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Les compagnies aériennes survivent en espérant l'ouverture d'Orly fin juin

FXG Mardi 19 Mai 2020 - 15h21
Les compagnies aériennes survivent en espérant l'ouverture d'Orly fin juin

A l'arrêt ou presque depuis le 20 mars, les compagnies aériennes desservant les Outre-mer espèrent vivement la réouverture d'Orly le 26 juin tout en étant conscients que la sortie de crise sera très dangereuse avec un risque de mortalité très fort pour leurs entreprises.

 Invités mardi à la table ronde organisée par la délégation Outre-mer du Sénat, les représentants des principales compagnies aériennes desservant les Outre-mer ont fait part unanimement de leur impérieuse nécessité de reprendre les vols le plus tôt possible. Hier encore, les ministres des Outre-mer et des Transports ne pouvaient toujours affirmer qu'Orly rouvrirait le 26 juin...

 Toutes les compagnies sont quasi à l'arrêt si ce n'est les vols cargo qu'elles opèrent ainsi que les rapatriements. Cette activité représente 1 à 2 % de son activité normale pour Air Antilles grâce à sa délégation de service publique en Guyane et à l'unique liaison hebdomadaire qu'elle assurait entre les trois DFA (mais aujourd'hui, la préfecture de Guadeloupe interdit ses vol entre Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Cayenne, estimant que l'offre d'Air France suffit). Air Caraïbes assure douze vols hebdomadaires (dont un sur la Chine pour ramener chaque fois 20 tonnes de masques) mais certifie qu'elle ne tiendra pas plus de trois mois à l'arrêt. Corsair est quasiment à l'arrêt si ce n'est le fret qu'elle achemine aux Antilles et en Guyane. "C'est dérisoire par rapport à la situation d'avant", a déclaré son pdg Pascal de Izaguire. Jean-Michel Mathieu, le directeur d'Air France pour la Caraïbe et l'océan Indien, indiqué que son offre ne représente plus que 5 % de l'activité normale. C'est la continuité territoriale avec les Outre-mer qui lui permet d'assurer trois vols hebdo dont deux pour les passagers à Fort-de-France, quatre dont deux passagers pour Pointe-à-Pitre et deux rotations en Guyane. Il a indiqué que les pertes de compagnie Air France était de 25 millions d'euros par jour. A titre d'exemple, Air Antilles indique perdre 150 000 euros par jour. Air Caraïbes a lancé un programme d'allègement de ses coûts avec son personnel.

 Alors bien sûr, toutes les compagnies bénéficient des reports de charges, taxes et redevances, du chômage partiel et ont toutes un prêt garanti par l'Etat en attente. "Nous ne dégagerons jamais les marges suffisantes pour rembourser les montants empruntés pour redémarrer l'activité."
Même son de cloche pour Marc Rochet d'Air Caraïbes : "C'est un prêt avec des délais de remboursement courts, mais ce sera difficile à rembourser."
Toutes les compagnies ont réduit drastiquement leurs dépenses. Elles ont été divisées par 4 chez Air Caraïbes. Corsair qui poursuit malgré tout son programme de remplacement de ses Boeing 747 a fait part de son inquiétude quant à l'obligation rappelée par l'Europe de rembourser les billets annulés en espèces sonnantes et trébuchantes et la démarche de l'UFC Que choisir qui a assigné les compagnies qui ne s'y tiennent pas. "Ça représente des dizaines de millions d'euros", a prévenu M. de Izaguire qui rappelle que sa compagnie n'avait aucun endettement avant la crise.

Alors sans certitude sur la date de la réouverture d'Orly et malgré la promesse de corridors sanitaires avec des quatorzaines partagées au départ et à l'arrivée, les acteurs de cette table ronde ont tous réitéré le souhait de voir au plus vite redémarrer l'activité, sans attendre la fin des grandes vacances, même si tous savent que les programmes de vol resteront au moins divisés par deux...

Alain Battisti, le président de la fédération nationale de l'aéronautique marchande (FNAM) a mis en garde les sénateurs sur l'après crise : "La compétition dans quelques semaines va être d'une extrême rudesse." Marc Rochet qui est réputé pour avoir une connaissance fine de nos marchés a prévenu : "Les prix vont baisser !" Le président de la FNAM a été plus explicite : La sortie de crise est très dangereuse avec un risque de mortalité très fort pour nos entreprises."

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