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Agriculture

La CTG lance les assises de l'agriculture

Samuel Zralos Lundi 23 Novembre 2020 - 20h13
La CTG lance les assises de l'agriculture
Eric Martin (gauche) lors de la première journée des assises de l'agriculture, à Saint-Laurent du Maroni. - Samuel Zralos

Du 23 novembre au 2 décembre, les assises de l'agriculture de la Guyane, qui doivent déterminer le Plan régional d'agriculture durable pour la période 2021-2027, sillonnent les cinq bassins agricoles de Guyane.


Les assises de l'agriculture de Guyane se sont ouvertes cette après-midi à Saint-Laurent et Sinnamary, avant trois autres « assises déconcentrées » à Roura, Maripasoula et Regina. Elles se termineront par deux jours d’assises générales, le lundi 30 novembre et le mardi 1er décembre à Cayenne. L'ensemble de ces concertations doivent servir - sur la base des plans établis par la CTG - à rédiger le Plan régional d'agriculture durable 2021-2027.

Dans la salle de la CAIT de Saint-Laurent, le public est réduit cette après-midi, pour assister à la « concertation » organisée par la CTG. Un peu moins de 15 agriculteurs, éleveurs et commerçants font face aux élus, à la représentante de la chambre de l'agriculture et surtout à Eric Martin, président de Strat Emh.

Le consultant engagé pour analyser la situation guyanaise et apporter des propositions a pourtant beaucoup de choses à dire. Vedaram Rikhi agriculteur en seconde activité, attend justement « de voir la présentation du programme avant de se lancer à temps plein », ce qu'il hésite encore à faire. « Je veux connaître les moyens qui seront mis en place, alors que les agriculteurs ont beaucoup de problèmes avec la mise à disposition des aides, d'autant que sur l'Ouest il y a des problèmes de communication », confie l'homme, entre scepticisme et espoir.
Moderniser l'agriculture, optimiser les filières

« Il n'y a pas de gouvernement agricole en Guyane. Chacun travaille de son côté, fait un peu ce qu'il veut. Et ça c'est un problème », commence Eric Martin, avant de détailler son analyse de l'agriculture guyanaise. Poids de l'informel « très important », aides européennes « détenues par une poignée de personnes » et à la valeur ajoutée très faible, production dont le coût est plombé par l'importation - par exemple de la nourriture pour animaux chez les éleveurs -, « procédure d'accès au foncier longue et coûteuse » : le consultant le dit lui même, il rappelle des éléments connus, mais qui continuent de peser sur l'agriculture et l'élevage locaux.

Pour pallier à ces nombreuses limitations, le spécialiste propose, entre autres, de réorganiser la gouvernance de l'agriculture, de créer un observatoire de l'économie agricole et agroalimentaire (pour savoir comment fonctionne marché économique agricole de la Guyane), et de créer une marque « Manger Guyane » qui puisse « porter toutes les productions agro-alimentaire en Guyane ». Aussi et surtout, Eric Martin souhait optimiser les filières locales d'alimentation pour bétail. « Avec l'existant on peut déjà un peu faire quelque chose » d'après lui, notamment en employant des produits locaux.

« Son analyse est bonne, par rapport à l'aide à la modernisation, d'autant que les jeunes ne se lancent pas trop dans l'agriculture », commente Boris Yang, président du canton de l'Ouest des Jeunes agriculteurs de Guyane. Mais le jeune homme reste circonspect : « Il y a énormément de monde qui a eu des bonnes idées déjà, on nous fait énormément de promesses, [maintenant] on espère que ça va se réaliser ».

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