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ORPAILLAGE

La France presse le Suriname

P.R. / R.V-H Mardi 29 avril 2014
Le préfet Éric Spitz pose avec les autorités surinamaises, le 17 avril dernier, à la sortie d'une réunion de coopération. (PR)

La France menace le gouvernement surinamais de ne pas mener certains projets de coopération économique à terme, si ce dernier ne prend pas les mesures nécessaires pour lutter contre l'orpaillage clandestin.

Jeudi 17 avril, à Saint-Laurent, se tenait une réunion franco-surinamaise, comme tous les mois. Cette fois-ci, de nombreux officiels y ont participé. Du côté français étaient présents le préfet Éric Spitz, le sous-préfet Didier Bernard, les directions de la Police aux frontières (Paf), de la gendarmerie et des douanes. Pour le Suriname les chefs de la police, de la police minière, des douanes, des pompiers d'Albina ainsi que l'État-major des armées avaient fait le déplacement.
LE SURINAME INTERDIRA L'UTILISATION DU MERCURE AVANT 2015
« Si le Suriname ne nous aide pas à lutter contre l'orpaillage clandestin, tous les projets de coopération économique que nous avons avec lui seront avortés » , a déclaré Éric Spitz à la sortie de la réunion. Il évoquait notamment des projets communs dans la filière pêche, ainsi que le futur nouveau bac reliant Saint-Laurent à Albina, « quatre fois plus grand et plus puissant » , financé à 75% par la Région Guyane, et dont l'arrivée est prévue pour 2016. Le Préfet a clairement émis le souhait de voir toutes les barges opérant à Albina régularisées. « Si elles ne sont pas en règles, qu'elles soient éliminées » , rajoute-t-il. Un « processus complexe » , selon Gérold Dompig, représentant du comité minier surinamais : « Le Suriname a négligé ce problème depuis quinze ans. Les barges, que nous appelons « skalians » , ne tiennent pas compte de la frontière. »
Durant la rencontre du 17 avril, la Préfecture a obtenu la garantie de voir le Suriname signer la convention internationale restreignant l'usage du mercure « avant la fin de l'année » .
Une bonne nouvelle, à nouveau nuancée par Gérold Dompig : « L'utilisation du mercure dans l'orpaillage est tellement imprégnée chez nous, que nous allons devoir faire cela graduellement » .
BIENTÔT DES PATROUILLES COMMUNES ?
La réalisation de patrouilles conjointes à la frontière, dans une zone de 2 kilomètres, a également été actée. Les forces armées françaises et surinamaises devraient ainsi mener tous les deux mois, une action de lutte contre l'orpaillage clandestin. Une idée de longue date qui n'avait encore jamais vu le jour. Environ 20 000 orpailleurs clandestins seraient actuellement présents chez nos voisins. Une police minière existe, mais n'a pas le pouvoir d'interpeller les mineurs illégaux. En revanche, c'est elle qui les recensent.

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