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COVID-19

La fronde des commerçants “non-essentiels”

Samuel Reffé & Louisette Marmot Lundi 14 Juin 2021 - 11h37
La fronde des commerçants “non-essentiels”
En guise de sédition, plusieurs commerçants ont ouvert leurs portes ce jour, sans vendre de produits. - D.R.

 Un recours auprès des services de la préfecture a été déposé ce samedi 12 juin. Contestée, l'annexe à l'arrêté préfectoral qui définit quels commerces sont autorisés à ouvrir leurs portes en période de confinement fait débat. Les commerçants jugés "non-essentiels" organisent la riposte. 

 L’annexe à l’arrêté pris par la préfecture suite à l’instauration du plan de "confinement thématique" fait couler beaucoup d’encre, et horripile l’Union des Commerçants de l’Île-de-Cayenne. A première vue, la liste exhaustive paraît sans fin, pourtant, selon les commerçants obligés de fermer boutique depuis le 14 mai, elle n’est "pas claire".

Aujourd’hui, alors que la fête des pères approche et que les commerçants “non-essentiels” attaquent leur cinquième semaine de fermeture, la révolte s’organise. Un recours-gracieux a été déposé en préfecture ce samedi 12 juin. Objectif : interpeller l'autorité administrative sur le chapitre relatif à l'activité des commerces et restaurateurs pendant le confinement. Une “première étape” selon les 16 co-signataires dont la CPME, le MEDEF, l’Union des Commerçants de Saint-Laurent, de Kourou, mais également de l’AMG.

“Trois articles sont visés dans le recours et sont jugés illégaux.” annonce la présidente de l’UDC, qui n’exclut pas un recours auprès du tribunal administratif si l’arrêté n’est pas modifié dans la semaine. Ces trois articles sont inscrits dans le chapitre 2 - relatif aux dispositions concernant les activités économiques et commerciales, mais aussi aux carbets - de l’arrêté préfectoral “portant mesures de prévention et restrictions nécessaires pour lutter contre la propagation de la Covid-19” à retrouver ici.
"Une rupture d'égalité"
Dans une lettre adressée au préfet de la Guyane, le président de l’Association des Maires de Guyane “partage leur crainte de voir leurs commerces disparaître” et écrit que l’annexe “Activités Commerciales Autorisées” paraît problématique en tant “qu’elle autorise certains commerçants à ouvrir et oblige d’autres à fermer alors que les produits vendus sont identiques”.

Selon François Ringuet, ladite annexe porte en elle “une rupture d’égalité entre commerçants tous citoyens égaux devant la loi”. Et d’ajouter : “le risque de disparition de nos entreprises déjà fragilisées par le premier confinement de 2020, qui a duré plusieurs mois, est évident.”

Pendant ce temps-là, depuis ce week-end, plusieurs commerçants de l’Île-de-Cayenne auraient symboliquement ouvert leurs portes en guise de sédition, “mais sans vendre de produits” nuance Françoise Gimel.
Ils bravent l'interdit en ouvrant leurs enseignes
Après quatre semaines de fermeture, ces commerçants ont décidé d’ouvrir boutique et d’accueillir les clients en respectant les règles sanitaires et la distanciation sociale.

Nous avons rencontré quelques clients qui se rendaient dans ces magasins, ce matin, afin de faire leurs emplettes.

Paul nous confie sa satisfaction : «je suis très heureux que les magasins puissent ouvrir ce matin. J’avais besoin de quelques petits vêtements pour mes enfants et pour moi. Enfin le centre-ville de Cayenne revit de nouveau, auparavant la ville ressemblait à une ville fantôme.»

Christine assure : « Je suis très heureuse de trouver des magasins ouverts au centre-ville ce matin. Cela me manquait, j’aime bien flâner au centre-ville, et j’y emmène mes enfants. L’ambiance au centre-ville est très chaleureuse, et les prix sont attrayants. »

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2 commentaires

Vos commentaires

Flo de Kaw 15.06.2021

Cela paraît de plus en plus comme une mesure punitive envers le peuple guyanais, à savoir qu'il sera privé de liberté et de loisirs tant qu'il ne sera pas passé par la case vaccination.
Si c'était pour le bien de la population on ne l'autoriserait pas à aller voter et on orienterait la communication sur la vaccination uniquement sur ceux qui en ont besoin.
J'espère que les commerçants vont continuer à s'émanciper et à faire pression.

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Laguya2020 14.06.2021

Des fonctionnaires qui émergent à plus de 100 000 euros annuels tous frais payés sont peu conscients des réalités sociales.
Aucun lien averé en effet entre la fermeture de commerces dits non essentiels et la propagation du virus.
A quand la baisse des salaires de la nomenklatura?
On rappellera aussi que les aides covid sont financées par le contribuable.
Se faire réélire sur un programme d aides est une des aberrations de ce système !

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