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Cayenne

L’envol réussi du restaurant le Chéri

Jeudi 6 Juin 2019 - 03h40
L’envol réussi du restaurant le Chéri
Le Chéri, ouvert le soir du lundi au samedi, est le premier restaurant de Cayenne à proposer un service de voiturier. - Samir Mathieu

C’est the place to be à Cayenne. Le restaurant Le Chéri a ouvert ses portes en début d’année et emploie dix personnes. Son patron, Alain Eoche, a déjà un long parcours derrière lui, que ce soit à Paris ou à New York, où il occupait une place de choix à Harlem, et maintenant à Cayenne. Entretien avec un audacieux autodidacte...

Vous êtes un restaurant reconnu depuis des années, à Paris, puis à New York. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous installer à Cayenne ?

C’est un désir de qualité de vie. Je connais la Guyane depuis plus d’une dizaine d’années. J’ai eu la chance à Paris, quand je tenais pendant plus de vingt ans un restaurant dans le Marais, de rencontrer des Guyanais, qui sont devenus mes meilleurs amis. Quand j’ai pensé à quitter New York, où j’étais un peu fatigué de la vie américaine, j’ai choisi de me diriger vers un endroit où j’aurai une meilleure qualité de vie et immédiatement j’ai pensé à mes amis guyanais. Ils avaient quitté l’Hexagone pour revenir sur leur terre d’origine et je me suis dit : tiens, pourquoi est-ce que je ferais pas de la Guyane ma prochaine destination... Ça s’est fait très vite. Je suis venu dans un premier temps en fin d’année dernière faire un petit tour d’inspection pour voir si j’allais me décider. Ça été un coup de cœur en arrivant, l’accueil que j’ai reçu. Les amis, les amis des amis qui se sont proposés de m’aider, de m’emmener, qui me téléphonaient. J’ai trouvé ça très chaleureux. Et puis j’ai trouvé cet endroit, qui est l’ancienne auberge Faledam. Et quand je suis entré dans ce lieu qui est magique ! J’ai ressenti une atmosphère incroyable dans cet endroit. Et j’ai senti que j’allais trouver mon bonheur.

Un mot sur votre carrière... Vous êtes un chef d’expérience. Quelles sont les plus belles étapes de votre vie, entre New York et Paris ?

J’ai commencé dès le plus jeune âge avec ma mère. Je suis le dernier d’une famille de cinq enfants, avec des frères et des sœurs tous plus âgés que moi. Et donc j’ai passé mon enfance un peu, comme on dit, dans les jupons de ma maman. Elle devait s’occuper de moi et faire la cuisine pour toute la famille. J’étais bien souvent avec elle. Ma mère était une excellente cuisinière. Elle aimait et elle m’a transmis ce goût de la qualité. Pour moi, la cuisine ne se fait qu’avec des produits de qualité. Ce n’est pas possible de faire autrement. Il faut être généreux et il faut avoir envie de faire plaisir. Et donc, immédiatement, dès mes premiers jobs d’été, je me suis tourné vers ce métier.

Quel est votre cursus ?

Aucune études ni école de cuisine. J’ai ouvert mon premier restaurant j’avais 21 ans. J’étais passionné par la cuisine et aussi par le fait de recevoir. Ça aussi c’est quelque chose qui me vient de ma mère. Elle aimait recevoir et, lors de ces occasions, c’est moi qui dressait les couverts, décorait la table... J’ai appris comme ça.

Vous êtes un véritable autodidacte ?

Complètement, oui. Je me suis formé tout seul. De fil en aiguille, j’ai évolué. J’ai eu trois restaurants à Paris. À 21 ans, je suis parti un mois en vacances à New York et, depuis, j’avais dans un coin de ma tête ce rêve fou de m’installer là-bas. À 50 ans, je l’ai réalisé. Du jour au lendemain, j’ai tout plaqué à Paris avec mes deux valises, conquérir New York !

Et c’est à New York que vous avez créé le Chéri ?

Oui. À Paris, mon dernier restaurant s’appelait Le Réconfort. Et quand je suis à arrivé à New York, je me suis rendu compte que je ne voulais pas garder le même nom. Je me suis dit qu’il fallait un nom sympa, français, et qui indique la chaleur humaine, car c’est dans cet état d’esprit que je suis en plus de la nourriture. Donc j’ai choisi « Chéri » et en arrivant ici à Cayenne, j’ai gardé le nom car ça a du sens aussi.

Quelle est la recette de votre succès que ce soit à Paris, à New York et, désormais, à Cayenne ?

Je crois que la recette du succès dans un restaurant, c’est d’être authentique, d’être honnête, de donner le meilleur de soi et le meilleur produit. Je me plais à dire que j’ai eu, partout où je suis passé, une bonne réputation. Et parfois, on m’a pris pour un grand chef. Je ne crois pas que je sois un grand chef. Je camoufle peut-être mes manques à travers la qualité. C’est-à-dire, que je ne cuisine qu’avec des produits frais et de première qualité. Si c’est bon dans votre assiette, c’est que c’est déjà bon quand on l’achète.

Propos recueillis parSamir MATHIEU

Alain Eoche - DR
L’info en +

Le Chéri a succédé à l’auberge Faledam à Cayenne.

L’établissement emploi dix salariés.

Le Chéri était classé numéro 1 des restaurants d’Harlem à New York et avait intégré le top 10 des meilleurs restaurants français new-yorkais. Alain Eoche a eu le privilège d’avoir à sa table des stars comme Michele Obama ou encore Madonna.

Tous les produits sont frais et les plats faits maison. Même le ketchup est cuisiné par le chef restaurateur.

Alain Eoche - DR

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