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BARS

Le collectif des Licences IV espère une reprise ce week-end

Xavier-Paul Le Pelletier Mercredi 24 Février 2021 - 13h31
Le collectif des Licences IV espère une reprise ce week-end
Gérard Désiré du bar de plage le Coco Soda, Liliane Destembert du relais du Galion et Steve Roldan du Hitbox bar. - XPLP

 Contraints de rester fermés depuis le 16 janvier, les gérants d'établissements possédant une Licence IV ont décidé de se rassembler en un collectif afin de pouvoir défendre leur activité. Après plus d'une quinzaine de jours sans pouvoir trouver d'interlocuteur auprès des services de l'Etat, la situation a pu se débloquer en fin de semaine dernière ; ce qui a permis la tenue d'une rencontre ce matin et dont les conclusions devraient être annoncées demain après la réunion interministérielle hebdomadaire. 

 C'est une situation inéquitable et indaptée que dénoncent les membres du collectif des Licences IV depuis qu'ils se retrouvent être les seuls établissements de loisir à ne toujours pas pouvoir exercer tandis que restaurants, cinémas et autres centres sportifs ont pu rouvrir de manière générale avec des mesures adaptées. Si la moindre forme de promiscuité est bien entendue à bannir dans le contexte sanitaire actuel, les gérants de ces établissements ne comprennent pas la différence de traitement qui leur est imposée quand les restaurateurs peuvent quant à eux ouvrir au delà du couvre-feu jusqu'à 22 H 30.

" Maintenant que les services de la préfecture semblent avoir compris l'urgence à nous recevoir, nous avons pu exposer nos problématiques. Comme par exemple le fait que les restaurants puissent ouvrir ce qui tend à les inciter à faire notre travail de bar " note Steve Roldan du Hitbox Bar à Cayenne. Et il y a aussi le problème du paracommercialisme. D'un côté, ceux qui payent des charges et sont dans les règles sont tenus de rester fermés, de l'autre, l'économie informelle continue " intervient Liliane Destembert du relais du Galion, première vice-présidente du Comité du Tourisme Guyanais et présidente du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et discothèques de Guyane.

Les débordements à l'occasion des jours gras auront été l'occasion de constater que les gens se sont bel et bien rassemblés pour faire la fête, ce que regrette certains acteurs du secteur, notamment ceux du carnaval (voir notre encadré). " On veut bien évidemment préserver la santé des Guyanais, mais il faut le faire intelligemment et nous souhaitons le faire en lien direct avec la préfecture. Le souci en ayant une lecture trop administrative des règles à mettre en place, c'est que l'on peut passer à côté du concret. On a bien noté que c'est un besoin naturel que de pouvoir se retrouver et d'avoir une vie sociale. Malheureusement si nos clients ne peuvent pas le faire chez nous dans un contexte sanitaire défini et encadré ; une partie va quand bien même inexorablement se rassembler mais dans des conditions cette fois bien plus mauvaises. Nous avons donc là un rôle à jouer " analyse le gérant du Hitbox.

Satisfaits de leurs échanges, les trois commerçants représentant les tenanciers d'établissements de niveau Licence IV guettent les bonnes nouvelles : " Les chiffres sont bons, nous avons pu exposer nos arguments. Nous attendons désormais les décisions qui devraient être annoncées demain et sommes sereins quant à la confiance que l'on voudra bien nous accorder " concluent ces trois figures des établissements de loisirs de Guyane.
 
 
Le dancing Nana souhaite pouvoir trouver une activité à son espace

Lieu incontournable du carnaval guyanais depuis 68 ans, le dancing Nana connaît des difficultés de trésorerie liées à la crise sanitaire. Son propriétaire, Philippe Alcide-dit-Clauzel, a décidé de s'adresser aux autorités dans un appel à soutenir son établissement.

" Comme on peut s'en douter, nous avons des charges élevées qui s'équilibrent habituellement au plus fort de notre activité qui se situe pendant la période estivale et celle du carnaval. Or nous n'avons pas pu faire de recettes depuis le carnaval de 2020. Aujourd'hui, à l'instar des établissements de nuit de métropole qui ont fait de même, je propose d'ouvrir mon établissement en tant qu'espace de vaccination. Sa localisation est centrale et beaucoup de personnes peuvent y accéder à pieds. Je suis déçu de voir que l'on nous a contraint à rester fermer pendant le carnaval alors que j'ai pu constater des soirées tard dans la nuit où les précautions n'étaient pas respectées et que les autorités ont néanmoins tolérées. "

Outre la possibilité de se reconvertir en espace de vaccination, chez Nana pourrait aussi profiter du retour de l'ouverture des Licences IV pour se cantonner à une activité de bar sans piste de danse. Si des travaux d'envergure ne semblent pas envisageables tant qu'on ignore la pérennité des mesures qui s'imposent ; des aménagements en extérieur similaire à ceux du dispositif du Village Nana pourraient eux être adaptés à la situation économique et sanitaire du dancing. A condition que la préfecture accepte de mettre en place certaines mesures dérogatoires.

Le dancing chez Nana, (archives) -
 
 

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Smet 26.02.2021
espace Piké

ça ne changera pas la vocation de nana, celle du Piké !

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