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Paul Montgénie, directeur par intérim de l’Apeig

« L’insertion aide les entreprises à être plus compétitives »

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Mardi 18 Juin 2019 - 03h10
« L’insertion aide les entreprises à être plus compétitives »
À 35 ans, Paul Montgénie est directeur par intérim de l'Apeig depuis septembre 2018 - rossovichp

Créée il y a dix ans, l’Association pour l’emploi et l’insertion en Guyane (Apeig) porte le dispositif plan local de l’insertion et de l’emploi (Plie). Disposant de l’agrément de l’État, elle accompagne le public en insertion. Paul Montgénie, directeur par intérim, répond à nos questions.

À quel public s’adresse l’Apeig ?

À toute personne à la recherche d’emploi, de 18 ans jusqu’à l’âge de la retraite. Principalement les personnes en rupture d’insertion ou en rupture scolaire : les jeunes déscolarisés, les allocataires de minima sociaux, les demandeurs d’emploi longue durée... Nous recevons tout le monde, au cas par cas. Le parcours dure vingt-quatre mois maximum. On construit un projet avec le participant.

Quel est votre taux de réussite ?

Notre taux de réussite est d’environ 53 %, soit en formation qualifiante, soit sur des emplois de plus de six mois. En 2018, 738 personnes ont été accompagnées sur le Plie et 239 personnes sur la clause sociale.

L’Apeig est le guichet unique territorial des clauses sociales dans les marchés publics...

En effet. Il s’agit d’une réservation d’heures pour les demandeurs d’emploi dans les marchés publics. Les entreprises qui répondent aux marchés d’au moins 80 000 euros sont obligées d’embaucher des demandeurs d’emploi pour une durée bien précise en termes de nombre d’heures. Tout dépend de la grandeur du marché.

Les donneurs d’ordre publics jouent-ils le jeu ?

En grande partie, oui. La CTG, par exemple, va très loin sur les obligations en termes d’insertion. Les bailleurs sociaux aussi et en particulier la Simko qui a généralisé la clause très tôt dans tous ses marchés.

Certaines entreprises se plaignent d’avoir du mal à trouver des jeunes motivés et sérieux. Que répondez-vous à cela ?

Bien souvent, le secteur dans lequel on essaie d’insérer la personne, jeune ou moins jeune, ne correspond pas à son choix de vie. C’est pour cela que l’on implique le participant au cœur de son parcours d’insertion. C’est lui qui fait son choix. Notre mission est que les qualifications soient en adéquation avec l’attente du donneur d’ordre.

Quels domaines intéressent le plus les participants ?

Les métiers du social, ceux de la petite enfance, du paramédical, le secteur administratif et, surtout, la création d’activité. Il y a une forte demande de création d’activité dans le domaine agricole, du conseil, du secrétariat, de la production...

Vos bénéficiaires sont en majorité des femmes. Pour quelle raison ?

La typologie de notre public est en effet en majorité féminine. Je pense qu’elles sont plus actives dans la recherche d’insertion parce qu’elles sont plus touchées par l’exclusion sociale. Les femmes sont souvent soutien de famille et rencontrent davantage de freins à l’emploi, avec des problèmes de garde, de mobilité... Très tôt, elles sont poussées, du fait de leurs responsabilités diverses, à chercher un moyen de s’émanciper et de s’en sortir.

L’insertion est-elle une solution viable pour le développement économique d’une région ?

C’est capital. Très souvent, on ne voit que le caractère social de l’insertion et on oublie le développement économique.

Former les personnes et les aider à se développer personnellement et professionnellement, c’est aider les entreprises à trouver de la main d’œuvre qualifiée et donc à être plus compétitives.

C’est également aider des personnes à créer leur propre activité et donc créer des biens économiques. Nous sommes là pour œuvrer pour la jeunesse et la population guyanaise.

Contact Apeig  : 0594 28 93 40 ou contact@apeig.com

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