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Économie

Le collectif des restaurateurs de l'ouest dénonce une «double peine»

Samuel Zralos Vendredi 12 Février 2021 - 17h17
Le collectif des restaurateurs de l'ouest dénonce une «double peine»
Adam Coulibaly, représentant du collectif des restaurateurs de l'Ouest. - Samuel Zralos

Plusieurs restaurateurs guyanais ont découvert qu'ils n'étaient plus éligibles à certaines aides du plan de relance, alors qu'ils sont encore loin de s'être remis de la crise sociale liée aux mesures anti-covid.


Adam Coulibaly devait s'entretenir hier après-midi avec la sous-préfecture de l'Ouest. La visite a été reportée, en vue d'un rendez-vous avec le trésor public. Une frénésie de rencontres provoquée par la découverte que « les trois-quarts » des restaurateurs de son groupe ne sont plus éligibles aux aides du plan relance en décembre, puisqu'ils sont revenus à plus de 50% de leur activité normale. Pour le représentant du collectif des restaurateurs de l'Ouest, c'est une « double peine, alors que le couvre feu a fait beaucoup de mal » ces derniers mois.

Le collectif réclame donc le versement « au moins [de] la moitié des aides », pour compenser leurs pertes sèches. M. Coulibaly l'assure, ce serait une question de survie des établissements : « S'ils continuent, il pourrait n'y avoir que deux restaurants sur Saint-Laurent à la fin de l'année ».

S'il salue la réouverture du dimanche comme une très bonne nouvelle - il espère tout de même une ouverture jusqu'à minuit au plus vite - le propriétaire de l'Acoustik lounge reste dans une situation précaire qui le rend particulièrement vigilant. Il faut dire que l'ensemble de ses employés sont actuellement passés à mi-temps parce qu'il n'a « pas les moyens de les payer ».
La concurrence illégale fait du mal aux restaurants

« Entre les annonces du gouvernement et la réalité du terrain, il y a un monde », s'emporte-t-il, fatigué des « changements permanents » dans les règles sanitaires à suivre. D'autant que la période chaotique a profité à tous particuliers qui ont l'habitude de préparer de la nourriture à emporter devant chez eux, sans autorisation. Une concurrence illégale vers laquelle « la clientèle s'est tournée » et qui fait donc d'après M. Coulibaly beaucoup de dégâts dans les caisses des chefs de Guyane.

Préexistants à la crise, ces « restaurateurs illégaux » se sont multipliés depuis le début de la crise covid, «», ce qui inquiète beaucoup ceux qui jouent dans les clous de la loi, taxes et charges sociales compris.

Face à cette accumulation de problèmes après une année 2020 très difficile, les propriétaires et gérants de restaurants sont en train de « tous un peu se résigner », confie Adam Coulibaly. « On est dans un ventre mou, où on travaille un peu, on a un peu d'aides, mais où on n'atteint toujours pas notre chiffre d'affaires, ni notre clientèle. » Bref, à ses yeux, « 2021 a très mal commencé ».

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