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L’AFD se présente comme une béquille pour l’économie locale

Samir MATHIEU Mercredi 17 Juillet 2019 - 03h10
L’AFD se présente comme une béquille pour l’économie locale
Le directeur de l'AFD Laurent Fakhoury présente le bilan 2018 de la structure et les perspectives pour 2019 - Samir MATHIEU

L’Agence française de développement (AFD) vient en aide aux collectivités, association et établissements publics en finançant d’importants projets. Un rôle essentiel qu’elle assure depuis plus de soixante-dix ans en Guyane.

L’Agence française de développement (AFD) a dressé hier le bilan 2018 et affiche ses perspectives pour l’année 2019. L’établissement public est présent en Guyane depuis plus de soixante-dix ans. Il accompagne les acteurs guyanais des secteurs public, privé et associatif pour financer leurs projets d’investissement, avec une attention particulière aux domaines sociaux et environnementaux.

Cet organisme de financement s’adresse en particulier aux collectivités, aux établissements publics et associations d’intérêt public. L’AFD permet d’emprunter à des taux avantageux sur le marché pour des projets ambitieux ayant des intérêts publics pour le développement économique, écologique, industriel d’un territoire. En Guyane en 2018, elle a appuyé le financement de 13 projets pour 18 millions d’euros. Le chiffre est en baisse par rapport à 2017 (24 projets, 53 millions).

En 2018, l’AFD a accordé des prêts pour la construction et la réhabilitation d’écoles, ou pour la transition énergétique, à travers un prêt à Voltalia pour la mise en place de la centrale biomasse de 5,1 MW de Cacao, à Roura. Ce projet aura des retombées positives à plusieurs niveaux : réduction des émissions de gaz à effet de serre, amélioration de l’accès à l’électricité et valorisation des ressources locales.

Des projets concrets et du conseil

Mais 2018 a marqué un net recul des demandes de financement : 13 contre 24 en 2017. Selon Laurent Fakhoury, le directeur Guyane et Suriname de l’AFD, « l’importante disponibilité de ressources financières sous forme de subventions depuis le plan d’urgence de 2017 limite le recours à l’emprunt ».

Si l’AFD a perdu en terme de financement de projets, la structure a gagné en matière d’appui et de conseil auprès des collectivités territoriales, « grâce à des subventions allouées par le ministère des Outre-mer pour accompagner la structuration des projets d’investissement en amont et faciliter leur mise en œuvre », résume Laurent Fakhoury.

L’activité de conseil a servi notamment dans le plan de pilotage « Eau DOM », en appui aux acteurs publics locaux et dans l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour certains dossiers majeurs. En cela, l’AFD produit des connaissances dans plusieurs secteurs-clefs comme l’environnement et la coopération régionale avec le cofinancement de l’étude du programme de coopération Interreg Amazonie entre l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni et celui d’Albina (Suriname).

Le transport en commun en site propre

L’AFD n’a pas de limite pour les financement. En 2017, elle a financé pour 53 millions d’euros. Elle peut aller bien au-delà. « Nous ne sommes pas contraints en matière de financement. Nous pouvons allègrement dépasser les 100 voire 150 millions d’euros par an », assure Laurent Fakhoury. C’est aux collectivités d’en faire la demande, si elles ont des projets ambitieux et si elles ont la capacité de remboursement.

Depuis cette année, le mandat de l’AFD s’est élargi à la culture, au patrimoine et à l’audiovisuel. La Guyane pourra bénéficier d’appuis et de financements dans un domaine où les projets sont nombreux, en particulier pour l’audiovisuel et le cinéma.

« Des perspectives s’annoncent aussi sur des projets autour de l’énergie, de l’agriculture et des transports » s’enthousiasme déjà le directeur de l’AFD. Il en pensant au projet de transport en commun en site propre (TCSP) à Cayenne, Rémire-Montjoly et Matoury. Ce projet sera financé par l’Europe, la CTG et la commune. Reste qu’a mi-parcours, 2019 s’annonce encore plus morose que 2018 avec seulement deux projets financés par l’AFD à hauteur de 8 millions d’euros...

Samir MATHIEU

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