France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
CAYENNE

Le futur casino-théâtre est sur de bons rails

Samir MATHIEU Samedi 31 Août 2019 - 03h15
Le futur casino-théâtre est sur de bons rails
La signature du contrat de concession s'est faite entre la maire de Cayenne et Bruno Gendrot, du groupe Cogit. - Samir MATHIEU

La maire de Cayenne vient de lancer officiellement le projet avec le groupe Cogit, qui exploitera la structure. C'est une véritable offre de loisirs majeure pour la Guyane qui ouvrira début 2021. Et c'est plus que jamais une histoire de gros sous. Ce casino-théâtre devrait rapporter 2,6 millions d'euros par an à la ville de Cayenne.

On n’a jamais été aussi prêt de voir le casino de la ville de Cayenne. Le maire Marie-Laure Phinéra-Horth a officiellement lancé le projet mercredi après-midi, sur site, grâce à la signature du contrat de concession réalisée en direct avec le groupe Cogit, choisi par la commune pour la délégation de service public. C’est le quatrième groupe casinotier de France qui a été choisi pour exploiter le premier établissement de Guyane. Cela faisait des années que ce projet était évoqué. Désormais, il est entièrement ficelé et financé. Et cela ne coûtera rien à la commune. La ville de Cayenne s’est juste contentée de fournir le terrain, à l’angle de la route de Montabo et du chemin qui mène à la cité Grant. Le reste, c’est le groupe Cogit qui l’apporte. Et c’est un total de près de 30 millions d’euros que le groupe met sur la table pour financer le projet sur fonds propres, majoritairement, et avec un emprunt.

Sur trois niveaux

Cet édifice sera bien plus qu’un casino. Il sera un lieu de vie culturelle et festif. Il alliera à la fois la magie du jeu et celle du spectacle. Car, ce casino abritera une salle de spectacle. En plus des quatre, ou cinq tables de jeu qu’il y aura, le casino disposera d’une salle au rez-de-chaussée, qui comportera 430 places assises et 800 places debout. Ce sera le deuxième casino de la sorte pour le groupe Cogit, après celui de Toulouse. Le bâtiment, d’une surface de 2 100 mètres carrés sera sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée accueillera donc la salle de spectacle. Le premier étage sera entièrement consacré aux tables de jeu avec la salle des machine à sous et des jeux traditionnels (tables) ainsi qu’un espace bar, et le second étage abritera un restaurant de quatre-vingt couverts sur le roof top. Le bâtiment sera construit sur une parcelle de 15 635 m2 appartenant à la ville et qui est située à l’angle de la route de Montabo et du chemin qui mène à la cité Grant. Le travail d’architecture est déjà réalisé mais fera l’objet d’une validation définitive au début de l’année 2020.

Jusqu’au milieu de la nuit…

Concrètement, l’établissement se fera en deux temps. L’ouverture d’un casino provisoire aura lieu au premier trimestre de l’année 2021. Ce casino temporaire exploitera 75 machines à sous et deux tables de jeux. Il nécessitera l’emploi direct de trente-deux personnes et générera environ cent emplois indirects. Le casino définitif sera bien plus imposant. Il disposera de 150 machines à sous et cinq tables de jeux. L’offre de jeux sera très variée dans ses tarifs d’accès afin de permettre au plus grand nombre d’accéder aux dispositifs de jeux. Il nécessitera l’emploi direct de 77 personnes et générera environ 230 emplois indirects, soit un minimum de 300 emplois au total. L’établissement va offrir un véritable plus dans la vie nocturne, assez pauvre pour l’heure, de la ville de Cayenne. Il aura des heures d’ouverture fixées en semaine à 10 heures, avec une clôture à 3 heures, du dimanche au jeudi et à 4 heures les vendredis et samedis. L’établissement sera ouvert 365 jours sur 365.

2, 6 millions par an

«  Ce projet de casino-théâtre dépasse les limites, les frontières du territoire de la commune de Cayenne. Il ne s’agit pas d’un projet pour Cayenne ou pour le littoral. C’est un projet qui a été pensé avant tout pour le territoire guyanais  », a expliqué, lors de sa présentation, Marie-Laure Phinéra-Horth devant un parterre d’élus et de forces économiques de la ville, ainsi que devant le voisinage du futur espace de loisirs. Ce projet est donc «  un des maillons de la plénitude d’actions communales en faveur de l’attractivité et de rayonnement de la capitale  », a aussi souligné le maire de Cayenne. Attractivité mais aussi manne économique de premier choix. Le casino rapportera gros à la commune. En 2021 et 2022, lors des deux années d’exploitation du casino dit provisoire, la ville gagnera 200 000 euros par an. à partir de 2023, le casino rapportera 2,6 millions de recettes fiscales par an à la ville capitale. «  C’est tout simplement le plus grand projet touristique de ces vingt dernières années en Guyane  », exulte le maire de Cayenne. Ne restent plus maintenant que quelques étapes avant la concrétisation du projet. Il faudra obtenir, dans les semaines ou mois à venir, l’autorisation de l’autorité de tutelle des casinos : le ministère de l’Intérieur. «  C’est lui qui accordera l’autorisation d’exploitation  », rappelle Bruno Gendrot, le directeur d’exploitation du groupe Cogit, qui ne se fait aucun souci pour l’issue favorable de cette démarche.

Samir MATHIEU

Voici le visuel du casino de Cayenne, tel qu'il sera en version définitive, d'ici 2022. L'ouverture de la version provisoire aura lieu au premier trimestre 2021. - DR

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

mikeromeo 31.08.2019

On peut donc espérer d'ici 2021 qu'ils auront réparés les feux de signalisation à cet endroit...

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
Guyane

Samedi 31 août 2019

1 commentaire
A la une