France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
médias

Jusqu’au 14 janvier pour sauver votre journal

Samedi 7 Décembre 2019 - 03h10
 Jusqu’au 14 janvier pour sauver votre journal
FA Guyane - s

Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a prononcé, jeudi, le renvoi du dossier dans cinq semaines. Il s’agit du délai « de la dernière chance » pour espérer réunir les fonds suffisants à un projet de reprise financé et viable.

Il faut bien l’avouer. Les perspectives de poursuite d’activité sont, aujourd’hui, suspendues à un fil. Le tribunal mixte de commerce a examiné, jeudi, l’avenir de France-Antilles. Force est de constater que les repreneurs ne se sont pas bousculés au portillon pour la pérennité du seul quotidien des Antilles-Guyane, qui édite aussi plusieurs magazines et suppléments (Créola, Vakans o Péyi, 97.1, Le Mag…) et comprend une radio (Nostalgie).

Il faut le dire aussi : investir, à l’heure du tout numérique, dans la presse écrite, est un pari risqué. Même si, pour beaucoup encore et, heureusement, un journal, c’est un pilier, du lien social et un garant d’un pan de démocratie. Alors, concrètement, quelles sont les cartes sur la table aujourd’hui pour pérenniser le journal et sauvegarder un maximum d’emplois sur les 240 salariés employés en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane ?

Deux offres globales

Deux offres de reprise globale de l’ensemble des titres et activités ont aujourd’hui été déposées : La première émane de la société Octopus Network, portée par Bruno Blandin, le patron du Medef Guadeloupe. Elle prétend reprendre 31 salariés sur les trois territoires. Le candidat avait jusqu’à lundi minuit pour améliorer son offre. Il ne l’a pas fait. Son offre n’est donc « pas recevable en l’état » par l’administrateur puisque les catégories sociales des 31 salariés repris n’ont pas été précisées et que les repreneurs avaient mis une clause suspensive sur des bâtiments en Guadeloupe qui n’a pas été levée, ces derniers ne faisant plus partie du patrimoine de FranceAntilles.

Reste le projet porté par AJR Participations, l’actionnaire actuel. Il prévoit, en Martinique, la parution d’une édition tri hebdomadaire imprimée en Guadeloupe, avec le licenciement de 126 salariés sur l’ensemble du groupe. Mais le financement du projet, évalué à 9 millions d’euros, n’est toujours pas bouclé malgré un tour de table avec des partenaires locaux, désireux de pérenniser un outil d’information, et une volonté de l’État de ne pas laisser de désert d’information sur des territoires de la République. Aussi, faute de projet de reprise, l’issue catastrophe à envisager, et qui n’est plus à écarter aujourd’hui, c’est la liquidation pure et simple de France-Antilles, 55 ans après sa création. La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane deviendraient ainsi les premiers départements ou territoires, sur le sol français sans un journal régional.

Le tribunal s’est donné jusqu’au 14 janvier pour permettre à l’un ou l’autre projet d’avancer. À noter aussi qu’une offre, venant d’un entrepreneur guyanais, Philippe Alcide dit Clauzel, concerne exclusivement France-Guyane.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
2 commentaires

Vos commentaires

Kikiwideguyane 09.12.2019

Une edition papier hebdomadaire devrait suffire pour nous informer

Répondre Signaler au modérateur
tronokar 07.12.2019
sauver le soldat FG

oui, il faut sauver FG, sinon il irait où Gérard Manvussa pour s'en prendre aux méchant colons et porter bien haut les couleurs des pauv'créoles ?

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
A la une
1 commentaire
1 commentaire