés du wifi à bord »

Jeudi 20 juin 2019
Les vols Cayenne - Fort-de-France seront « prochainement équipés du wifi à bord »
Eric Michel, délégué régional d'Air France - FA Martinique

Après plusieurs années de leadership sur les lignes transatlantiques, Air France a enregistré un recul de son chiffre d’affaires. La baisse des recettes est la conséquence, entre autres, de mouvements sociaux au sein de la compagnie, l’an dernier, de l’arrivée d’un nouveau transporteur sur la ligne Fort-de-France/Paris et de l’augmentation du prix du carburant. Le directeur régional explique les différentes stratégies commerciales de la compagnie élaborées pour un retour à la croissance.

Fait inédit, Air France a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires sur les lignes transatlantiques (notamment entre Paris/Fort-deFrance, ndlr). À quoi attribuez-vous cette perte de parts de marché ?

L’exercice 2018 a été fortement impacté sur le premier semestre par la grève de nos personnels navigants techniques, le renchérissement du prix du carburant et au second semestre par l’arrivée d’un nouvel acteur sur la ligne (entre les Antilles et Paris, ndlr), proposant un modèle low-cost. En complément, la crise sociale marquée par le mouvement des gilets jaunes en Métropole a contribué défavorablement à l’atteinte de nos résultats.

Vous dites que le recul de l’activité est lié aux mouvements sociaux qui ont touché l’entreprise, l’an dernier. Quelle est la tendance pour les quatre premiers mois de 2019 ?

Sur l’axe transatlantique, les résultats du premier quadrimestre sont bien orientés grâce à la demande, notamment par l’augmentation de trafic qui compensera la baisse de nos prix.

Le prix du billet d’avion (vers Paris) varie du simple au double en fonction des périodes de l’année. Comment expliquez-vous cela ?

Les prix de nos billets varient en fonction de l’offre et des prévisions de demande. En dehors des périodes très chargées que sont les grandes vacances et les fêtes de fin d’année, Air France propose régulièrement des tarifs à 300 euros (entre les Antilles et Paris). Pour bénéficier de nos meilleurs tarifs, nous recommandons à nos clients d’anticiper l’achat des billets le plus longtemps à l’avance.

Pour s’aligner sur l’offre commerciale de certains de vos concurrents du long-courrier, vous proposez des tarifs sans bagages. Cette nouvelle stratégie a-t-elle stimulé la demande ?

Cette nouvelle offre commerciale répond à une demande de forte attente de nos clients. Depuis le début de l’année, nous constatons qu’une part non négligeable de nos billets est vendue sans bagage. Nous rappelons que ces tarifs communément appelés « sans bagage » permettent à nos passagers de voyager avec un bagage cabine de 12 kilos.

À quand la continuité territoriale tant réclamée ainsi que la mise en avant de tarifs dits « famille » ?

La continuité territoriale est une décision propre à l’État et aux collectivités territoriales.

Si l’État et la Collectivité territoriale de Martinique souhaitent soutenir certaines destinations, notamment l’axe Antilles-Guyane, ils ont un outil à disposition : l’offre de service public (OSP). Néanmoins, Air France fait voyager de nombreux clients qui bénéficient de l’aide à la continuité territoriale à travers des bons de Ladom. Concernant la mise en place d’un tarif purement « famille », nous avons fait le choix de proposer une offre conséquente de tarifs typologiques et structuraux pour couvrir l’ensemble des besoins, notamment ceux des familles.

Après une expérience infructueuse, l’un de vos concurrents s’est retiré sur la desserte de la Guyane. Air France se retrouve de nouveau en position de monopole et se remet à pratiquer des tarifs très élevés pour moins de trois heures de vol. La compagnie pratique également cette même politique tarifaire sur Miami. Pourquoi n’envisage-t-on pas des tarifs low-cost sur ces deux destinations régionales ainsi que sur la Guadeloupe, à l’image de ce que fait Transavia, filiale d’Air France, sur l’Europe ?

La structure de coûts sur le réseau régional Caraïbes est différente avec des coûts d’exploitation globalement bien supérieurs à ceux de notre réseau européen (redevances aéroportuaires, carburant, opérations en escales, personnels navigants, sûreté, sécurité, maintenance, surcoûts liés aux intempéries). De plus, à l’inverse d’autres compagnies qui ont fait le choix d’abandonner certaines dessertes, Air France assure tout au long de l’année, depuis plus de cinquante-six ans et sans discontinuité, un programme de vols réguliers avec 10 fréquences hebdomadaires vers la Guyane. Tout comme pour nos vols long courrier, en dehors des périodes contraintes, Air France propose régulièrement des promotions. Les deux Airbus A320 opérant sur cette ligne ont été entièrement rénovés en 2017, à l’identique des vols affectés au moyen courrier européen : ils sont désormais équipés de sièges tout en cuir et seront prochainement équipés du wifi à bord.

Certains voyageurs s’interrogent sur le choix pour une personne âgée d’opter ou pas pour un tarif senior. Lorsqu’il a été lancé, ce tarif avait pour but de supprimer les frais de modification. Ce n’est plus le cas puisque très souvent le tarif senior avoisine 100 euros (coût d’une modification) rien que sur un segment. Trouvez-vous cela normal ?

Les tarifs seniors bénéficient de conditions tarifaires plus souples et ils permettent notamment des modifications sans frais. Ils permettent également, dans certains cas, de bénéficier de réductions pouvant aller jusqu’à 10 %. Nous rappelons que nos tarifs seniors sont éligibles à tous nos passagers de 60 ans et plus.

L’an dernier, Level est arrivée sur la desserte entre les Antilles et Paris. Y a-t-il vraiment de la place pour cinq compagnies sur la destination ?

Le marché nous le dira, mais force est de constater que l’offre vers la Martinique au départ et à destination de Fort-de-France est considérable. Pour Air France, notre prochaine montée en gamme sur l’ensemble des trois classes proposées, notamment avec la mise en place de nos tout derniers sièges Affaires, Premium Economy et Economy, permettra de voir l’avenir avec confiance. À noter que depuis le mois de mai, nos plats en classe Affaires et Premium Economy sont signés par le chef étoilé martiniquais Marcel Ravin. Je suis extrêmement fier de ce partenariat.

La Société Aéroport Martinique Aimé-Césaire a entrepris des travaux d’extension de la plateforme aéroportuaire. Comment voyez-vous l’évolution du trafic aérien en Martinique ?

L’extension de l’aéroport Martinique Aimé-Césaire est une nécessité à plus d’un titre. Tout d’abord pour absorber la croissance du marché qui est réelle, grâce à l’atout incomparable que représente l’attractivité touristique de la Martinique. Un autre aspect sera de proposer une aérogare et des servitudes aéroportuaires de premier choix pour nos clients. L’aéroport devra être la vitrine du savoir-faire et du savoir-être martiniquais, pour ne pas faire mentir l’adage « On n’a pas deux fois la chance de faire bonne impression ». Pour cela, l’aérogare devra intégrer les toutes dernières normes internationales, notamment par l’implémentation de facilités digitales tout au long du parcours client : bornes interactives, self-services d’enregistrement et de dépose-bagages, mise en service du système de passage automatisé aux frontières (Parafe) et tous autres services innovants. En complément, le confort, l’offre de commerces et de services seront aussi un atout majeur pour développer le tourisme et, par là même, la croissance du trafic.

Propos recueillis par B. M.

La structure de coûts sur le

réseau régional Caraïbes est différente avec des coûts d’exploitation

globalement bien supérieurs à ceux

de notre réseau européen

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