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Le projet de centrale électrique de l’Ouest se dévoile

Fabienta PROSPER Vendredi 26 Juillet 2019 - 03h35
Le projet de centrale électrique  de l’Ouest se dévoile
Le plan de l'unité de production à base d'hydrogène se dessine - DR

Le projet d’unité de production à base d’hydrogène a été présenté aux habitants de Saint-Laurent du Maroni. Les dirigeants de HdF Energy et Meridiam ont répondu aux questions de la vingtaine de personnes présentes. L’enquête publique se poursuit jusqu’au 8 août.

Qu’est ce que le projet Ceog ?

Le projet de centrale électrique de l'Ouest guyanais (CEOG) consiste à concevoir, construire et exploiter pendant une vingtaine d’années une centrale électrique qui n’utilise que de l’énergie solaire. Ce projet s’inscrit dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui identifie un besoin important en terme d’énergie pour les habitants de l’Ouest. Pour faire face à toutes les coupures intempestives qui le perturbent, l’Ouest aurait besoin de vingt mégawatts supplémentaire. Ce projet y contribue en partie avec dix mégawatt en journée et trois mégawatt la nuit. La centrale permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 10 000 foyers de jour comme de nuit. EDF sera chargé de redistribuer cette énergie aux habitants. Le coût du projet tourne autour de cent millions d’euros.

Où sera implanté le projet ?

La centrale sera construite le long de la RN1, à deux kilomètres du village Prospérité, en allant vers Cayenne, près du carrefour Margot.

Le Grand Conseil coutumier est-il impliqué ?

Lors de sa présentation jeudi, à l’antenne de la chambre de commerce à Saint-Laurent, le projet a séduit une partie des vingt personnes présentes. D’autres se sont montrées sceptiques, surtout par rapport à l’avis et à l’implication du Grand Conseil coutumier. « Le Grand Conseil coutumier est une instance guyanaise. C’est un acteur local, un acteur guyanais au même titre que tous les autres et il est tout à fait normal et évident de les inclure dès le début dans le projet. Cela fait un an que je suis en relation avec eux. J’ai fait la démarche d’aller les voir pour pouvoir leur expliquer quel était le projet. Régulièrement, je les informe par mail et par téléphone », assure Sylvain Charrier, directeur des développement Outre-mer Hdf, qui a longuement répondu à un intervenant à ce sujet.

Et les habitants de Prospérité ?

En septembre, une réunion est prévue avec le capitaine du village Prospérité. Il est « le pôle central dans les relations », poursuit Sylvain Charrier. Il s’agira de montrer le projet aux habitants « en présence du Grand Conseil coutumier pour débattre, exposer les questions, les inquiétudes et trouver ensemble des solutions », précise-t-il.

Quels sont les risques pour l’environnement ?

Aujourd’hui, le projet Ceog ne présente aucun risque pour l’environnement ou pour l’homme, selon ses promoteurs. Tout est basé sur l’hydrogène. Les entreprises ont assuré que la technologie est non polluante dans son exploitation, ne provoquant ni fumée, ni bruit, ni effluents liquides polluants ou de produits chimiques. Tout est basé sur des panneaux photovoltaïques. Les seuls rejets sont de l’eau et de l’oxygène. La parcelle allouée par l’Office national des forêts (ONF) couvre 140 hectares. Seuls 75 à 80 seront réellement utilisés.

Quel est le calendrier ?

L’autorisation d’exploitation est attendue entre la rentrée et la fin de l’année. Le chantier doit débuter d’ici à décembre et durer vingt et un mois. La mise en service de la centrale est prévu pour le second trimestre de 2021. Le contrat pour le projet est de vingt ans. Au terme, l’installation pourra soit continuer à fonctionner si le contrat est renouvelé, soit être démantelée. Dans ce cas, les occupants s’engagent à remettre la parcelle attribuée en état.

Combien d’emplois ?

Pendant le chantier, jusqu’à deux cents emplois seront proposés pour tous les niveaux de qualification, que ce soit en tuyauterie, en gardiennage ou en génie civil. Pendant les vingt ans d’exploitation de la centrale, une quinzaine d’emplois directs internes (ingénieurs, techniciens, employés, etc.) devraient voir le jour, ainsi que des emplois directs externalisés (entretien espaces verts, gardiennage nettoyage, transport). Ces quinze emplois permanents « seront nécessairement attribués à des gens qui vont vivre à proximité de la centrale, et essentiellement des gens de l’Ouest guyanais », assure Jean-Pierre Maurand, directeur d’investissement à Meridiam. « On prend attache avec les centres de formations, les universités, BTS etc., pour pouvoir identifier les profils dont on aura besoin. »


Jeudi, une vingtaine de personnes a assisté à la présentation du projet de centrale électrique de l'ouest, en présence d'Alain Cyrille, directeur Hdf Guyane (à droite), Sylvain Charrier, directeur de développement Outre-mer d'Hdf, Jean-Pierre Maurand, directeur d'investissement chez Mediriam (tous deux au fond), et Daniel Cucheval, commissaire enquêteur / photo FP - Fabienta Prosper

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