• Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr

L’outre-mer recrute des profils pays

FXG Samedi 10 Octobre 2020 - 10h36
L’outre-mer recrute des profils pays
Magali d'abadie de Lurbe au centre

Pour la 3ème année consécutive, le Groupe Créo organisait, en partenariat avec les cabinets Alpha Conseil et Randstad Search, le pavillon Outre-mer du salon Paris pour l'emploi qui s’est tenu jeudi et vendredi derniers à la grande halle de la Villette.

 Six entreprises dont les groupes Bernard Hayot, Blandin et encore Physadis-Batir, représentaient les Outre-mer. Une centaine de postes étaient à pourvoir et 250 personnes sont passées les voir ! GBH, par exemple, a récupéré 120 curriculum vitae en direct tandis que 184 autres étaient laissés par des visiteurs virtuels !

L’emploi dans les territoires d’Outre-mer a donné lieu à un webinaire au titre éloquent : « L’Outre-mer : un vrai choix de carrière ». Cela a permis de faire le point sur le marché de l’emploi dans nos régions et sur les possibilités de carrière.

« Les entreprises recrutent et affichent clairement leur volonté d’attirer des profils locaux, observe Maël Disa, le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer en visite sur le salon jeudi matin, des gens qui sont connaisseurs des territoires et qui s’installent de façon pérenne. » Selon Laïza Marie de l’association Jeunesse Outre-mer, le projet de retour au pays après ses études doit être conçu comme un vrai « choix de vie ». Elle a observé, notamment depuis le confinement que certains préparent leur retour parfois jusqu’à deux ans à l’avance.

« Il y a des postes offerts en Guadeloupe et en Martinique dans les métiers de la finance, comme comptable ou contrôleur de gestion, dans les ressources humaines et il y a peu de candidats », signale-t-elle. D’où la nécessité de faire un travail de connexion, comme Jeunesse Outre-mer le fait déjà avec Allé Viré en Martinique. « Nous travaillons, poursuit le délégué Disa, à mettre en adéquation l’offre et la demande, en accompagnant les étudiants dans leurs choix d’orientation, mais en parlant aussi avec les formateurs dans la durée. »

« Nous ne sommes qu’au début de l’explosion des retours au pays », assure Laïza Marie. Cédric Cepisul, directeur d’Alpha Conseil, cabinet de recrutement spécialisé dans l'emploi outre-mer, est l’exemple type de ce retour réussi au pays. Cédric est revenu en Martinique après avoir travaillé vingt ans à Paris où sont nés et ont grandi ses enfants. « 80 % des cadres affirment qu’ils sont prêts à quitter la région parisienne et 30 % le font, explique-t-il. C’est valable pour les provinciaux mais aussi pour les Ultramarins. » Lui aussi insiste pour dire que « c’est un choix de vie, un choix de famille ».


Un challenge à relever
Laïza prévient les candidats au retour : « Il va falloir s’intégrer. Vous serez challengé. Vous allez prendre peut-être la place de quelqu’un qui attendait ce poste… »

La perception que les candidats se font de l’Outre-mer n’est pas toujours bonne. Beaucoup pensent qu’ils n’auront pas les mêmes évolutions de carrière que dans l’Hexagone. « Il existe un marché caché, confie Laïza, alors il faut faire valoir la moindre de ses compétences ! »

Kétura Telon a quitté la Guyane pour faire ses études et est restée 12 ans dans l’Hexagone. Elle a décidé de revenir il y a dix-huit mois. Le groupe Créo l’a recrutée au service des ressources humaines pour Leader Price et Megastore. Elle est rapidement devenue responsable. « La Guyane est prête pour les jeunes qui veulent rentrer ! »

Selon elle, le BTP, le futur réseau de bus à haut niveau de service, les enseignes qui s’installent sont des signes positifs. Magali d’Abadie de Lurbe, DRH du groupe Creo estime que la crise de la COVID a boosté cette envie de retour. « Il y a toujours la peur de ne pas retrouver les mêmes opportunités de carrière ou d’évolution de carrière par rapport à des structures plus importantes dans l’Hexagone, mais les opportunités sont réelles dans notre tissu de PME et de TPE car cela demande beaucoup de polyvalence ! »

Enfin, les conditions de rémunération sont souvent du même niveau que dans l’Hexagone et parfois plus généreuses. « On ne demande pas aux jeunes de sacrifier leur confort pour rentrer au pays, se félicité le délégué Maël Disa. C’est juste un challenge à relever ! »



Pour en savoir plus :

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

seu otário 12.10.2020

La "préférence nationale"

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
Une

[VIDEO] Où en est-on avec les embouteillages ?

Pierre ROSSOVICH & GOVINSKY - Mardi 29 Septembre 2020

Où en est-on avec les...

2 commentaires
A la une