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PAPAÏCHTON

La décharge déborde

Pierre-Yves CARLIER Mardi 08 octobre 2013
La décharge déborde
À Papaïchton, les déchets empiètent désormais sur la route (DR)

Le plan déchet du Maroni a pris du retard. En attendant, les déchets s'accumulent. Ils débordent désormais sur la piste menant du bourg à Loka.

Depuis plusieurs jours, la route de Papaïchton à Loka est envahie par des ordures. « Des habitants sont à bout, déplore Alain Boussoussa, de Loka. On est envahis par les mouches et une odeur insupportable. Les enfants jouent dans la décharge. Depuis des années, les travaux n'ont jamais vu le jour. La mairie ne nous donne aucune explication. »
Il semble que les choses aient empiré depuis trois semaines. Certains habitants reprochent à l'entreprise d'Omifi Fossé, chargée du ramassage des déchets par la communauté de communes de l'Ouest guyanais (CCOG), de déposer les poubelles n'importe où. Le chef d'entreprise s'en défend : « Il y a trois semaines, la CCOG a barré l'accès à la décharge, pour que les habitants arrêtent de déposer leurs déchets. Mais les gens les posent juste à côté. »
Selon lui, les agents communaux déversent aussi les déchets verts et encombrants : « Ils n'ont pas de camion 4x4 et ne peuvent pas accéder là où c'est autorisé [...] Il faudrait que la commune réglemente un peu plus les choses et qu'elle dise quels jours les habitants peuvent déposer leurs déchets verts. »
Omifi Fossé assure que les huit bennes de déchets qu'il ramasse par semaine sont déversées à l'arrière de la décharge, où c'est autorisé. Mais il reconnaît qu'elle commence à être bien pleine. Alain Boussoussa confirme : « Quand les engins viennent repousser les déchets (pour permettre aux bennes d'accéder), les poubelles dévalent la montagne et arrivent près des maisons. »
L'urgence prend son temps
Le 14 janvier 2011, la préfecture présentait son « plan d'urgence déchets Maroni » . Il fallait faire vite. L'Europe venait de condamner la France à cause de ses décharges pas aux normes, notamment celles de Guyane. L'État risquait 61,6 millions d'euros d'amende et 100 000 euros d'astreinte par jour de retard. Avec ce plan d'urgence de 12 millions d'euros, on allait voir ce qu'on allait voir. Les déchets d'Apatou, Grand-Santi, Papaïchton et Maripasoula seraient expédiés dans des centres de déchets ultimes, les décharges seraient réhabilitées, deux centres d'enfouissement seraient construits à Grand-Santi et Maripasoula et des emplois créés. L'État prenait la main à la place de la CCOG pour aller plus vite.
Deux ans plus tard, au moment où tout devait être fini, les réalisations oscillent entre rien et pas grand-chose. Léon Bertrand, président de la CCOG, s'agace : « L'État a pris la maîtrise d'oeuvre déléguée pour faire les travaux à notre place et rien n'a été fait. » Le sous-préfet de Saint-Laurent, arrivé fin septembre, a été briefé sur le sujet en milieu de semaine dernière. Jean Cabalé, dont l'entreprise a été retenue pour mener le chantier, annonce un démarrage du chantier le mois prochain.

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