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« La profession progresse seule »

Propos recueillis par Albert ALEXIS Samedi 14 septembre 2013
« La profession progresse seule »

Interview de Gauthier Horth, président de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane dans un contexte marqué par une actualité mouvementée.

Entre la recrudescence des chantiers d'orpaillages clandestins, l'insécurité et l'épineux dossier Rexma, le président de la Fedomg exprime la détermination de la profession qui attend plus d'implication des pouvoirs publics.
*Dans un dossier paru dans notre journal il y a près d'une semaine (édition du 6 septembre 2013), nous évoquons des chiffres records en matière d'activité des sites clandestins dans l'intérieur du pays de manière générale et sur le territoire du Parc Amazonien en particulier, qu'est-ce que cela vous inspire ?
G.H: "Cela montre bien que le Parc Amazonien est le sanctuaire des orpailleurs clandestins. l'échec du Parc est criant, les chiffres le révèlent une fois de plus. Les mensonges sont flagrants et les représentants des collectivités mais aussi des peuples autochtones devraient démissionner, et arrêter de servir d'alibi à cette mascarade. Cela fait longtemps que nous disons que ce n'est pas juste une question de moyens, nous demandons des résultats."
*Après le mouvement de grève de février vous aviez obtenu la mise en place de la procédure d'installation accélérée des opérateurs légaux sur les sites en collaboration avec le dispositif Harpie, où en est-on?
G.H: "Nous sommes déçus car cela traîne beaucoup trop. Nous allons tenter dans les prochains jours de relancer le dispositif mais si les promesses ne sont pas tenues nos relations avec l'État vont en pâtir. L'état-major de Harpie devait présenter le 20 août dernier une carte très précise des zones cibles à proposer à la profession, rien pour le moment. De notre côté nous avons fait notre part, le vivier d'entreprises a été constitué mais certains commencent maintenant à se décourager."
*Vous avez réagi pour apporter votre soutien à l'entrepreneur dans le dossier Rexma, ce n'était pas surprenant mais vous avez tout de même pris votre temps, pourquoi ?
G.H: "On voulait entendre ce que la Rexma avait à dire. Nous nous sommes réunis pour comprendre la possibilité qu'il existe une affaire, on a pris du temps pour cela mais aujourd'hui au final, on ne sait pas clairement ce qu'on lui reproche exactement.
*Il y a une enquête pour usage de faux, est-ce à dire que Jean-Pierre Casas vous a convaincu?
G.H: "Après examen il nous semble que la justice française est utilisée à des fins politiques. Il n'y a pas d'affaire. Je dis cela tout en sachant que nous n'avons pas accès au dossier. C'est tout de même étonnant que le parquet mette autant de temps pour comparer deux dossiers. Nous sommes très curieux de voir comment un tribunal va juger une telle affaire. Si notre thèse se confirme, nous n'en resterons pas là."
*Quelle est aujourd'hui la situation de la profession, sommes-nous toujours dans un gel comme vous le déploriez l'année dernière ?
G.H: "Non, il y a un progrès. Il y a un peu plus d'exploitants, la profession progresse. On observe plus de demandes de permis. Le problème est que l'on avance seule. L'État ne tient pas ses engagements, les élus, notamment la Région ne tient pas les siens non plus. La profession progresse seule."
*Vous aviez entrepris une démarche pour promouvoir l'arrivé de personnels guyanais qualifiés dans le métier, en partenariat notamment avec le Pôle Emploi, avez-vous de nouveaux projets dans ce sens?
G.H: "La semaine prochaine on démarre une nouvelle antenne du Centre de formation des apprentis à Camopi. 8 jeunes entre 16 et 26 ans entrent en contrat d'apprentissage sur 2 ans pour être ouvrier qualifié. Il ne faut pas oublier que nous poursuivons le travail au niveau de l'unité de formation des apprentis de Maripasoula, l'antenne est renouvelée avec cette année encore les métiers de la mine même s'ils seront moins nombreux, peut-être la moitié des 8 jeunes entrant en formation prend cette filière.

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1 commentaire

Vos commentaires

herisson15 14.09.2013
orpaillage et développement économique

je propose que soit organisé des débats publics sur l'intérêt de favoriser l'orpaillage.
Recettes encaissées par les collectivités territoriales, réparations des dommages causés à l'environnement (pollution des eaux et des terres conséquences pour la santé des population), nombre d'emplois créés etc.
Vote journal pourrait être à l'origine de ce débat peut être dans le cadre du club de la presse, car la collectivité majeure, de par sa composition est favorable à l'orpaillage .
J'attends votre réponse.

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