A ce moment du spot, Shabba, en débardeur vert jeune rouge, est venu se procurer un joint. Il le donnera ensuite à son ami (RL)
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Les jeunes de la cité Concorde (Matoury) ont réalisé un spot audiovisuel sur l'incompatibilité de la drogue et des études. Ils espèrent une diffusion grand public.
« Ca fait tout drôle de se voir à l'écran, mais ça fait aussi plaisir. » Geeve, figurante, est ravie de l'aboutissement du spot. Comme les autres acteurs, elle a pu assister à la grande première lundi. A ses côtés, élus et habitants de la cité Concorde, invités pour l'occasion, ont chaleureusement salué l'initiative. A l'origine, il s'agit d'un projet du DSU de Matoury.
Leur objectif : prévenir les comportements à risque chez les jeunes. « On est là pour valoriser le travail des jeunes dans les quartiers dits difficiles de la ville. On leur donne des cours de danse, on fait du sport, on organise tous types d'activités. Cette fois-ci, on a choisi de travailler sur l'outil audiovisuel parce que c'est ce qui marche le mieux pour engager la discussion avec eux et leur faire passer des messages. Il y a peu d'outils de prévention, mais la vidéo est l'un des meilleurs » , explique Pascale Delyon, chargée de mission santé-précarité à la Ville de Matoury. Une idée qui a vite fait son petit bonhomme de chemin auprès des jeunes.
« Cette histoire, c'est du vécu »
Ce spot, c'est l'histoire de deux copains de quartier. Ils sont tous les deux en période d'examens. L'un propose à l'autre du cannabis pour déstresser alors que lui-même n'en consomme pas. Au moment des résultats, Shabba qui était à « jeun » a réussi, alors que son ami à qui il a procuré le joint, a échoué. Message essentiel : « Examen ké kali, pa ka maché » .
« Cette histoire, c'est du vécu. On sait bien que ça se passe autour de nous. Mais ça ne mène à rien » , raconte Geeve. « Je suis heureuse de pouvoir faire passer le message » . Et les 14 autres protagonistes sont sûrement du même avis. Le scénario, c'est un travail en commun. Ils ont mis une semaine à l'élaborer ensemble.
Pour Pascale Delyon, « c'est assez rassurant de voir qu'on peut rassembler des jeunes autour d'un projet comme celui-là, aussi abouti. Il y a de quoi être plutôt fier. » Le DSU espère pouvoir projeter le spot en télévision et en faire un vrai outil de sensibilisation pour les écoles.
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