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CAYENNE & RÉMIRE-MONTJOLY

L'État cède du terrain

Karin SCHERHAG Mercredi 03 décembre 2014
L'État cède du terrain

Plusieurs biens de l'État vont être vendus aux enchères le mois prochain. Parfois inoccupés depuis des années, ils sont pour la plupart squattés. Certains sont emblématiques comme l'ancienne maison du procureur ou l'ancienne Drac, à Cayenne.

L'État se sépare d'une partie de son patrimoine. À Cayenne et Rémire-Montjoly, huit biens seront ainsi mis en vente courant janvier. Une bonne façon de renflouer les caisses puisque ces ventes par adjudication (aux enchères) devraient rapporter près de 2,5 millions d'euros. Une aubaine. D'autant plus que, abandonnés et très souvent squattés, ces bâtiments causent bien des problèmes à leur propriétaire qui n'en a plus l'utilité.
1. La parcelle AH 241, au 18 avenue Louis-Pasteur à Cayenne.
C'est l'ancienne maison du procureur de la République, bien connue des Guyanais. La bâtisse a refait parler d'elle en août dernier quand la justice a découvert qu'un jeune homme de 26 ans y louait illégalement des chambres à d'autres squatteurs moyennant 300 euros par mois. Sa superficie : 745 m2. Mise à prix : 305 000 euros.
2. Laparcelle AN94, dans lacité Rebard à Cayenne.
L'ancien BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) est squatté depuis plusieurs années par de nombreuses familles, colombiennes notamment. Aujourd'hui envahie par la végétation, elle est difficile d'accès mais reste occupée illégalement. Sa superficie : 1 742 m2. Mise à prix : 270 000 euros.
3. Laparcelle AH 427, au 95 avenue du général De-Gaulle à Cayenne.
Encore un bâtiment bien connu puisqu'il a longtemps hébergé la Drac (Direction régionale des affaires culturelles). Les panneaux en façade de cette jolie maison créole indiquent d'ailleurs toujours les activités qui y étaient jadis exercées. Sa superficie : 344 m2. Mise à prix : 543 000 euros.
4. Laparcelle AI72, à l'angle des79 rue du lieutenant Léon-Becker et 38 rue du gouverneur-général Félix-Éboué.
Le terrain est toujours occupé par la maison créole qui servait de local à l'UTG (Union des travailleurs guyanais). Sa superficie : 98 m2. Mise à prix : 155 000 euros.
5. Laparcelle AI145, route de Montravel, à Rémire-Montjoly.
Impossible d'avoir énormément d'informations sur ce bien, hormis sa superficie (829 m2) et son prix de vente : 17 5 000 euros.
6. Laparcelle AH288, impasse des Frères Lafrontière, à Rémire-Montjoly.
Là encore, on ne sait guère de choses sur ce bien d'une superficie de 4 086 m2. Mise à prix : 333 000 euros.
7. La parcelle AH168, au 72 avenue Léopold-Héder à Cayenne.
Sa superficie : 347 m2. Mise à prix : 163 000 euros.
8. Laparcelle AN24, avenue André-Aron à Cayenne.
L'ancien bâtiment de Météo France est lui aussi un squat bien connu de la ville capitale. Plusieurs familles y ont élu domicile. Sa superficie : 3 236 m2. Mise à prix : 540 000 euros.
La marche à suivre
Ces différents biens seront officiellement proposés à la vente par voie de presse, avec une parution dans notre quotidien. Y seront mentionnés la localisation des parcelles, leur superficie et leur mise à prix (lire plus haut), mais également le délai laissé aux potentiels acquéreurs pour se faire connaître auprès des études notariales mandatées par l'État pour procéder à ces ventes. Les intéressés seront contactés ultérieurement et conviés à participer à des visites communes. Suivront les ventes aux enchères, chronométrées. Les biens reviendront alors aux plus offrants.

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