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Le Gpar au conflit

T.F. Jeudi 02 octobre 2014
La section UTG du Gpar est en grève (TF)

Les salariés du Groupement pétrolier d'avitaillement de l'aéroport Félix-Éboué sont en grève afin de protester contre leurs conditions de travail et un prétendu non-respect de certaines procédures de sécurité.

Après avoir tiré plusieurs coups de semonce ces dernières semaines, les salariés de la section UTG (Union des travailleurs guyanais) du Gpar (groupement pétrolier d'avitaillement) ont pris la décision d'entamer un mouvement de grève. Leur cahier de revendications comporte notamment des griefs adressés au chef de dépôt de la société qui serait, selon les grévistes, coupable de « négligences » quant au respect des procédures de sécurité. De plus, la section syndicale reproche à la direction du Gpar de ne pas avoir mis en place de CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Des allégations que l'administrateur de la société, dépêché en Guyane par la direction antillaise du groupe, nie en bloc.
Ainsi, pour M. Pérez, les reproches adressés par les grévistes au chef de dépôt relève davantage d'un conflit de personnalités que de difficultés professionnelles. « Ils veulent sa tête, assure-t-il. Nous sommes inspectés tous les ans par la Deal (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) ou l'Aviation civile et nous n'avons jamais de retour négatif. Nous ne jouons pas avec la vie des gens. Si c'était le cas, notre dépôt aurait déjà été fermé. » Il va sans dire que le propos des grévistes est radicalement différent.
Délégué syndical au Gpar, Frédéric Simonard donne un exemple. « Par négligence, du JET A1 (carburéacteur utilisé pour les avions) a été répandu sur le sol, affirme le syndicaliste. La procédure est qu'on le détruise. Mais on nous a demandé de réintégrer le produit souillé dans le circuit aéronef. » Pour un autre gréviste, « le constat est lourd et la situation grave » .
Depuis mardi, la préfecture a pris des réquisitions pour que des salariés grévistes assurent l'avitaillement des appareils. Selon l'UTG, 12 des 14 salariés du Gpar sont en grève. Le chef de dépôt et son adjoint n'ayant bien entendu pas suivi le mouvement. Toutefois, selon la direction, 8 sont en grève et 4 en arrêt maladie. Hier soir, les deux parties se réunissaient pour reprendre les négociations.

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3 commentaires

Vos commentaires

Ubu 02.10.2014

Bien sur... C'est juste un conflit professionnel, la couleur de peau du chef de dépôt n'a rien à voir dans l'histoire. Tout comme la précédente grève n'avait absolument par pour but de virer un technicien venu des Antilles.
A l'UTG-GPAR, c'est bien connu, on est des modèles de tolérance raciale...

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Sacco 02.10.2014

C'est marrant mais je me suis fait la même réflexion....

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Tête de turc 02.10.2014
Carburant

Pourrait-on expliquer comment on réintègre dans les circuits de distribution du carburant répandu sur le sol ?

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